20 octobre 2006

Comme un ver sur un hameçon


Je n'ai pas écouté Chère Bruyère, le dernier album de Leonard Cohen. Pas eu le courage, après l'immonde platitude de son avant-dernier, Ten New Songs. Comme si le bien-être que lui ont apporté cinq ans de bouddhisme à temps plein avait assassiné à grands coups de hache sa "famous golden touch".

Ben moi, j'ai la solution à son problème. D'ailleurs j'ai des solutions à tous les problèmes depuis qu'on m'a donné accès aux secrets mystiques de l'Orient. (Sauf pour toi, ma toute-belle, tu ne la retrouveras jamais, ta virginité. Hein, quoi? OH BOY!!!... Ok, j'avais mal compris. Mais je ne pense pas pouvoir régler ça non plus).


Anyways, la solution, le remède de cheval, c'est "Hayko Cepkin, 'Cohen ve Ben konseri', Balans, Beyoglu/Istanbul, 17 Ekim 2006". En un p'tit peu plus québécois, ça veut dire un Arménien stambouliote avec un accent turc à couper au couteau qui, dans le cadre d'un concert hommage à Leonard Cohen, nous gueule une version quasi death-metal de "Bird on the Wire" en se tortillant comme un ver qu'on aurait trempé dans l'acide avant de l'accrocher sur un hameçon. C'était un peu comme voir un accident de voiture au ralenti, un accident de voiture qui vous donne le goût de thrasher comme un malade. N'empêche que pendant trois secondes et quart, j'ai comme qui dirait flatliné.

Alors si par hasard, sur St-Laurent, vous voyez Le Poète qui fait son petit tour au parc, si jamais vous en avez le courage, si vous croyez qu'il est encore capable d'en prendre, alors passez-lui le message. Ça devrait être suffisant pour qu'il nous ponde un autre Songs of Love and Hate.

Et vive les drogues dures.


2 commentaires:

mathieu a dit...

leonard cohen cpas un crooner avec une grosse voix grave?
ou jme trompe de mec!

Votre Dévoué Ambassadeur a dit...

Grosse voix grave: effectivement, au moins sur ses derniers albums (vive les drogues dures, que je disais, et la cigarette aussi).
Crooner: Bon, c'est fort subjectif, mais je ne suis certainement pas le seul à le considérer comme un des plus grands poètes du 20e siècle. En tous cas pas mal plus proche de Jacques Brel que de Barry White;-)