31 décembre 2005

L'ambassadeur, de retour à son poste

Eh oui, je suis de retour. Je pourrais supposer que vous m’attendiez avec impatience, mais encore faudrait-il que je sache qui « vous » êtes. Je n’en ai aucune idée. Probablement un vague mélange de quelques amis auxquels je n’ai pas pu me retenir de parler de ceci (ce site et ses quelques essais, en soi sans importance, soyons sérieux), de quelques individus que Google a pointé vers moi alors qu’ils recherchaient une ambassade quelconque à Istanbul (eh bien... c’est pas moi! c’est pas moi!) et de quelques autres tombés ici en demandant un blogue au hasard et qui n’ont pas été effrayés par mon fait français.

J’ai commencé ce blogue à mon arrivée en Turquie, il y a un peu plus d’un an et demi. Je l’ai abandonné peu après mon arrivé en Turquie, il y a un peu moins d’un an et demi. Le manque de discipline n’est pas étranger à cet abandon, mais d’autres considérations ont joué, dont l’emmerdement de devoir visiter le café internet pour envoyer ce que j’avais écrit chez moi et le ton un peu trop journalistico-didactique qui limitait la spontanéité et donc le plaisir de la chose.

En d’autres termes, c’était bon pour toi, chérie? Parce que de mon côté, j’ai trouvé ça un peu quelconque...

La plupart de ces problèmes sont réglés, du moins je l’espère. J’ai appris à écrire avec discipline, j’ai décidé de choisir un ton un peu plus proche de celui sur lequel je prends mes notes d’écriture et, surtout, j’ai un gentil voisin qui me fournit un accès internet sans fil (et sans s’en apercevoir). L’ADSL explose en Turquie depuis environ un an, c’est une révolution, ça fait probablement de moi un révolutionnaire. Va falloir que j’arrête de me laver.

Anyways, pas de promesses précipitées, je ne fais que constater : J’ai le goût de recommencer un peu plus sérieusement, de repartir la chaudière de l’Ambassade, question de voir si le pays que je représente existe encore. Ou existera un jour, peu importe. Je m’y remets donc sans savoir à quelle fréquence j’écrirai, sans pouvoir dire combien de temps durera cette deuxième vie de l’Ambassade. Mais j’essaie quand même de prendre la chose au sérieux.

Aucun commentaire: