13 février 2006

Adsense et la richesse intérieure

J’ai installé les publicités AdSense de Google sur ce blogue il y a trois semaines parce que je voulais devenir riche.

HA!

Ok, je me doutais un peu que ça n’engrangerait pas à la pelle, m’enfin, je viens tout juste de calculer mes résultats cumulatifs. Nos amis à Google, qui ont tellement à coeur le bien-être du gouvernement chinois (en passant, comme disait l’autre, I’m no fuckin’ buddhist, mais ne perdez pas entièrement votre St-Valentin), m’interdisent de donner des chiffres exact, mais disons que si la tendance se maintient, je pourrai prendre une année sabbatique grâce à mes revenus de Adsense dans... 5 734 ans.

Mais je m’en fous, j’ai compris que la vraie richesse de Adsense ne se mesure pas en dollars. Non, c’est de richesse intérieure dont il s’agit, de connais-toi toi-même, de Socrate qui te regarde dans le blanc des yeux avec des algorithmes de recherche qui lui sortent par les oreilles. Vous connaissez le principe : les merveilleuses machines du gros G viennent lire ce que vous écrivez et TADAM! elles vous envoient des publicités pertinentes à votre insu. L’avantage du système, c’est que puisque les annonceurs sont indépendants de l’auteur du blogue, on ne sait jamais qui il ne faut pas insulter, et donc ça nous libère des contraintes que les gros contrats publicitaires pourraient imposer sur le contenu (évidemment, un tel problème resterait assez théorique dans mon cas, dans la mesure où il me reste quand même plus de cinq millénaires et demie pour remplacer les contrats perdus).

OK, je veux pas devenir emmerdant, mais lire des textes et essayer de comprendre ce qui se passait dans la tête de ceux qui les écrivaient (au moyen-âge), c’est ma job. Je suis un tout petit peu dubitatif quand on me dit que des ingénieurs peuvent faire faire ce même travail par leurs créations à ma place. Super méprisant envers les ingénieurs, donc (« si on compare leurs créations respectives, ils sont tellements inférieurs à mes parents...»), mais encore capable de m’amuser. À preuve :

J’ai voulu expliquer il y a deux semaines comment je suis devenu un vieux con. Problème grave, majeur et sérieux, mais je n’avais pas saisi que le conservatisme n’est pas la pire chose qui est sur le point de m’arriver. Non, de répondre AdSense, ce qui te guette est la décrépitude physique. Et mon petit coin publicité de me suggérer des produits miracles pour la perte des cheveux et pour l’épilation (remarquez, on couvre quand même toutes les possibilités : de tout pour tous, trop poilus ou pas assez).

Alors tout innocent, l’autre jour, je me mets à déblatérer à propos de la religion au Québec en disant bien tout le monde s’en fout qu’on insulte le christianisme. J’en profite pour glisser une expression que chacun utilise une fois dans sa vie: « un remake porno-sado-maso-gay-pédophile-nécrophile de la Passion de Jésus Christ ». Et vous savez quoi? Des publicités apparaissent comme par magie pour me parler des « Coeurs unis de Jésus et de Marie » et pour me dire que « Dieu vous aime ».

Je vous salue AdSense, mais pouvez-vous me dire si c’est normatif ou descriptif, comme commentaire?


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