16 juillet 2004

C200

C200

Hello Moto! Mon nouveau bébé s'appelle Motorola C200, un bébé bleu qui tient dans la poche. Allons, examinons un autre cliché: "La Turquie est un pays pauvre, donc seuls les riches y ont accès au téléphone cellulaire." Il faut vraiment est de ne jamais avoir mis les pieds ici pour penser ainsi.
Je me suis longtemps demandé pourquoi les cellulaires sont aussi omniprésents ici, beaucoup plus qu'en Amérique du Nord. Ils s'accrochent à tous les barreaux de l'échelle sociale, les plus petits flottant à la surface (dans des mains où passe beaucoup d'argent), les plus gros descendant bien au-delà de ce qui au Québec constitue le seuil de la pauvreté. Pour dire les choses simplement, l'individu sans cellulaire est ici un individu qui ne mange probablement pas à sa faim.
Une telle affirmation est rarement à prendre au pied de la lettre, mais il est presque exact de dire que les boutiques spécialisées dans le domaine se retrouvent à tous les coins de rue. En allant chercher du pain ce matin, moins de cinq minutes de marche, j'en ai croisé trois. J'en ai visité cinq ou six au cours de mon magasinage cet après-midi, sans jamais m'éloigner à plus de quatre coins de rue de chez moi. Et je suis revenu avec mon petit C200.
Pourquoi cette cellulomanie? À vrai dire, je ne suis pas trop sûr. Je crois simplement que le prix d'un coup de téléphone à fil est de toutes façons déjà tellement élevé, en relation avec le coût de la vie en général, que c'est un des rares luxes que l'on s'offre, d'autant que le phénomène transforme lentement les téléphones publics en une race en voie de disparition. Mais les téléphones publics, désormais, je n'en ai rien à cirer, puisque j'ai mon petit bébé bleu. Hello MOTO!

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