<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225</id><updated>2011-11-27T18:59:43.007-05:00</updated><title type='text'>L'ambassade du Trépanistan</title><subtitle type='html'>Chronique exoscopique paraissant le vendredi</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>132</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-146048070151938887</id><published>2008-11-17T13:13:00.002-05:00</published><updated>2008-11-17T13:19:39.346-05:00</updated><title type='text'>Rubicon</title><content type='html'>J'ai traversé le Rubicon la semaine dernière. Littéralement. J'étais en visite chez une amie archéologue à Ravenne, sur la côte Adriatique de l'Italie --à quelques kilomètres au nord du Rubicon, qu'on traverse sans s'en rendre compte quand on est sur l'autoroute. Et que faire lorsqu'on visite une amie archéologue, sinon visiter des sites archéologiques?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des sites archéologiques, donc, une bonne demi-douzaines d'églises byzantines mais aussi les installation portuaires de Ravenne. Oh je connais votre petit air inquisiteur. Je sais que vous avez tapé "Ravenne, Italie" dans Google maps, et que vous vous frottez la moustache en savourant la satisfaction d'avoir compris avant tout le monde que je parle de la Marina di Ravenna parce que, eh, Ravenne, c'est quand même à dix kilomètres de la côte, ça fait un peu loin quand les p'tits bateaux qui vont sur l'eau n'ont pas de jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mwouin. Non. Non, je ne parle pas de la marina. Je parle bel et bien d'une ville qui, il y a un millénaire et demie, était un port de mer important, et qui est aujourd'hui à deux heures de marche de l'Adriatique.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Crighton est mort il y a deux semaines, et je suis sûr que vous avez pleuré beaucoup. Beaucoup, ou alors pas du tout, si vous êtes du type écologiste informé. Parce que les écologistes informés, ils savent que Michael Jurassic Park Crighton était un pourfendeur du réchauffement de la planète, et par conséquent une forme d'Antéchrist postmoderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crighton critiquait les Al Gore de ce monde, et pas nécessairement sur les bases les plus solides. Depuis ses sorties publiques à ce sujet, une bonne partie de ses conclusions (basées sur une recherche solide dans la littérature scientifique, mais aussi sur une analyse déficiente des données qu'il y a trouvées) se sont révélée inexactes. Évidemment, me direz-vous, parce que le réchauffement de la planète est indéniable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, d'accord, d'accord, mais Crighton n'a pas dit que des conneries sur le sujet. Dans son discours &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.michaelcrichton.net/speech-alienscauseglobalwarming.html" target="_blank"&gt;Aliens Cause Global Warming&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (à lire, vraiment, le titre n'est qu'une blague), il imagine ce que les habitants de New York en 1900 auraient pu imaginer comme étant le pire problème auquel serait confrontés les New-yorkais cent ans plus tard, en l'an 2000, après que la population de la ville ait plus que doublé. Et il suggère que pour une bonne partie de cette population à traction hippique, le pire problème à New York en 2000 serait de la quantité phénoménale de fumier de cheval produite par le transport de huit millions d'habitants. Comment régler l'imminent problème d'un raz-de-marée de merde chevaline?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, la question est aujourd'hui non-pertinente. Non pas parce que la population n'a pas doublé, ou parce que les New-yorkais ne se déplacent plus, ou parce que le fumier de cheval disparait magiquement. Non, la question n'est plus pertinente parce que les méthodes de transport on changé d'une façon que les New-yorkais de 1900 n'auraient pu prévoir, parce que la réponse demande de tenir compte de facteurs qui ne figurent pas dans la question, bref, parce que le monde est trop complexe pour la simplicité de la question posée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la même chose quand on parle de la montée du niveau de la mer, auquel on s'attend à cause du réchauffement de la planète. Est-ce qu'une montée d'un mètre signifie que tout ce qui est situé à une altitude de moins d'un mètre va être englouti? Absolument pas. Certaines zones côtières seront rongées par l'érosion même si la mer demeure au même niveau. D'autres zones, comme le port antique de Ravenne (et bien d'autres d'ailleurs), seront ensablées et gagneront du terrain sur la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mécanique devient encore plus complexe quand on essaie de calculer les effets d'un phénomène naturel sur une population humaine. Combien de mort peut faire un tremblement de terre de, disons, 7.5 sur l'échelle de Richter? De aucun à des dizaines de milliers, dépendant de facteurs aussi divers que la densité de population et les normes de construction résidentielles en vigueur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans presque toutes les conversations sur le réchauffement de la planète, dans toutes les évaluations de ses effets, on sous-entend un "toutes autres choses étant égales" qui demeure rarement discuté. Mais toutes choses ne sont pas égales. Si le climat était la seule variable avec une influence sur la production agricole --une des victimes les plus souvent invoquées des changements climatiques-- ce ne serait pas de l'agriculture. Ce serait de la cueillette de fruits sauvages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les humains, eh bien les humains s'adaptent. Pas que ce soit toujours facile, pas que ce soit toujours plaisant, pas qu'il n'y en ait jamais qui en souffrent ou qui en meurent. Mais ils construisent des maisons sur piloti dans les zones inondables, pas dans les Alpes. Toutes autres choses étant égales, le jour où votre ordinateur cessera de fonctionner, vous resterez assis exactement là où vous êtes actuellement, devant un ordinateur éteint. Mais toutes autres choses ne sont pas égales, et vous trouverez bien un moyen de vous bouger le derrière quand le besoin s'en fera sentir. Ça s'appelle la complexité du monde, et ça ne reçoit pas l'attention que ça devrait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Rubicon, aujourd'hui, n'est plus qu'un ruisseau. Oh biens sûr, vous pouvez toujours partir en campagne pour sauver ce qu'il en reste. Mais si vous voulez comprendre comment il en est arrivé à ce point, commencez tout de suite à étudier la géomorphologie, la dynamique de l'étalement urbain et l'histoire environnementale des deux mille dernières années. Et faites vite, le sort en est presque jeté...&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-146048070151938887?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/146048070151938887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=146048070151938887' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/146048070151938887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/146048070151938887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/11/rubicon.html' title='Rubicon'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3628229278353357822</id><published>2008-10-28T13:37:00.004-04:00</published><updated>2008-10-28T15:14:06.852-04:00</updated><title type='text'>Sans censurer la censure</title><content type='html'>Quand j'ai essayé de passer les grilles de l'Ambassade l'autre jour, ce ne sont pas pas mes gardes de sécurité habituels ("Nom d'utilisateur! Mot de passe! Bienvenue monsieur l'Ambassadeur!") qui m'ont accueilli. Non, c'est plutôt une barrière inattendue, le message suivant, en grosses lettres rouges: "Bu siteye erişim mahkeme kararıyla engellenmiştir", "L'accès à ce site est interdit par décision de tribunal". Deux ligne supplémentaires, l'une en turc et l'autre en anglais, ajoutent que l'accès au site a été suspendu conformément à la décision 2008/2761 de la 1ère cour criminelle de paix de Diyarbakir, République de Turquie. Et quand je parle de "ce site", c'est évidemment de Blogspot dont il est question, pas seulement de l'Ambassade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J'ai été un peu surpris, parce que, bon, soyons polis, mais il reste que le petit juge local de Diyarbakir (dans le Sud-Est de la Turquie, longtemps le centre chaud du séparatisme kurde et par le fait même de la lutte du gouvernement contre le séparatisme kurde), il a l'air d'en mener large, pour bloquer ainsi l'accès de tout le pays à un des sites les plus populaires des internettes. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   N'empêche que ce n'est pas tout à fait nouveau. Depuis quelques mois, les juges turcs semblent prendre un malin plaisir à interdire des sites webs à gauche et à droite. La victime la plus célèbre est Youtube (on travaille plus efficacement en Turquie depuis mai dernier), mais il y en a des dizaines d'autres --dont plusieurs (incluant "video.google.com") ont vu leur accès permis à nouveau. Les raisons de cette censure varient, incluant les habituels références à la pornographie et la prostitution juvénile, mais aussi aux insultes dirigées contre la mémoire d'Atatürk et des modes d'emploi un peu trop explicites pour les terroristes en herbe. À ma connaissance, il n'y a pas eu de cas où l'insulte à la religion musulmane ait été invoquée directement --désolé pour ceux qui aiment tout expliquer avec la phrase "ouin mais c'est un pays musulman". Dans le cas de Blogspot, il s'agissait d'une chaîne de télé par câble qui s'opposait à la rediffusion illégale de ses canaux à travers un blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je suis un farouche partisan de la liberté d'expression. C'est un des principes les plus essentiels pour mon travail et pour ce que je considère une société sinon en santé, du moins capable de se guérir se ses propres maux. Et ce dont je suis un farouche partisan, c'est du principe lui-même, pas de son application à tous ceux qui ont les mêmes opinions que moi. Ceux qui affirment que l'anorexie est un choix de vie raisonnable, ceux qui nient l'Holocauste, ceux qui crient sur tous les toits que l'Islam est par nature terroriste, ce sont des merdes humaines. Mais encore plus dangereux qu'une merde humaine est une merde humaine qui développe un complexe de persécution. Si leurs idées sont indéfendables, qu'on leur réponde avec des arguments, qu'on les ridiculise. La censure est la pire preuve de faiblesse intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Et pourtant, ceci n'est pas une dénonciation de la censure dont Blogspot (et moi-même, par extension) a été victime. Non, à ce juge de Diyarbakir, je dis simplement fais comme tu veux, fais comme chez vous, peut-être que la décision était la bonne. Peut-être est-ce la chose à faire dans un pays comme la Turquie --peu importe ce que l'expression "un pays comme la Turquie" puisse vouloir dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Depuis quelques mois, les choses chauffent par ici. &lt;a href="http://ovipot.blogspot.com/2008/08/en-ne-dissolvant-pas-lakp-la-cour.html" target="_blank"&gt;Les uns&lt;/a&gt; tentent de rendre illégal le parti au pouvoir. &lt;a href="http://ovipot.blogspot.com/2008/10/les-prochains-enjeux-de-laffaire.html" target="_blank"&gt;Les autres&lt;/a&gt; tentent de trainer en justice un groupe qui avait peut-être pour objectif un coup d'état --ou alors n'existait tout simplement pas. Le cours de la lira turque s'en ressent, et on a par moments l'impression que la situation pourrait se transformer en une crise politique aux conséquences graves. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Il y a &lt;a href="http://sansuresansur.org/" target="_blank"&gt;un mouvement&lt;/a&gt; qui s'organise contre la censure d'internet, en Turquie. Un mouvement par des Turcs, pour les Turcs. Et si jamais les choses tournent mal, si jamais les religieux ou les militaires ou les nationalistes ou les terroristes finissent par décider qu'un peu d'abus de pouvoir ou même de violence serait nécessaire, ces mêmes Turcs, ces citoyens de la République de Turquie, risquent d'en subir les pleines conséquences. Conséquences légales, conséquences physiques, ou alors quelque variation sur le thème de l'exil. Et moi, de mon côté, je serai de retour chez moi, et je cultiverai mes tomates sans trop me préoccuper de la merde que j'ai laissée derrière moi. Un peu comme les vaillants petits castors qui sont allé manifester pour le Tibet l'été dernier, et qui n'ont pas senti le besoin de partager les coups de matraques distribués sur les rues de Lhasa, à la suite des émeutes qu'ils ont encouragées. Le courage de prendre position n'a rien de courageux quand on laisse aux autres le soin de subir les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L'accès à Blogger vient tout juste d'être rétabli en Turquie. Et moi, c'est mon devoir de non-citoyen de me fermer la gueule, et de parler de la poutre plantée dans mon propre pays. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3628229278353357822?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3628229278353357822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3628229278353357822' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3628229278353357822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3628229278353357822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/10/sans-censurer-la-censure.html' title='Sans censurer la censure'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6320429776593349343</id><published>2008-10-11T12:26:00.004-04:00</published><updated>2008-10-11T12:38:01.500-04:00</updated><title type='text'>Programme IV: Parti Conservateur</title><content type='html'>Le &lt;a href="http://www.conservative.ca/media/20081007-Platform-f.pdf" target="_blank"&gt;programme du Parti Conservateur du Canada&lt;/a&gt; se présente comme modeste, et fait des efforts louables pour se prouver comme tel. C’est ainsi que parmi les promesses principales qu’on y fait se trouvent celle de lutter contre le fléau de la falsification des pompes à essence (p. 7), aider les millions d’aînés canadiens qui reçoivent des paiements de sécurité sociale du gouvernement des États-Unis (p. 10) et de promulguer une loi antipourriel (p. 6) qui, on s’en doute, aura un effet purificateur immédiat sur le comportement des hackers roumains. Et même quand on s’attaque à des problèmes plus sérieux, les promesses restent modestes. Ainsi, on promet de faire quelque chose à propos du manque de médecins et de personnel infirmier là où il en manque, en se gardant bien de mentionner quelque mesure concrète que ce soit (p. 34).&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cela ne veut pourtant pas dire que le programme est vide de contenu, mais plutôt que ce contenu apparait sous forme de sous-entendus. Ainsi, il ne faut pas chercher trop longtemps pour se rendre compte que l’affirmation selon laquelle « Les gens qui travaillent fort, qui paient leurs impôts et qui respectent les règles [et, serait-on tenté d’ajouter, qui vont à l’église] s’en sortent. » (p. 2), s’adresse précisément aux maudits BS qui ne devraient pas avoir le droit de se plaindre. De la même manière, si « Un gouvernement conservateur réélu fera plus pour renforcer la sécurité de notre système de justice », c’est bien entendu pour protéger le système de justice contre les abus des citoyens, et non les citoyens contre les abus du système de justice. Quand on annonce qu’un des objectifs du parti est d’ « Instaurer une fierté pour l’histoire et l’identité canadienne », on n’oublie certainement pas que le verbe « instaurer » ne s’applique que dans les cas où la chose en question n’existe pas auparavant. Et quand on affirme qu’un «gouvernement conservateur réélu dirigé par Stephen Harper présentera une législation pour tenter d'améliorer la représentation à la Chambre des communes en fonction de la population pour les provinces de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, tout en protégeant le nombre de sièges des autres provinces. » (p. 25)  c’est aux gens du Québec et des Maritimes qui ont échoué leurs cours de mathématiques qu’on s’adresse principalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette promesse de réduire le poids politique relatif du Québec, on aurait pourtant pu la laisser en-dehors de la version francophone du programme. Bien sûr, &lt;a href="http://www.conservative.ca/media/20081007-Platform-e.pdf" target="_blank"&gt;la version anglaise&lt;/a&gt; et la version française sont très similaires (les gens qui ont échoué leurs cours de langue seconde sont nombreux, mais pas assez pour assurer une majorité au Parti Conservateur), mais pas totalement identiques. Ainsi, on a remplacé deux photos, aux pages 14 et 19, et en voyant les pancartes arborant des slogans unilingues dans la version anglaise, on se demande pourquoi on n’a pas réussi à trouver de photos de partisans brandissant des slogans en français. Peut-être est-ce simplement parce que les &lt;strike&gt;adéquistes avec des coupes Longueuil&lt;/strike&gt; Conservateurs québécois fons sistematicman dé fôte d’hortografe s’ur lé pankart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et parlons-en des photos. Si Stéphane Dion se cache à l’avant-dernière page du programme de son parti, Harper apparait sur la majorité des pages du sien (23 fois en 44 pages). Un peu comme si le reste de son parti était une source constante d’embarras. Remarquez, les petits enfants blancs qui l’accompagnent dans le tiers de ses photos sont certainement moins dangereux, politiquement parlant, qu’une troupe de députés qui limite la plupart de ses interventions dans les médias nationaux à ce genre littéraire classique qu’est la présentation d’excuses pour des propos déplacés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et, comme tous les autres partis, celui des Conservateurs fait quelques promesses qui laissent perplexe. On promet ainsi d’ouvrir un bureau commercial en Mongolie (pays qui a un produit national brut correspondant à moins du tiers de celui du Dakota du Nord; p. 16), d’investir « 50 millions de dollars dans la capacité d'abattage partout au pays afin de soutenir l'industrie de l'élevage et l'industrie laitière, et les autres éleveurs » (en oubliant un peu vite que l’abattage d’une vache réduit sa production laitière d’environ 100%; p. 21) et on va « aider les jeunes qui risquent de tomber aux mains de gangs... », en les envoyant dans en prison, loin des autres criminels (p. 3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais, bon, quand même, à force de lire j’ai réussi à trouver une raison de voter pour les Conservateurs. À la page 37, on affirme qu’un « gouvernement conservateur réélu dirigé par Stephen Harper adoptera une législation permettant aux Canadiens touchés par le terrorisme de poursuivre les promoteurs d'organisations terroristes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Si ce n’est pas d’être « touché par le terrorisme » de voir le gouvernement du Canada se servir de Bin Laden pour m’imposer des procédures de sécurité interminables, totalement inutiles et franchement humiliantes à chaque fois que je passe par un aéroport, je me demande bien ce que c’est. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’appelle mon avocat tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programmes-dition-fdrale.html"&gt;Programmes, édition fédérale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html"&gt;Programme I: NPD&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-ii-parti-libral-du-canada.html"&gt;Programme II: Parti Libéral du Canada&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iii-bloc-qubcois.html"&gt;Programme III: Bloc Québécois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6320429776593349343?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6320429776593349343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6320429776593349343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6320429776593349343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6320429776593349343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iv-parti-conservateur.html' title='Programme IV: Parti Conservateur'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3928520266416670894</id><published>2008-10-09T14:56:00.004-04:00</published><updated>2008-10-11T12:35:36.661-04:00</updated><title type='text'>Programme III: Bloc Québécois</title><content type='html'>Imaginez-vous dans une occasion mondaine, un cocktail, une réunion des Bisons des Prairies, bref, le genre d'occasion où vous êtes obligés d'être poli envers tous et chacun. Et imaginez que quelqu'un s'approche de vous, et vous tienne à peu près ce langage:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Le 23 novembre 2005, le Bloc Québécois avait demandé une motion unanime pour le projet de loi C-301 visant la pleine rétroactivité : l’acceptation de cette motion aurait permis d’accélérer l’adoption de la loi. Il aurait permis d’annuler les restrictions concernant les versements mensuels rétroactifs des suppléments de revenu et des prestations, permettant ainsi un paiement rétroactif complet. Tous les députés présents à la Chambre des communes avaient voté pour la motion, sauf que la motion n’a pas été adoptée puisqu’une députée libérale a indiqué au président de la Chambre qu’elle ne voulait plus voter pour le projet. Aujourd’hui, les conservateurs peuvent bien rejeter sur les libéraux la responsabilité de cette injustice, mais ils n’ont pas non plus la décence de la réparer. »&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue à la page 160-1 de la &lt;a href="http://www.presentpourlequebec.org/dossiers/Enjeux/" target="_blank"&gt;Plateforme électorale du Bloc Québécois&lt;/a&gt;. Et ne cherchez pas mieux ailleurs, ça reste aussi assommant tout au long des 232 pages du programme.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ouaip, le Programme du Bloc Québécois est un de ces &lt;i&gt;casse-couilles&lt;/i&gt; qui vous expliquent qu'il est responsable de tout ce qui va bien, qu'il n'a rien à voir avec tout ce qui va mal, et que quand certains résultats sont mitigés sans être mauvais, il est possible de prendre le crédit pour la partie flatteuse de la phrase, en mettant le désastre qui commence après la virgule sur le compte des méchants Conservateurs. Le Bloc, en fait, se perd tellement dans les détails que le seul pays pour lequel il semble avoir quelque chose comme un plan d’ensemble cohérent n’est ni le Québec, ni le Canada mais bien l’Afghanistan (pp. 210-4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bloc se présente d’abord timidement comme un parti rassembleur puisque, « [p]our les Québécois, fédéralistes comme souverainistes, c’est le Québec d’abord.  » (p. 6) Puis il passe les deux cent vingt-cinq pages suivantes à soupirer que « la nation québécoise pourra difficilement maîtriser le développement du Québec tant que ce dernier sera une province canadienne et que le Canada tiendra dans ses mains plusieurs de nos leviers essentiels de développement » (p. 15). Et quand il affirme qu’il « a un rôle majeur à jouer pour faire avancer la cause souverainiste » (p. 23), disons que les fédéralistes doivent se demander s’ils filent vraiment pour être rassemblés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et même quand on parle de défense de valeurs québécoises qui font soi-disant consensus au Québec (« valeurs québécoises » que bien des disciples de Mario ne semblent pas partager, d’ailleurs), la défense qu’en fait le Bloc va parfois trop loin et justifie certains choix douteux, comme exemple quand il se vante de faire la promotion de « l’utilisation sécuritaire de l’amiante » (p. 11). On se permet aussi des interprétations pour le moins originales de l’histoire. Par exemple, lorsqu’on affirme que le Parlement du Bas-Canada, rassemblé pour la première fois en 1792, est « l’un des plus anciens parlements du monde » et que cela donne au Québec une quelconque autorité morale en matière de démocratie (p. 16) on oublie que des « parlements » (peut-être pas tous démocratiques au sens libéral, mais parlements quand même) étaient nombreux en Europe médiévale, et du reste que le Haut-Canada avait lui aussi une assemblée législative élue à la même époque. De la même manière, cette petite perle : « Le Canada est un pays souverain, et lorsque la Chambre des communes est unanime, tout est dit. Pourquoi en serait-il autrement pour le peuple québécois ? » (p. 19) La réponse, évidemment, est simple : Parce que le peuple du Québec lui-même s’est prononcé à deux reprises par référendum pour que ce ne soit pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans certains cas, toutefois, la subjectivité du Bloc québécois fait un peu peur. Quand on affirme que la Cour suprême du Canada, « dont tous les juges sont nommés par Ottawa, n’a pas l’impartialité requise pour trancher un litige entre Québec et Ottawa » (p. 30), on attaque directement la légitimité de l’institution responsable de faire du Canada un État de droit. Et si on rajoute un peu plus tard que « le Bloc Québécois a conçu une stratégie qui intègre les moyens dont dispose le gouvernement fédéral. Un plan qui pourrait être exécuté pleinement, dès demain, dans un Québec souverain » (p. 81), l’assiettée de mauvaise foi qu’on m’a offerte pour que je me compromette en faveur des fédéralistes exhale un fumet qui rappelle les beaux jours de la crainte arriérée de Monsieur Lévesque et de ses amis les terroristes unilatéraux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oh, et enfonçons le clou : comme le &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html"&gt;NPD&lt;/a&gt;, le Bloc affirme que «la ministre a éliminé le mot ‘égalité’ des objectifs du Programme de promotion de la femme», il suffit d’aller voir le &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.swc-cfc.gc.ca/funding/wp/wpguide_f.html" target="_blank"&gt;Programme de promotion de la femme, Lignes directrices en matière de financement pour 2008-2009&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; pour découvrir que le terme « égalité » tient une place centrale à la fois dans l’énoncé du mandat du Programme et dans la description des critères de financement par celui-ci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais en fin de compte, avec le Bloc Québécois, tout se résume à l’histoire de la paille et de la poutre. Et quand il affirme que « les politiques culturelles du gouvernement fédéral ont souvent pour utilité de promouvoir l’identité, la fierté et l’unité canadiennes » et que le « soutien de l’État à la culture doit pourtant être libre de tout objectif politique » (p. 54), faut-il vraiment s’étonner que ce passage suive immédiatement une page entière d’arguments résumés, quelques lignes plus loin, par la promesse que le « Bloc Québécois déposera son projet de loi sur la reconnaissance d’un cinéma national québécois »? Une poutre, euh, je veux dire, un projet de loi tout ce qu’il ya de plus apolitique, bien sûr…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programmes-dition-fdrale.html"&gt;Programmes, édition fédérale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html"&gt;Programme I: NPD&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-ii-parti-libral-du-canada.html"&gt;Programme II: Parti Libéral du Canada&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iv-parti-conservateur.html"&gt;Programme IV: Parti Conservateur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3928520266416670894?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3928520266416670894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3928520266416670894' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3928520266416670894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3928520266416670894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iii-bloc-qubcois.html' title='Programme III: Bloc Québécois'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2336631998038762799</id><published>2008-10-02T05:44:00.005-04:00</published><updated>2008-10-11T12:33:33.109-04:00</updated><title type='text'>Programme II: Parti Libéral du Canada</title><content type='html'>On parle parfois de la performance d'un parti ou d'un gouvernement en terme scolaires, se demandant s'ils méritent ou non la note de passage. Mais, monsieur le professeur, est-ce que vous enlevez des points pour les fautes? &lt;a href="http://www.liberal.ca/pdf/platform/2008lp_action_plan_f.pdf" target="_blank"&gt;Le programme du Parti Libéral du Canada&lt;/a&gt;, dans le cadre de son Tournant vert, espère que non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Est-ce que c’est normal d’avoir un paragraphe qui finit par une virgule, dès la troisième page de son programme? Un autre par un virgule-point (« ,. », p. 53)? Des lignes qui commencent par des points-virgules (pp. 43, 52 et 69)? Un paragraphe qui commence par un guillemet fermant (p. 49)? Autrement, on parle de « grands parents » sans trait d’union (sans doute des parents de sept pieds, p. 72), on nous assure que le vérificateur général « sveillera » (p. 7), on répète un paragraphe de huit lignes, mot pour mot, deux fois sur la même page (p. 38) et on se permet de donner le nom de « Stephen harper » sans majuscule pour le nom de famille (p. 4). On m’a toujours dit qu’il n’y avait rien de plus mortel qu’une faute de frappe dans une demande d’emploi. Peut-être la règle est-elle différente quand l’emploi qu’on demande, c’est celui de premier ministre du Canada.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; M’enfin, on les comprend, les libéraux. De un, les fautes de frappe, ça détourne l’attention de la personnalité de leur chef. D’ailleurs, la photo de Stéphane Dion ne fait son apparition qu’à la page 82 (sur 86), bien après la présentation de membres beaucoup plus populaires de son parti tels que l’ours polaire (p. 39), le bébé joufflu (p. 46) et le monsieur tout excité d’être sur le point de subir une coloscopie (p. 42).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et de deux, ils doivent se concentrer sur leur Tournant vert, la réponse universelle qu’ils ont trouvée à tous les problèmes, du niveau des impôts sur le revenu au financement des universités. Et les Libéraux (tout comme, si vous voulez mon avis, la plupart des écologistes amateurs) semblent considérer que les thèmes écologiques justifient tous les glissements de logique, toutes les petites faussetés qui peuvent être utile à leur argument. On affirme, par exemple que « Actuellement, les sources d'énergie renouvelables représentent moins de 5 % de l'électricité produite au Canada. » (p. 30). Bien sûr, on peut reprocher certains effets polluants à l’hydro-électricité, qui constitue environ 60% de l’électricité produite au Canada. Mais la qualifier de non-renouvelable, vraiment? Est-ce que le Parti Libéral du Canada prévoit qu'y mouillera pus pantoute pantoute, pour remplir les réservoirs?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On propose de créer des options de financement pour « l’édification de réseaux de distribution d’énergie propre ». Puisqu’il n’est certainement pas ici question de combustible fossiles, parlerait-on de fils qui savent faire la différence entre l’électricité qui vient des éoliennes et celles des centrales à charbon? De la même manière, à la page 17 on précise que quand on parle des investissements dans les infrastructures des régions éloignées prévues dans le Tournant vert, il « ne s’agit pas seulement de routes et de ponts ». Autrement dit, ce plan ‘écologique’ ne consiste ‘pas seulement à promouvoir la pollution’. Impressionnant. Et pour les fins observateurs, dites-moi, qu’évoque pour vous cette photo d’une femme (ingénieure, suppose-t-on), qui tient un plan de construction devant quelques éoliennes, à la page 11? Si les éoliennes sont déjà construites, on peut en conclure qu’elle a d’autres projets. Et ses projets de construction (sur ce qui semble être une terre agricole), ne peuvent que limiter l’efficacité desdites éoliennes. Ouaip, pas besoin de substance cohérente quand la teinte générale tire sur le vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J’ai été tellement ébahi par la performance environnementale du Parti Libéral que j’en ai été incapable de comprendre le tableau de la page 15, à propos des investissements dans les infrastructures. Remarquez, l’incohérence ne vient peut-être pas de mon côté : Un des items dans la colonne de gauche (« Programmes d’infrastructures ») est « 25 milliards de $ par province par an ». Les éléments correspondants à ce dernier dans les deux colonnes de droite (respectivement « Infrastructure [milliards de $], Somme totale après 4 ans » et « Infrastructure [milliard de $], Somme totale après 10 ans ») sont de... 1,3 et 3,3. Depuis quand est-ce que 25 milliards fois dix provinces fois quatre ans égale 1,3 milliard?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ébahi, aussi, par les solutions proposées à la violence faite aux femmes :&lt;br /&gt;« Pour lutter contre [la violence faite aux femmes] et mettre fin à l’acceptation sociale de ceux qui incitent à la haine contre les femmes, un gouvernement libéral commencera par amender le Code criminel de façon à inclure le sexe de la personne dans les dispositions concernant l’incitation à la haine. » (p. 51)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Remarquez qu’on ne parle pas de crime haineux, on parle d’incitation à la haine. Parce que, c’est bien connu, la paix règnerait sur les foyers si seulement on interdisait ces publicités, pourtant si appréciées, qui font la promotion de la violence conjugal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et pour finir, cette petite perle, qui donne une bonne idée de la perspective historique du parti : &lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« La dernière fois que le Canada a dû relever un défi de [l’ampleur des changements climatiques], c’était lors de la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, tous les pans de la société canadienne, pouvoirs publics, travailleurs, entreprises et citoyens ordinaires, ont répondu à l’appel et se sont mobilisés d’un bout à l’autre du pays pour faire front. » (p. 27)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors dites-moi, si vous vous souvenez de la crise de la conscription, est-ce que ce passage signifie qu’on ne considère pas le Québec comme faisant partie de « tous les pans de la société canadienne »?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette série:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programmes-dition-fdrale.html"&gt;Programmes, édition fédérale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html"&gt;Programme I: NPD&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iii-bloc-qubcois.html"&gt;Programme III: Bloc Québécois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iv-parti-conservateur.html"&gt;Programme IV: Parti Conservateur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2336631998038762799?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2336631998038762799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2336631998038762799' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2336631998038762799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2336631998038762799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-ii-parti-libral-du-canada.html' title='Programme II: Parti Libéral du Canada'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5131693892668547691</id><published>2008-09-26T10:03:00.007-04:00</published><updated>2008-10-11T12:33:57.530-04:00</updated><title type='text'>Programme I: NPD</title><content type='html'>Vous voulez télécharger le programme du NPD? La réponse est non. Non, c'est impossible. Ou alors fichtrement pas pratique, puisqu'&lt;a href="http://www.npd.ca/workingfamiliesfirst" target="_blank"&gt;il est offert en format html&lt;/a&gt; (et sur un fond jaune-orange Réno-Dépot), mais pas .pdf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin, quand je dis pas pratique, je parle évidemment de ceux qui veulent en garder une copie pour consultation ultérieure. Parce que pour le parti lui-même, ça permet non seulement de changer les choses en douce quand bon leur semble, mais aussi de recycler des arguments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que leur bizarre structure leur permet d'affirmer que les réductions offertes par Harper aux grandes entreprises ont &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6730" target="_blank"&gt;rendu l'éducation inaccessible&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6740" target="_blank"&gt;favorisé le réchauffement de la planète&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6732" target="_blank"&gt;empêché la sauvegarde d'emplois en foresterie&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6733" target="_blank"&gt;encouragé la crise dans le secteur manufacturier&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6737" target="_blank"&gt;rendu la vie quotidienne incertaine et inabordable&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;multiplié les escroqueries manigancées par les grandes entreprises contre les consommateurs&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;rendu les téléphones cellulaires inabordables&lt;/a&gt;, et que l'absence des députés libéraux de Stéphane Dion lors de votes-clés est simultanément responsable de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6739" target="_blank"&gt;la pollution&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6740" target="_blank"&gt;l'abandon des objectifs de Kyoto&lt;/a&gt;, du &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6736" target="_blank"&gt;piètre état de santé des Canadiens&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6732" target="_blank"&gt;la perte d'emplois chez les travailleurs forestiers&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6738" target="_blank"&gt;la destruction de la famille et des espoirs des immigrants&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6733" target="_blank"&gt;la crise dans le secteur manufacturier&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6737" target="_blank"&gt;la pauvreté au Canada&lt;/a&gt;, des &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;profits des grandes entreprises&lt;/a&gt;, du &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;coût de la vie au Canada&lt;/a&gt;, du &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;niveau de vie abysmal des Amérindiens&lt;/a&gt;, du &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6794" target="_blank"&gt;fait que votre vote ne compte pas&lt;/a&gt; et du &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6750" target="_blank"&gt;manque de places en garderie&lt;/a&gt; --comme s'il s'agissait d'autant de faits indépendants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, pour le NPD les profits excessifs constituent une circonstance aggravante qui mène à un lyrisme un peu déstabilisant. Ainsi, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6815" target="_blank"&gt;on attribue&lt;/a&gt; une partie des profits des banques au "désespoir des pays pauvres" et &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6750" target="_blank"&gt;on affirme&lt;/a&gt; que Jack Layton a &lt;blockquote&gt;"déposé un projet de loi visant à interdire les publicités abusives ciblant les enfants de moins de 13 ans. En général, il s’agit de publicités faisant la promotion de produits alimentaires malsains dont les profits sont massifs."&lt;/blockquote&gt; (comme si un organisme sans but lucratif aurait le droit moral d'annoncer des "biscuits qui font grandir" assaisonnés au DDT).&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost" target="_blank"&gt;&lt;br /&gt;Le NPD défend la gratuité, même dans les domaines les moins usités, comme en témoigne &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6806" target="_blank"&gt;ce passage&lt;/a&gt;: &lt;blockquote&gt;"Lorsqu’il a conclu un accord de libre-échange avec la Colombie, [Harper] a négocié une clause qui permet à des entreprises reliées aux paramilitaires de payer une simple amende chaque fois qu’ils tuent un syndicaliste."&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le programme du NPD a été rédigé en anglais, et la chose devient rapidement claire à la lecture. C'est peut-être, au moins en partie, parce que la traduction semble elle aussi avoir été confiée à la gent anglophone qu'on y retrouve quelques formulations bizarres. &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6730" target="_blank"&gt;On affirme&lt;/a&gt; par exemple que Stephen Harper &lt;blockquote&gt;"a renié sa promesse électorale visant à protéger le financement de l’éducation postsecondaire en l’allouant par le biais d’un Transfert à l’éducation du Canada, tout comme c’est le cas pour les soins de santé."&lt;/blockquote&gt; (faut vraiment avoir été victime des coupures en éducation pour y comprendre quelque chose), &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6819" target="_blank"&gt;que&lt;/a&gt; "seulement 11 pour cent des députées conservatrices soient des femmes" (la plupart des députées conservatrices seraient donc transsexuelles --surprenant que la dénonciation vienne du NPD). &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6738" target="_blank"&gt;On dit&lt;/a&gt; aussi que &lt;blockquote&gt;"Au lieu de s’occuper de l’arriéré du système d’immigration du Canada, il a fait adopter une loi qui donne au ministre de l’Immigration des pouvoirs arbitraires pour faire avancer des gens dans la liste d’attente de 900 000 personnes, &lt;i&gt;ou encore de les éliminer&lt;/i&gt;."&lt;/blockquote&gt;(une dénonciation de génocide que le NPD lui-même a mis en italique) et &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6730" target="_blank"&gt;que&lt;/a&gt; "un tiers des emplois disponibles exigeront bientôt un apprentissage ou une formation collégiale", sous-entendant le caractère mutuellement exclusif de l'apprentissage et de la formation collégiale (remarquez, c'est peut-être pas faux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certains cas, toutefois, on peut supposer une manipulation volontaire de la langue, comme quand &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6739" target="_blank"&gt;on rappelle&lt;/a&gt; que le NPD a « déposé une motion interdisant l’usage des pesticides à des fins cosmétiques », ce qui, à moins qu'ils essaient d'interdire les rouges à lèvres aux BPC, correspond à une référence aux herbicides à pelouse qui se veut juste assez obscure pour éviter de se mettre à dos le segment électoral pas tout à fait marginal que représentent les propriétaires de pelouses de banlieue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme n'est pas non plus d'une logique imparable. Par exemple, il &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6739" target="_blank"&gt;dénonce&lt;/a&gt; les cibles des Conservateurs en matière d'émission de carbone comme irréalistes, avant (quelques paragraphes plus bas) de se vanter d'en proposer des plus contraignantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, l'information manque, comme quand &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6788" target="_blank"&gt;on affirme&lt;/a&gt; que «[a]lors que Dion siégeait au cabinet, les libéraux ont imposé un plafond de 2 pour cent aux dépenses consacrées aux services essentiels » pour les autochtones, il est impossible de déterminer à quoi correspond ce deux pour cent (bien qu'on puisse supposer qu'il corresponde à cinquante pour cent de quatre pour cent, et à cent pour cent de deux pour cent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, quand &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6792" target="_blank"&gt;on rajoute&lt;/a&gt; que Jack Layton « a demandé la mise en place de règles obligatoires en matière d’efficacité énergétique pour aider les conducteurs à consommer moins d’essence», rappelons-nous qu'il faut toujours se méfier d'un gouvernement qui pense que les verbes "aider" et "obliger" sont de parfaits synonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus sérieusement, certaines affirmation du programme sont carrément hors de cette catégorie de faits qu'on appelle "réalité", comme quand &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6819" target="_blank"&gt;on affirme&lt;/a&gt; que le gouvernement Harper "a même retiré le mot « égalité » du mandat de l’agence fédérale qui se penche sur les questions ayant trait aux femmes", alors que &lt;a href="http://www.swc-cfc.gc.ca/index_f.html" target="_blank"&gt;la page d’accueil de Condition Féminine Canada&lt;/a&gt; affirme que « Son travail vise à faire progresser l'égalité pour les femmes et à éliminer les obstacles à la participation des femmes à la société, en mettant un accent particulier sur l'accroissement de leur sécurité économique et l'élimination de la violence à leur endroit. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, toute &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6736" target="_blank"&gt;sa section sur la santé&lt;/a&gt; parle sans arrêt d'un hypothétique système de santé public canadien unique, mentionnant au plus les provinces comme partenaires du fédéral, alors que la santé est clairement et sans ambiguité de juridiction provinciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, &lt;a href="http://www.npd.ca/page/6733" target="_blank"&gt;la défense que le NPD promet au secteur manufacturier&lt;/a&gt; (qui "devrait être le fer de lance d’un avenir prospère et viable") laisse songeur. Bien sûr, on peut chercher les votes des travailleurs d'usine. Mais quand on affirme que "[d]epuis 2002, plus d’un quart de million d’emplois dans le secteur manufacturier ont disparu ou ont été délocalisés outre-mer en raison d’ententes commerciales inéquitables", on admet une vision au mieux simpliste du jeu de la concurrence internationale. En voulant concentrer l'économie sur "la shoppe", on suggère aussi un plan économique qui fait un peu peur, un plan basé sur une logique (la rentabilité n'est pas un facteur pertinent dans le choix des secteurs économiques à développer) qui, poussée à sa limite, pourrait bien valoir des subventions à quelque projet de plantation de canne à sucre dans le sud de l'Ontario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dites, puisque je suis un gros amateur de sous-entendus de mauvaise foi, je peux vous poser une question? Quelqu'un à déjà joué à "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Professor_Layton_and_the_Last_Time_Travel" target="_blank"&gt;Professor Layton and the Last Time Travel&lt;/a&gt;"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programmes-dition-fdrale.html"&gt;Programmes, édition fédérale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-ii-parti-libral-du-canada.html"&gt;Programme II: Parti Libéral du Canada&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iii-bloc-qubcois.html"&gt;Programme III: Bloc Québécois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iv-parti-conservateur.html"&gt;Programme IV: Parti Conservateur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5131693892668547691?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5131693892668547691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5131693892668547691' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5131693892668547691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5131693892668547691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html' title='Programme I: NPD'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5485419060671731676</id><published>2008-09-25T13:44:00.006-04:00</published><updated>2008-10-11T12:34:35.628-04:00</updated><title type='text'>Programmes, édition fédérale</title><content type='html'>Lors des dernières élections provinciales, j'ai offert à une population en délire ce qu'elle attendait depuis des années, sans jamais vraiment connaître la source véritable de ce vide intérieur qu'elle ressentait: &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programmes.html"&gt;Une critique textuelle des programmes politiques des différents partis&lt;/a&gt;. La réponse a été foudroyante, m'amenant une grosse quinzaine de lecteurs supplémentaires (qui sont repartis dès la campagne électorale terminée) et faisant de moi un des principaux coupables dans le raz-de-marée adéquiste qui a ravagé les piscines de banlieue québécoise. J'ai peut-être aussi grossi au niveau de l'égo, mais vous savez, quand le sort du monde est entre vos mains, c'est le genre de chose qui arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je n'ai pas eu ma leçon, mesdames mesdemoiselles messieurs. Je ne suis pas repentant. Pire, je soupçonne que le sporadiquement honorable premier ministre Harper ("regardez-moi dans les yeux") est en route pour une victoire qui nous mènera directement à la ruine morale, à la catastrophe économique et à la destruction physique (et à la déchéance psychique aussi, mais vous ne savez pas encore pourquoi, je ne veux pas créer trop d'attentes). Alors puisque tout fout le camp, puisque la fin du monde est proche, je reprends les rênes de ma carriole diabolique et &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Et puisque les innocents ont toujours tort, ma première victime sera le NPD de Jean Letton -euh- Jack Layton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette série:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programme-i-npd.html"&gt;Programme I: NPD&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-ii-parti-libral-du-canada.html"&gt;Programme II: Parti Libéral du Canada&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iii-bloc-qubcois.html"&gt;Programme III: Bloc Québécois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2008/10/programme-iv-parti-conservateur.html"&gt;Programme IV: Parti Conservateur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Programmes V: Parti Vert (annulé --ha ha, je suis un porc antidémocratique! vous voulez aussi que je parle de André Arthur? Lui au moins a fait élire un député!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5485419060671731676?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5485419060671731676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5485419060671731676' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5485419060671731676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5485419060671731676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/09/programmes-dition-fdrale.html' title='Programmes, édition fédérale'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8685329050130164020</id><published>2008-09-20T10:37:00.001-04:00</published><updated>2008-09-20T10:39:52.862-04:00</updated><title type='text'>Raconter des histoires</title><content type='html'>Trois petites histoires, pour me remettre en forme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La première se passe dans une classe universitaire, une classe où se donne un cours d'histoire de l'Islam. Pendant que le prof parle, un étudiant se lève (juste au moment où vous entrez, en retard comme d'habitude) et se met à l'engueuler comme du poisson pourri. Vous connaissez cet étudiant, enfin, vous savez qui il est, c'est un Pakistanais barbu, du genre religieux, qui étudie en génie électrique. Et vous n'avez pas besoin d'écouter sa tirade plus d'une minute ou deux pour comprendre que le prof s'est montré un peu trop historien, et pas assez théologien à son goût. "Non", affirme-t-il, "il est strictement impossible que ce compagnon du Prophète de l'Islam ait agi par opportunisme politique, puisque la Tradition ne laisse aucun doute sur sa perfection spirituelle."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La deuxième histoire est un peu plus abstraite. Elle parle d'une légère baisse dans le taux de chômage dans une région dont on taira le nom, grâce à une progression des offres d'emploi du secteur manufacturier. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; La troisième, enfin, c'est celle d'un homme qui a bien dormi la nuit dernière, qui respire bien pour la première fois depuis six mois parce que, pour la première fois depuis six mois, il pourra répondre aux appels des représentants de sa carte de crédit qui le harcèlent: "Oui, je peux rembourser. Oui, j'ai un emploi maintenant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La première de ces trois histoire est la hantise des gens qui, comme moi, sont à la recherche d'un emploi qui leur demandera d'enseigner l'histoire d'une religion qui n'est pas la leur. Et, pour parler franchement, les universités reconnues pour leurs programmes de génie sont les plus redoutées parmi les historiens de l'Islam. Plusieurs chercheurs ont noté que le terroriste islamiste typique, loin d'être analphabète, a plutôt tendance à être diplômé en génie, et à n'avoir que très peu d'éducation religieuse formelle (mis à part des heures passées auprès d'un maître autodidacte). La même hargne, la même conviction d'être dépositaire de la Vérité, la même perspective binaire sur le monde (ou bien la machine marche, ou elle ne marche pas; ou bien une théologie offre la Vérité, ou bien elle est un mensonge), dans une version un peu moins meurtrière: Voilà une des principales sources de stress chez les profs d'histoire du Monde musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et si ce ne sont pas les Musulmans, ce seront les Chrétiens intégristes ou les athées fondamentalistes (à qui l'envie prend parfois d'arracher les tripes à quiconque refuse de présenter le Coran comme une invention humaine mensongère), bref, une ribambelle d'individus qui "savent", qui "savent" bien mieux que ce prof vulgairement historien. Mais je pense avoir trouvé ma bouée de sauvetage --et elle ne me demandera même pas de malhonnêteté intellectuelle. Oui, l'adaptation va être difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Regardez mes deux dernières petites histoires, deux histoires qui n'en sont en fait qu'une seule. Et pourtant, on ne comprend pas grand' chose de la santé de l'économie d'une région entière quand on la réduit aux états d'âmes d'un chômeur endetté. Et pourtant, la valeur morale de la dignité d'un être humain ne peut jamais être réduite à une colonne de chiffres .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le fait est que la perspective historique et la perspective religieuse peuvent coexister, dans la mesure où on n'essaie pas de réduire l'une à l'autre. Et je sais ce que je vais dire à mes étudiants avant de leur parler des débuts de l'Islam, qu'ils soient Musulmans, Chrétiens ou athées: Votre foi est tout simplement trop importante pour dépendre de la méthode historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne mentirai même pas, à part peut-être à ceux pour qui la méthode historique est une religion Mais ceux-là, ce sont des hérétiques. Et ils méritent toutes les persécutions auxquelles ont peut les soumettre.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8685329050130164020?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8685329050130164020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8685329050130164020' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8685329050130164020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8685329050130164020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/09/raconter-des-histoires.html' title='Raconter des histoires'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2489578885217395715</id><published>2008-05-29T18:10:00.002-04:00</published><updated>2008-05-29T18:15:52.612-04:00</updated><title type='text'>Antoine</title><content type='html'>Je sors de mon mutisme pour vous raconter une petite histoire, une histoire qui ne finit pas comme elle aurait dû. Ça se passe il y a une quinzaine d'années, dans une polyvalente laide comme il y en a des dizaines au Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans ma polyvalente laide, comme dans toutes les polyvalentes laides, il y a des méchants et des gentils. Il y a aussi des compétents et des incompétents. Antoine était le capitaine de la deuxième équipe. Dans le civil, c'est lui qui nous donnait les cours dits d'éducation choix de carrière. Je doute qu'il y soit encore, il était déjà au bord de la retraite à l'époque. Remarquez l'intensité avec laquelle je ne déplore pas cet état de fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un jour, après la classe, je me suis approché d'Antoine pour lui poser une question à propos du showbiz. "Antoine, tsé, là, les spécialistes de toutes sortes de pays qui sont invités aux nouvelles 'à tévé pour répondre à des questions quand y se passe quelque chose dans ces pays-là, là, ben c'est comment qui faut faire pour en devenir un?". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une retranscription de la scène ne suggèrerait pas beaucoup plus qu'une réponse factuelle. "Ils ont des doctorats en science politique." Mais le ton, oh! le ton... le ton sur lequel il m'a offert sa réponse était un uppercut pour assommer ma deuxième question avant même qu'elle n'arrive. Le ton qu'il a employé, en somme, me disait d'écraser, de revenir à la réalité, bref, ils ont des doctorats et toi ti-gars t'en aura pas, et rêve pas trop à la Ligue Nationale de Hockey non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je me souviens d'une chronique où Foglia parlait de ces ados talentueux qui sont devenus des adultes quelconques faute d'avoir reçu, pour reprendre son expression, le "coup de pied au cul qui les aurait mis en orbite." C'est à tout ce potentiel laissé en friche que je dédie la conclusion de ma petite histoire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans une semaine exactement j'obtiendrai un doctorat de l'université Harvard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mange un char de marde, Antoine.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2489578885217395715?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2489578885217395715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2489578885217395715' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2489578885217395715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2489578885217395715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/05/antoine.html' title='Antoine'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-9188981389982419476</id><published>2008-01-11T20:24:00.000-05:00</published><updated>2008-01-11T20:25:30.321-05:00</updated><title type='text'>Pause</title><content type='html'>Je pèse sur le piton 'Pause'. Dernier semestre avant de soumettre votre thèse de doctorat, vous en feriez autant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou ferez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou avez fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Félicitations, docteur, et à plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-9188981389982419476?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/9188981389982419476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=9188981389982419476' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/9188981389982419476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/9188981389982419476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2008/01/pause.html' title='Pause'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-120623611382986184</id><published>2007-12-21T19:49:00.000-05:00</published><updated>2007-12-21T20:06:22.724-05:00</updated><title type='text'>La fin du monde est au Bas St-Laurent</title><content type='html'>Platon a vécu il y a vingt-quatre siècles dans ce qui est aujourd'hui la république grecque. Ibn Rushd (mieux connu par ici sous le nom d'Averroès) a vécu au 12e siècle dans ce qui est aujourd'hui l'Espagne. En vertu de l'endroit où ils sont nés, tous deux seraient aujourd'hui citoyens européens mais l'un est présenté comme un des fondateurs de la civilisation occidentale alors que l'autre est considéré comme un étranger. Pourtant, il est impossible d'établir une définition de l'Europe qui exclurait Averroès et inclurait Platon. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; L'argument, présenté dans un article dont j'oublie le titre et l'auteure (mais vous devriez le lire, c'était très très bon), visait à montrer à quel point la définition de l'Europe utilisée pour refuser l'entrée de la Turquie dans l'UE est artificielle. Mais à mon avis il démontre aussi quelque chose qu'on ne nous enseigne pas à l'école: La discontinuité historique entre l'antiquité et la Renaissance, le fait que ces deux moments historiques se soient produits dans deux civilisations différentes. Aristote n'est pas plus européen que moyen-oriental. Socrate côtoyait des marins venus d'Égypte et d'Asie Mineure, mais n'aurait jamais accepté de définir sa propre civilisation comme incluant les territoires qui sont aujourd'hui l'Angleterre et la Scandinavie (terres de barbares!). La Renaissance n'a pas été la renaissance d'une civilisation antique, mais bien la naissance d'une nouvelle civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enfin vu &lt;i&gt;L'âge des ténèbres&lt;/i&gt; l'autre jour. Je pourrais en faire une critique détaillée, mais je ne réussirais qu'à reproduire l'essentiel du film, à savoir une longue litanie de chialage qui gagnerait à faire plus court. C'est d'autant plus décevant que l'attention et l'intelligence que Denys Arcand consacre à l'Histoire m'a toujours impressionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la trilogie d'Arcand tombe totalement dans le panneau ethnocentrique qui réclame la propriété occidentale de l'antiquité gréco-romaine comme un PDG réclame des indemnités de départ. Et, bâti sur de telles bases erronées, le film ne peut que se conclure sur une solution tout aussi erronée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;L'âge des ténèbres&lt;/i&gt;, le personnage de Marc Labrèche est accablé par la déshumanisation d'une société bureaucratique et les obsessions mégalomano-matérialistes qui nourrissent la superformance de sa femme (meilleure agente immobilière, "catégorie deuxième couronne" au Canada). Il finit par trouver une forme d'équilibre dans la simplicité volontaire et le rejet des fantasmes que lui imposent les médias. En clair, il débarque au Bas St-Laurent et se met à peler des pommes pour une dame qui pourrait être une propriétaire d'auberge ou la gourou d'une secte. Le message est clair: C'est la règle de saint Benoît qui va nous sauver, c'est dans les monastères que la civilisation sera préservée à travers l'âge des ténèbres qui s'amorce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c'est que si nous -l'Occident contemporain- disparaissons, nous ne renaîtrons jamais. Si un âge des ténèbres s'installe sur notre civilisation, ceux qui en seront les premiers artisans seront ceux qui se seront retirés du monde (à l'image du personnage de Marc Labrèche) plutôt que de tenter d'aller chercher une renaissance en s'abreuvant à des sources culturelles différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, joyeux noël en direct du Bas St-Laurent, où je pèle des pommes en attendant la fin du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-120623611382986184?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/120623611382986184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=120623611382986184' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/120623611382986184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/120623611382986184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/12/la-fin-du-monde-est-au-bas-st-laurent.html' title='La fin du monde est au Bas St-Laurent'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-4063971451646889008</id><published>2007-12-14T19:00:00.000-05:00</published><updated>2007-12-14T19:29:54.080-05:00</updated><title type='text'>Bye bye les Maos</title><content type='html'>Un matin d'hiver du milieu des années '90, je suis monté avec quelques dizaines de mes collègues cégépiens dans un autobus, direction Québec. Nous allions manifester contre une quelconque hausse de frais de scolarité, et pour l'occasion j'avais pris soin d'apporter une copie du &lt;i&gt;Petit Livre Rouge&lt;/i&gt; de Mao Tse Toung (leader chinois comparé, selon la légende, dans un travail de session de l'université locale à un autre grand leader chinois au destin surprenamment parallèle, Mao Zédong, m'enfin, c'est une autre histoire). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais un peu embêté: J'allais devoir brandir ledit &lt;i&gt;Petit Livre Rouge&lt;/i&gt; en cachant une partie de la couverture, le bout où était apposée l'étiquette de la bibliothèque. Vous voyez à quel point le capitalisme pervertit: J'avais honte de ne pas posséder ma propre copie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu à dissimuler la cote Dewey du Grand Timonnier aux yeux de quelque matraque à la solde du Capitalisme puisque nous ne sommes jamais arrivés à Québec. Quelque part sur la 20, une tempête s'est levée et, bon, vous savez, les assurances, l'inconfort de rester pris dans un banc de neige, le prix d'une remorqueuse assez solide pour dépêtrer un autocar de luxe, valait mieux ne pas prendre de risque. Merde à la révolution, nous somme revenus chez nous tranquilos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est un concours de circonstances qui a permis à l'esprit des années '60 de m'assaillir par tous les côtés depuis une semaine ou deux. Vu &lt;a href="http://www.imnotthere-movie.com/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;I'm Not There&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, un film vraiment extraordinaire (et accessible même si votre éducation Dylanesque se résume, comme la mienne, à être réveillé tous les dimanche matins de votre adolescence par le paternel qui se tape &lt;i&gt;Blonde on Blonde&lt;/i&gt; dans le tapis sur le stéréo familial). Tombé par hasard sur l'album &lt;a href="http://www.younggodrecords.com/product.asp?P_ID=32" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Rejoicing in the Hands&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Devandra Banhart (qui réussit le premier enregistrement d'odeur en format mp3, en l'occurrence l'odeur du patchouli). Vu &lt;a href="http://www.communethemovie.com/" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;Commune&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, un documentaire sur une, euh, expérience sociale (tout nu tout nu tout nu, pas de bas) dans le nord de la Californie duquel je retiens de profondes leçons de vie (par exemple: vivre entouré de chèvres est fichtrement plus cool que vivre entouré d'étudiants au doctorat en histoire). Et je mentirais si j'affirmais ne pas être jaloux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jaloux de la chance que la génération de mes parents a eu de se sentir sur le bord d'un changement historique assez fondamental pour régler tout les problèmes sociaux, une révolution dont il bénéficieraient particulièrement puisqu'ils y auraient participé. La chance de devenir sinon des héros, du moins des gens enfin libérés de, bah, à peu près tout ce qu'il était possible de dénigrer dans la société où ils avaient grandi, de l'autorité, du fardeau d'avoir à travailler, des vieilles règles de comportement sexuel et de la musique de Tino Rossi (ces deux derniers éléments étant d'ailleurs plus directement liés qu'on le croit --l'horreur, l'indicible horreur). Jaloux de ceux qui ont pu aller faire la bamboula sur psychotropes pendant un an ou deux et revenir comme si de rien n'était, gracieuseté d'un programme ministériel quelconque, à temps pour prendre l'ascenseur vers le haut de l'échelle salariale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, bon, si vous insistez vraiment pour une petite dose de mauvaise foi, je peux toujours ajouter que jaloux, je ne devrais peut-être pas l'être. L'époque qui nous entoure demande un peu plus de jugeotte que celle du RIN. Finie la belle ligne droite qui séparait les bons des méchants, un côté menant vers des lendemains qui chantent, l'autre côté vers les réactionnaires dont l'existence expliquait à elle seule pourquoi lesdits lendemains n'étaient pas encore arrivés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous avons bien sûr droit à un sale tas de problèmes mais surtout (et c'est là le charme pervers de notre époque) à aucune solution toute faite. L'armée américaine essaie de dissuader le président d'aller en guerre. L'ADQ a réinventé le nationalisme de droite au Québec. La machine capitaliste qui avale tout le monde sur son passage est un pays qui se réclame des enseignements communistes de Mao Tsé Toung et de Mao Zédong (mais permet encore la diffusion du &lt;i&gt;Petit livre rouge&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.chine-informations.com/fichiers/petit-livre-rouge.pdf" target="_blank"&gt;en pdf&lt;/a&gt; pour gratos). C'est une époque, autrement dit, qui impose de penser et qui nous permet d'exprimer des opinions originales sans se faire accuser d'être un maudit-réactionnaire-qui-écoute-du-Tino Rossi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, soyons honnêtes, c'est aussi une époque qui permet de passer son après-midi sur le Nintendo quand la tempête empêche l'autobus de se rendre à la manifestation.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-4063971451646889008?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/4063971451646889008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=4063971451646889008' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4063971451646889008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4063971451646889008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/12/bye-bye-les-maos.html' title='Bye bye les Maos'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5026815807149986570</id><published>2007-12-07T14:17:00.000-05:00</published><updated>2007-12-07T14:26:31.827-05:00</updated><title type='text'>Bing bang, Yale dans vos oreilles en deux coups de cuiller à pot</title><content type='html'>Les historiens, c'est comme des chiens de Pavlov, quand ça voit un phénomène historique bing bang ça te crache une explication en deux coups de cuiller à pot. Et si jamais un rival dans la profession a déjà donné la même explication, pas de problème, bing bang ils te prouvent le contraire en moins de temps que ça prend pour rédiger une thèse de doctorat (bon, d'accord, ça prend un peu de temps mais le résultat reste le même). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Exemple de phénomène historique analysable: Le monde, y connaissent rien. Ou, en termes plus académiques, le taux de pénétration de connaissances de niveau universitaire dans la population en général a toujours été relativement limité. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Phénomène historique bonus: Bev Oda est une exception, dans la mesure où &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2007/12/03/004-Sondage-Afghan-Oda.shtml" target="_blank"&gt;elle peut mesurer le taux satisfaction des Afghans par rapport aux services de l'armée canadienne mieux qu'on sondage d'opinion effectué auprès des Afghans en question&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je suis historien, je suis comme un chien de Pavlov, quand je vois un phénomène historique bing bang je vous crache une explication en deux coups de cuiller à pot. Je reviendrai à la question bonus, mais pour ce qui est du monde qui ne connaissent rien, la réponse est facile: ceux qui n'ont pas beaucoup de connaissances universitaires, ce sont ceux qui n'ont pas de formation universitaire. Et plusieurs raisons peuvent empêcher l'accès à une formation universitaire, la plus importante étant probablement la pression financière de trois années ou plus à payer des frais de scolarité plutôt que de recevoir salaire. Pour le fils d'un patron, c'est les vacances, pour la fille du restaurant c'est les sueurs pis les clients.  A vla di da di, vla di di dlom...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (OK, petite parenthèse ici pour vous avouer la vérité (pour faire changement): Je suis un converti. J'étais naguère un fan fini des produits Macintosh, je faisais partie du club Apple de ma région avant qu'Internet n'y arrive et, plus généralement, j'étais convaincu d'être supérieur au reste de l'humanité. Un jour, un truc terrible m'est arrivé (genre, je me suis tanné d'être pris pour un imbécile), je me suis converti au Côté Obscur et j'ai renié mon passé (sauf la conviction d'être supérieur au reste de l'humanité, subitement renforcée). Et comme tout bon converti, je suis devenu un opposant radical de mon ancienne foi. Fin de la parenthèse, qui n'apparaît ici que pour expliquer pourquoi je méprise iTunes.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Or donc je méprise iTunes, mais il existe "iTunes U". iTunes U, c'est une série de cours universitaires (et pas n'importe quoi: Stanford, MIT, Yale, bref le gratin) offerts sous forme de balladodiffusions audio ou vidéo. Ouaip, l'accès direct au contenu des cours, comme si vous y assistiez en personne. Et le nombre de cours offerts en ballado augmente de façon exponentielle à chaque semestre. La seule attrape, c'est qu'il faut installer le logiciel iTunes sur son ordinateur. Mais autrement, tout est gratuit. Tout est gratuit quand on a le diable de son côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et nous voilà de retour dans les Temps Anciens --dans ce que les Temps Anciens avaient de plus noble, quand l'éducation se faisait en public et que se joignaient au groupe des étudiant qui voulait. Ouaip, il est maintenant possible de prendre des cours à Berkeley pour gratos, ce qui demeure relativement pas cher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et si jamais ça ne fait pas augmenter de façon tout aussi exponentielle le taux de pénétration des connaissances de niveau universitaire dans la population en général, foi de chien de Pavlov, on trouvera bien une explication alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*     *     *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et pour la question bonus, c'est tout aussi facile à expliquer. Il y a deux possibilités: Ou bien Bev Oda est &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/11/la-vrit-sort-de-la-bouche-de-jos-binne.html" target="_blank"&gt;une Jos Binne qui a présenté un mémoire à la Commission Bouchard-Taylor&lt;/a&gt;, ou bien les gnomes sont dotés de perception extra-sensorielle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez bien que je le mérite, mon doctorat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5026815807149986570?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5026815807149986570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5026815807149986570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5026815807149986570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5026815807149986570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/12/bing-bang-yale-dans-vos-oreilles-en.html' title='Bing bang, Yale dans vos oreilles en deux coups de cuiller à pot'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3465092651007779275</id><published>2007-11-30T19:35:00.001-05:00</published><updated>2007-11-30T20:26:22.952-05:00</updated><title type='text'>La passion de l'administration</title><content type='html'>"J'ai la passion de l'administration"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; OK, je vous vois sourire. Et si vous ne souriez pas, vous devriez. "J'ai la passion de l'administration", c'est le genre de chose qu'on affirme pour se convaincre soi-même plutôt que son interlocuteur, le genre de tentative désespérée de se faire accroire que l'argent n'était pas le seul facteur qui vous a amené jusqu'au M.B.A. Vous vous souvenez de &lt;a href="http://www.teteslibres.com/lesailesdemoncoeurlourd/2006/12/20/ca-rien-de-moins-que-lhumiliation-totale/" target="_blank"&gt;cette campagne publicitaire&lt;/a&gt; qui essayait de nous convaincre que c'est vachement cool d'être comptable agréé? Ouais, "la passion". Et c'est précisément le même genre de passion qui va bientôt être la seule qu'il me reste pour la politique québécoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout a commencé avec une observation de génie. Le génie, c'est Chantal Hébert, analyste politique qui prouve qu'il peut parfois être légitime, voire même naturel d'admirer une analyste politique. Son observation peut sembler banale, mais elle a cette qualité qu'on trouve chez les esprits les plus brillants, l'aptitude à formuler précisément une impression que bien des gens avaient déjà sans pouvoir mettre le doigt dessus: La politique québécoise est de moins en moins alignée sur l'axe souverainiste-fédéraliste, et de plus en plus sur l'axe gauche-droite. Observation toute simple, simple constat de réorganisation du débat, mais une réorganisation qui m'arrache le cœur.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; OK, vous avez été sages, vous méritez un cube ou deux d'autobiographie; n'allez pas dire que je ne vous gâte pas: J'ai grandi dans un antre de séparatisses. Mes parents sont d'anciens membres du RIN, des gens qui crachaient allègrement sur les beautés de la bourgeoisie Westmountoise et les fleurons de l'Empire Britannique, des activistes avides d'enlever Nos Rocheuses à leurs enfants. Y'en a même qui disent que certains de leurs amis ont été arrêtés pour sympathies terroristes au cours de cette vague de justice qu'a été la loi martiale d'octobre 1970. Et moi, bon, c'est psychologique, j'ai comme qui dirait poussé du même bord, affirmant mes immorales couleurs en devenant membre du Parti Québécois à 17 ans. Séparatissssssssssss. L'horreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Or donc en grandissant dans un contexte comme celui-là, la politique a toujours été pour moi le théâtre dans lequel allait vivre ou mourir un projet, un objectif, celui d'enfin pouvoir dire que mon pays est le Québec et rien d'autre. La politique était un chemin vers la souveraineté, d'abord et avant tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ça, c'est quand on va quelque part. Mais la réorganisation dont je parlait plus tôt, elle tasse le projet vers la marge, pour laisser la place à deux tendances, la gauche (pauvre multi-récidiviste, tu n'es qu'une victime qui demande de l'aide) et la droite (laissez crever les BS, ça leur apprendra). Le projet (qui peut être réalisé ou non) disparaît au profit de la tendance (qui peut être réalisé plus ou moins), l'utopie au profit de l'administration. C'est un point à l'horizon qui s'évanouit, un point où s'animaient toutes sortes de fantasmes de monde meilleur (qu'ils aient été réalistes ou non), un objectif pour lequel il était particulièrement agréable de s'enflammer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais, bon, il est temps de sombrer dans le réalisme. Avis à tous les amateurs de politique québécoise: c'est l'heure de développer votre passion de l'administration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En passant, amateurs d'égalité des sexes, devenez des super héros vous aussi. Allez faire un tour sur &lt;a href="http://www.lesindispensables.ca" target="_blank"&gt;le site de recrutement des Comptables Agréées du Québec&lt;/a&gt; et, quand vous entendez la musique groovy vous chatouiller les oreilles, visitez la section "Avez vous ce qu'il faut?" (4e bouton). On vous y posera des questions sur votre relation avec la tonte de pelouse et les jeux vidéos si vous êtes un petit garçon, ou le gardiennage d'enfants si vous êtes une petite fille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous êtes asexuels, "mesurez-vous à leur [troisième] quiz". En donnant les réponses qui vous définissent comme quelqu'un de paresseux, affligé de crétinisme et foncièrement malhonnête, on vous invitera quand même à joindre le monde des affaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah, tant qu'on a la passion...&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3465092651007779275?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3465092651007779275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3465092651007779275' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3465092651007779275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3465092651007779275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/11/la-passion-de-ladministration.html' title='La passion de l&apos;administration'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2996472641993788373</id><published>2007-11-23T21:11:00.000-05:00</published><updated>2007-11-28T10:24:00.886-05:00</updated><title type='text'>J'ai le droit à mon opinion, c'est ben correct</title><content type='html'>S'il y a un peu de salive qui coule le long de mon menton, c'est que je me suis payé Loft Story trois fois dans la dernière semaine. Mes trois premières fois. Dites ce que vous voulez, moi je pense que j'ai vu l'avenir de la télévision d'information: Pas besoin d'improviser des nouvelles à propos d'événements qui peuvent se produire à n'importe quel moment, à deux milles de la station ou dans un village au bout d'un rang, ou alors ne pas se produire. Avec Loft Story, tout se passe dans le studio, tout arrive quand on veut qu'il arrive, et on utilise les mêmes technologies, les mêmes techniques, voire même le même personnel pour produire cette émission que n'importe quelle autre émission d'information. Si vous croyez en l'évolution, la bête que je vois est une forme de vie mieux adaptée à son milieu que Le Téléjournal. C'est mon opinion.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Si vous croyez en l'évolution, vous devez voir dans le réseau TQS un organisme qui évolue pour être mieux adapté à son environnement. Tout comme les premiers êtres multicellulaires étaient à la fois une combinaison d'êtres unicellulaires et une étape ultérieure dans l'évolution par rapport à ceux-ci, les compagnies médiatiques sont à la fois un regroupement d'individus mais aussi une forme d'organisation de la vie d'une complexité supérieure à celle des individus. Toi tu penses ce que tu penses, moi je pense ce que je pense, pas obligé d'être d'accord avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'avantage évolutif, on peut l'obtenir en étant mieux adaptés à son milieu, ou alors en étant plus efficace à adapter son milieu à soi-même. Le castor qui a le plus de chances de survie est celui qui est le plus efficace à construire un barrage. De la même manière, la compagnie médiatique qui survivra et réussira le mieux est celle qui fera de la plus grande partie de la population son audience. Je suis comme ça, moi, je dis les choses comme elles sont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En fait, si &lt;strike&gt;Québécor&lt;/strike&gt; TQS réussissait à faire passer une loi qui imposerait à chaque Québécois le choix entre écouter Loft Story ou servir en Afghanistan, ce serait une preuve de sa capacité adaptative, une preuve que la théorie de l'évolution est une théorie qui se tient. Non non, moi je dis la vérité comme je la vois, je suis de même, essaye pas de me changer.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2996472641993788373?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2996472641993788373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2996472641993788373' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2996472641993788373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2996472641993788373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/11/jai-le-droit-mon-opinion-cest-ben.html' title='J&apos;ai le droit à mon opinion, c&apos;est ben correct'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-4421789861717230116</id><published>2007-11-16T20:08:00.000-05:00</published><updated>2007-11-16T20:18:20.769-05:00</updated><title type='text'>Dis merci, le jeune</title><content type='html'>Or donc il y a une bande de petits gauchistes barbus qui manifestent à l'UQAM pour empêcher les frais de scolarité d'augmenter. OK, "bande de petits gauchistes barbus", vous vous dites que le &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/01/comment-je-suis-devenu-un-vieux-con.html" target="_blank"&gt;vieux con&lt;/a&gt; que je suis devenu va se mettre à cracher sur notre belle jeunesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Eh ben non. Moi je suis pour ça, la jeunesse --c'est pas parce que j'ai perdu la mienne dans un recoin poussiéreux de bibliothèque que ça me donne une raison d'être contre. Pire encore, je suis plutôt sympathique à leurs revendications. En fait, leurs problèmes viennent de la même source que les miens: C'est le même sous-financement du système universitaire qui pousse à une augmentation des frais de scolarité et qui me pousse à rester aux États-Unis parce qu'il n'y a pas de job pour moi au Québec (je suis une fuite de cerveau, et ça coule plutôt vers la droite). Tant qu'il n'y a pas de ressources à partager, on demeure victimes du même bourreau. Après, j'espère bien que les autorités universitaires mettront leurs priorités à la bonne place pour que je ramasse le motton.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Sauf que moi, vous me connaissez, j'aime pas vraiment ça être d'accord avec les gens --même temporairement. Et heureusement j'ai réussi à trouver quelque chose qui me chicote dans le discours des étudiants de l'UQAM. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Flashback de deux générations. Deux de mes grands-parents grandissent dans un milieu rural, familles immenses, obligés de quitter l'école avant le secondaire pour des raisons économiques. Rien de très original pour l'époque, seulement la tragédie personnelle et résignée de deux personnes brillantes, travaillantes, qui seraient allées jusqu'à l'université avec enthousiasme et grand succès si seulement le système dans lequel elles sont nées avait rendu la chose possible. Mais non, va travailler à l'atelier, aide ta mère à tenir maison, sinon c'est la famille en entier qui va s'écraser sous son propre poids. Petites tragédies comme il y en a eu des millions d'autres au Québec, donc, et comme il y en a des milliards d'autres ailleurs dans le monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fast-forward de soixante-dix ans. Le Québec est devenu l'endroit en Amérique du Nord où l'éducation universitaire est la plus abordable. Une université comme McGill, aux États-Unis, imposerait des frais de scolarité de 20,000$ par an. Ici, c'est dix fois moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je ne crois pas qu'on doive nécessairement prendre le système universitaire américain en exemple, même s'il est le meilleur au monde en termes de niveau académique. N'empêche. Il faut quand même constater la chance extraordinaire que nous avons, le cadeau exceptionnel que la société québécoise s'est donné à elle-même. Et c'est justement là que j'ai ma petite irritation. Oui la hausse proposée des frais de scolarité va rendre encore plus difficile la vie de gens que leurs études universitaires mettent déjà dans une situation financière précaire. Mais ces mêmes personnes, ailleurs dans le monde ou dans la génération de mes grands-parents, n'auraient jamais même osé imaginer avoir accès à une formation universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce dont je parle ici, c'est un sens de la responsabilité. Le simple respect pour ceux qui n'ont pas notre chance. Le Québec devrait être, de très loin, la société la plus scolarisée en Amérique du Nord. Les étudiants des universités québécoises devraient avoir la gratitude tatouée sur le front et travailler comme des malades pour profiter du cadeau que leur fait le système. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais un cadeau, c'est un cadeau. Ça vaut toujours moins cher quand on nous l'a donné. Ce qui m'enrage, en fait, c'est que la qualité du travail des étudiants québécois augmenterait probablement si on augmentait les frais de scolarité. À 20,000$ par année, ça deviendrait beaucoup plus difficile de se dire que bah, tsé, là là si je passe pas ce cours-là, ben j'vas en prendre un autre, faut pas capoter, là là, chus juste pas super motivé, c'est pas de ma faute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; OK, lumière verte, vous pouvez maintenant commencer à me traiter de fasciste. Mais j'ai rien contre les revendications des petits gauchistes barbus. J'aimerais seulement qu'une espèce d'impression de gratitude les motive aussi radicalement que la grève pendant le reste de l'année scolaire.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-4421789861717230116?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/4421789861717230116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=4421789861717230116' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4421789861717230116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4421789861717230116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/11/dis-merci-le-jeune.html' title='Dis merci, le jeune'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8934193417978732088</id><published>2007-11-09T17:33:00.000-05:00</published><updated>2007-11-09T17:47:04.984-05:00</updated><title type='text'>Une saison dans la vie des Québécois</title><content type='html'>Un spectre hante le Québec: Le spectre d'Hérouxville. Toutes les petites âmes, de l'ADQ à Françoise David, se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer les accommodements déraisonnables et sauvegarder les valeurs fondamentales du Québec. On en a des opinions divergentes, mais tous s'accordent pour désigner l'énoncé des "Normes de vie" d'Hérouxville -avec son interdiction formelle de lapider et brûler des femmes avec de l'acide sur le territoire de la municipalité- comme la genèse de cette discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme bien des genèses, le texte original du document est loin de ce qu'est devenu le débat. Non seulement parce que le texte lui-même a changé (les références à la lapidation et à l'acide sont disparues --y'en a qui ont peur de rien), mais aussi parce qu'on a un peu oublié que son objectif premier était d'expliquer ce qu'est la vie au Québec. Tentative d'explication épouvantablement maladroite, certes (à moins que, pour vous, être Québécois se résume à des garçons et des filles qui se baignent ensemble dans des piscines publiques et un étalage de boucher qui inclut "boeuf, poulet, agneau, porc, etc."), mais tentative quand même.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Dans un pays ordinaire, ce genre de tentative de définition collective (immédiatement suivie d'une critique virulente) serait en bonne partie la responsabilité d'une certaine élite littéraire, un groupe d'écrivains politiques à la V.S. Naipaul, Toni Morrison ou Orhan Pamuk. Mais le Québec n'est pas un pays ordinaire. C'est un pays avec relativement peu d'histoire et &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/10/un-peuple-sans-littrature.html" target="_blank"&gt;encore moins de littérature&lt;/a&gt;. Quand j'explique à des amis étrangers que les écrivains québécois se tiennent loin des thèmes politiques, la plupart croient que je me fous de leur gueule. Si seulement... D'accord, il est excusable pour le Québec de ne pas avoir d'écrivain nobélisable du calibre de Naipaul, Morrison ou Pamuk (quoi que, faut vraiment pas avoir lu Pamuk pour lui donner un Prix Nobel). Mais qu'aucun de nos écrivains ne tente de le devenir, c'est franchement pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anyways, si ce n'est pas votre première visite sur ce blogue, vous savez que j'ai réponse à tout. Pas d'exception dans ce cas-ci. J'ai trouvé le texte qui tue, celui qu'on devrait faire lire aux immigrants pour leur expliquer comment ça se passe par chez-nous plutôt que de leur imposer les divagations d'une bande de conseillers municipaux effrayés par la religion arabe. Et c'est pourquoi la prochaine lecture imposée par Immigration-Québec sera... [Roulement de tambour]:  &lt;i&gt;Une saison dans la vie d'Emmanuel&lt;/i&gt;, de Marie-Claire Blais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, enseignons ce que nous sommes à cette bande d'exciseurs, de lapidoptères, d'opposants à la saine cohabitation des hommes et des femmes sur les pistes de ski de fond, expliquons-leur de quoi est fait notre peuple. Disons-leur ce qui est bon, les familles de 16 enfants, la haine sourde qui traverse les générations, la résignation à une vie morne comme le ciel d'une &lt;a href="http://web.ncf.ca/ek867/lemieux.evening.visitor.jpg" target="_blank"&gt;toile de Lemieux&lt;/a&gt;, l'Église catholique qui embaume les cadavres, l'intimité qui se transforme toujours en viol et la mort qui se glisse sous la porte la cuisine avec le vent d'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dormez tranquille, je peux confirmer que les &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html" target="_blank"&gt;Hérouxvillains&lt;/a&gt; avaient raison: &lt;i&gt;Une saison dans la vie d'Emmanuel&lt;/i&gt; ne contient absolument aucune invitation à brûler des femmes avec de l'acide.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8934193417978732088?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8934193417978732088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8934193417978732088' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8934193417978732088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8934193417978732088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/11/une-saison-dans-la-vie-des-qubcois.html' title='Une saison dans la vie des Québécois'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3726442141472065803</id><published>2007-11-02T21:41:00.000-04:00</published><updated>2007-12-06T19:52:44.004-05:00</updated><title type='text'>La Vérité sort de la bouche de Jos Binne</title><content type='html'>Si j'étais exilé sur une île déserte et qu'on ne me permettait d'apporter qu'une chose, je choisirais la Commission Bouchard-Taylor. Une commission, deux commissaires, au-dessus d'une centaine de mémoires. C'est assez d'entertainment pour me durer le reste de ma vie. C'est aussi une source de savoir inépuisable, une source à laquelle j'avais vraiment besoin de m'abreuver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à force de m'abreuver, j'ai enfin atteint le stade ultime de la sagesse, j'ai découvert où habite la Vérité. La Vérité habite le Québec. En fait, elle loge dans le cerveau de ces Jos Binne que j'ai vus intervenir à la Commission, dans un isolement humide qui favorise sa germination. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Les Jos Binne, ils s'inquiètent de ce symbole de l'oppression des femmes qu'est l'imposition du foulard islamique. ÉVIDEMMENT que c'est une forme d'oppression qu'on impose aux femmes musulmanes. Presque toutes les phrases qui le mentionnent commencent par "nous savons tous que", "bien sûr" et autres "il va sans dire".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il va sans dire"? À mon avis, il devrait peut-être aller en disant. En disant par exemple d'où il tient cette information exclusive. En disant aussi comment il explique que les victimes dont il est question ici ont surtout peur d'être sauvées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai habité la Turquie pendant trois ans, un pays à 98% musulman. Si vous lisez les journaux turcs, vous verrez presque chaque jour s'y étaler un débat qui fait rage autour du foulard islamique. Cherchez, dans ce débat, quelles sont les différentes opinions à propos de l'imposition du foulard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cherchez, vous ne trouverez pas. Le débat porte sur l'interdiction de porter le voile dans les universités et les édifices du gouvernement, absolument pas sur son imposition à qui que ce soit par qui que ce soit. Remarquez, la moitié de l'opinion publique en Turquie est formée de femmes musulmanes. C'est peut-être ce qui explique pourquoi ladite opinion publique (à part quelques laïcistes extrémistes qui, s'ils étaient québécois, seraient &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/10/la-crmonie-traditionnelle-du-falardeau.html" target="_blank"&gt;Pierre Falardeau&lt;/a&gt;) considère que lesdites femmes sont capables de s'habiller elles-mêmes. Qu'elles sont dotées du libre arbitre. Qu'une approche dans le genre SPCA ("pauv'-p'tit-minou-t'es-tout-crotté-tu-fais-&lt;br /&gt;pitié-tu-peux-rien-faire-tout-seul-y'a-juste-&lt;br /&gt;moi-pour-te-sauver") est au mieux de mauvais goût et au pire profondément méprisante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous me direz que la  violence conjugale est loin d'être rare en Turquie. Tout à fait exact. Je dirais même plus, dans un contexte où le mari est beaucoup plus souvent qu'au Québec le seul salarié de la maison, de nombreuses victimes sont retenues prisonnières par dépendance économique, forcées de tolérer l'intolérable. Mais la dépendance économique n'est pas un caractère fondamental de l'Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit exercice: Essayez de trouver une pratique sociale ou un trait culturel qui: &lt;br /&gt;-Dépasse le domaine du strictement spirituel; &lt;br /&gt;-Est omniprésent en Indonésie, en Azerbaïdjan et dans le nord du Nigéria; et &lt;br /&gt;-Est inconnu Thaïlande, en Géorgie et dans le sud du Nigéria. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous trouvez quoi que ce soit, félicitations, vous venez de découvrir un caractère essentiel de l'Islam. Allez partagez votre découverte avec le Jos Binne susmentionné, "il va sans dire" qu'il le savait déjà. Et venez aussi me le dire, parce que moi ça fait seulement onze ans que j'étudie le monde musulman et je serais totalement incapable d'identifier un tel caractère essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquez, à force d'écouter les compte-rendus quotidiens de la Commission, la Vérité va peut-être finir par me rentrer dans le coco.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3726442141472065803?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3726442141472065803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3726442141472065803' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3726442141472065803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3726442141472065803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/11/la-vrit-sort-de-la-bouche-de-jos-binne.html' title='La Vérité sort de la bouche de Jos Binne'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3717755140990606100</id><published>2007-10-26T20:34:00.000-04:00</published><updated>2007-10-26T21:07:15.496-04:00</updated><title type='text'>Autochtones, faibles d'esprit et gens de même nature</title><content type='html'>Une grande partie des nouvelles du Québec me passent par les deux oreilles. Via balladodiffusion, s'entend, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/radio/baladodiffusion/" target="_blank"&gt;La Première à la carte&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; de Radio-Canada pour être précis. Et des fois, un peu au-dessus de mes deux oreilles, y'a des cheveux qui se dressent sur ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or donc dans l'édition du 19 octobre de ladite balladodiffusion, on entend le criminaliste Jean-Claude Hébert qui explique ainsi à René-Homier Roy les inconvénients d'un changement dans les procès de délinquants sexuels (audio disponible &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/listedocument.asp?numero=27&amp;date=20071019" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;, deuxième à partir du haut, à environ 2:00):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est que si vous avez des gens qui sont par exemple faibles d'esprit, démunis, des autochtones, des gens de cette nature-là qui sont accusés d'avoir commis des gestes répréhensibles, comment peut-on se fier sur le fait qu'ils pourront avoir les ressources nécessaires, l'habilité pour démontrer le contraire de ce dont on prétend qu'ils sont..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, petit cours d'histoire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, un groupe de colons débarque, prend possession des terres, tant pis pour ceux qui y étaient déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le groupe de colons se multiplie, impose sa religion et sa culture aux autochtones, et en massacre une partie pour faire bonne mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quatre cent ans, les envahisseurs mettent sur pied une commission itinérante pour décider qu'ils n'ont rien à apprendre des cultures des nouveaux immigrants: Si le multiculturalisme canadien promeut les différences culturelles, si le melting pot américain les intègre à la culture dominante, le modèle québécois s'enorgueillit de les rejeter du revers de la main. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand quelqu'un suggère sur les ondes de la radio nationale que "faibles d'esprit", "démunis" et "autochtones" sont des gens de même "nature", personne ne réagit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord, je crois comprendre ce que voulait dire Hébert, et je ne suggère pas qu'il ait été inspiré par une quelconque conviction que les Amérindiens sont biologiquement stupides --en fait, son commentaire suggère plutôt une attitude empathique qui reconnaît l'impact de certains problèmes sociaux..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sa formulation, elle, n'est pas simplement malheureuse, elle est totalement inacceptable. Sans tomber dans &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/usa/story/0,,1738591,00.html" target="_blank"&gt;les excès&lt;/a&gt;, il demeure que c'est une affirmation qui demande des excuse, à tout le moins des explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant que les 'immigrants de dixième génération' se gargarisent de leur supériorité morale sur le reste de l'humanité, pendant qu'on ne trouve rien à redire d'une expression comme "faibles d'esprit, démunis, des autochtones, des gens de cette nature-là", eh ben, personne ne se pose la question:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les accommodements qu'on a imposés aux amérindiens, ont-ils quoi que ce soit de raisonnable?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3717755140990606100?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3717755140990606100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3717755140990606100' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3717755140990606100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3717755140990606100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/10/autochtones-faibles-desprit-et-gens-de.html' title='Autochtones, faibles d&apos;esprit et gens de même nature'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8173791834133737694</id><published>2007-10-19T17:35:00.000-04:00</published><updated>2007-10-19T17:53:56.935-04:00</updated><title type='text'>Bonjour Groupe (et bye bye principes)</title><content type='html'>Des fois, on a un problème et une âme charitable s'offre à nous pour le régler; des fois, c'est le docteur Jacques Chaoulli qui veut nous mener vers la Terre Promise. &lt;a href="http://www.chaoulli.com/" target="_blank"&gt;Son site web&lt;/a&gt; le dit, l'existence du Groupe Chaoulli (remarquez l'expression "Groupe", qui a pour objectif de donner une image chaleureuse et anti-corporative à l'entreprise) aura un effet profondément positif sur l'accessibilité aux soins de santé au Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'a déjà habité la Terre Promise dont il est question ici. Cette terre s'appelle Turquie, ou alors États-Unis. Dans les deux cas, il est tout à fait juste d'affirmer qu'un système de santé à deux vitesses permet un accès rapide à des soins de santé de qualité égale ou supérieure à ceux du système québécois. Un petit bobo et vous voulez consulter un médecin spécialiste dans les 24 heures? Ça m'est déjà arrivé, et je vous garantis que l'expérience n'a rien de désagréable.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Évidemment, l'assurance santé demeure de l'assurance: il faut savoir lire les petits caractères. Un tel accès est "permis", mais certainement pas garanti à la population entière. Et affirmer que l'existence d'une alternative privée n'affecterait pas le financement du système public relève, au mieux, d'une touchante naïveté (et au pire d'un dangereux mélange de stupidité et de mépris). George W. Bush vient d'&lt;a href="http://www.nytimes.com/2007/10/04/washington/04bush.html?emc=eta1" target="_blank"&gt;opposer son véto&lt;/a&gt; à l'élargissement d'un programme de soins de santé gratuits pour les enfants pauvres. La question qu'il faut poser aux partisans de Chaoulli, c'est d'abord et avant tout s'ils croient que Bush se serait aussi opposé à cette mesure si elle avait affecté ses propres enfants. Touchante naïveté, sans aucun doute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, qu'il n'y a pas de problème. Mais il est difficile de trouver une solution valable à un problème quand on se méprend sur sa cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours fasciné par la capacité incroyable qu'a l'opinion publique québécoise d'ignorer les parallèles entre ses propres problèmes et ceux d'autres pays. On radote sur le thème du vieillissement de la population, mais on ignore qu'un débat constant entoure aussi le financement des soins de santé aux États-Unis. Dans un pays où ledit financement se fait d'abord et avant tout à travers les employeurs, pas de raison de concentrer le blâme sur les baby-boomers en marchette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des dizaines de facteurs qui contribuent à l'insatisfaction face au système de santé québécois, mais l'un d'entre eux, à mon avis central, semble ignoré de tous. Télécino: Dans le film &lt;i&gt;Sicko&lt;/i&gt; de Michaeol Moore, on décrit le cas ultime d'injustice, un type qui perd deux doigts dans un accident et dont la compagnie d'assurance refuse de couvrir les frais pour qu'on les lui recouse. Stupeur, indignation et pétition de trois cent soixante-quinze mille noms pour que justice et annulaire soient rendus. Merci Télécino.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Injustice, oui ou non. Il y a cent ans, un multimillionaire ayant subi le même accident n'aurait jamais rêvé de se faire recoudre un doigt --et encore moins les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c'est la conjonction de deux principes qui cause une bonne partie de nos problèmes. D'une part, l'accès aux soins de santé doit être universel et uniforme. D'autre part, cet accès doit inclure les tout derniers développements de la recherche médicale, faute de quoi il s'agit d'une injustice. Ces deux principes ne demeurent parfaitement compatibles qu'avec des budgets illimités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution du Groupe Chaoulli n'est pas une simple alternative sans impact sur le système de santé public au Québec mais bien le choix de l'un de ces deux principes (accès au meilleur traitement possible) au dépens d'un autre (accès universel et uniforme). L'existence même du Groupe engage la population québécoise au complet, en transformant la décision d'un petit groupe de personnes en choix de société. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh oui, pour une modique somme vous aurez un accès rapide à des soins prénataux de qualité. Vos enfants naîtront toujours aussi libres, mais n'auront plus besoin de naître égaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*   *   *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Drouin, le &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html" target="_blank"&gt;Hérouxvillain&lt;/a&gt;  en chef, &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/2007/10/19/001-drouin_independance_n.shtml" target="_blank"&gt;demande l'indépendance du Québec&lt;/a&gt; pour enlever à quiconque le recours de la charte canadienne des droits et libertés. Et il ajoute "Regardez ce qui se produit dans d'autres pays; n'attendez pas trop longtemps".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Drouin n'offre pas seulement un modèle de société, il représente aussi un nouveau modèle d'action politique: Il met la population en garde contre lui-même. Et vous osez encore ne pas le trouver sympathique?&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8173791834133737694?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8173791834133737694/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8173791834133737694' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8173791834133737694'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8173791834133737694'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/10/bonjour-groupe-et-bye-bye-principes.html' title='Bonjour Groupe (et bye bye principes)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3696518633498952315</id><published>2007-10-12T21:22:00.000-04:00</published><updated>2007-10-12T21:37:34.956-04:00</updated><title type='text'>La cérémonie traditionnelle du Falardeau</title><content type='html'>Quand je me réveille après un cauchemar en plein milieu de la nuit (quelque chose qui met en scène Richard Martineau, je vous expliquerai un jour), quand une voiture me passe sur les pieds et m'arrache un ongle d'orteil, quand il fait tempête et que je m'ennuie de ma maman et que je pleure, j'ai seulement à penser aux délires de colonisés de Pierre Falardeau et autres Raymond Villeneuve. Et soudainement je souris, comme si je venais de prendre une toune de country québécois au sérieux ("Il fait soleil dedans mon coeur/O toi ma douce/Mon p'tit Jésus/Yodlayihi...")&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   Ce qui me rassure, que dis-je, ce qui me réjouit chez Falardeau et consorts, c'est l'effet de comparaison. Je me souviens d'un cours de CÉGEP où, à la suite d'un débat sur la peine de mort où nous avions contré tous ses arguments, une collègue de classe avait baissé les bras en affirmant que "Eille, si on pense trop, on va finir par capoter". Visiblement, y'en a qui pensent plus que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   N'empêche, jouons le jeu, imaginons si le Québec était colonisé. Pas juste une petite ingérence dans nos affaires gouvernementales, une vraie colonisation, avec la mission civilisatrice et tout. Et disons, pour maximiser le réalisme, que ceux qui nous colonisent sont des Indiens d'Amérique du sud. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Or donc les Amérindiens en question débarquent chez nous, mettent le feu au parlement, exilent le Premier Ministre Dumont au Texas (où sa carrière politique continue avec un succès aussi fulgurant qu'improbable), nous convertissent au chamanisme à grands coups d'ingestions forcées de psychotropes et donnent la strappe à quiconque est surpris à parler une autre langue que le quechua à l'école. Le bonheur règne sur le pays, les générations se succèdent dans l'allégresse et la chasse au tapir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ou pas. Un siècle plus tard, grosse rupture, une vague postcolonialiste s'empare des autorités Amérindiennes. Et là ça commence à suinter le remords, ça constate que les tentatives d'acculturation n'ont réussi qu'à moitié, ça décide de sauver la culture québécoise traditionnelle. Si vous pensez que la première phase était heavy, attendez un peu qu'on essaye de vous sauver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "C'est vraiment horrible, la disparition des sociétés traditionnelles", qu'ils disent. "Imaginez toute la richesse de la connaissance sur les débuts du genre humain que l'on y perd, la diversité culturelle qui disparaît quand une langue qui n'est plus utilisée que par quelque grand-mère de Paspébiac pour se parler à elle-même." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors on s'assure que chaque paroisse québécoise ait son prêtre (un prêtre CATHOLIQUE, pas hétéroclite) et que chaque paroissien aille à la messe le dimanche. Finies les niaiseries, on vient sauver votre culture, un peu comme on sauve une espèce en voie d'extinction en créant un parc national. Tout changement culturel est une forme de défaite dans la grande guerre contre l'acculturation et l'uniformisation, et après nous avoir foutus dans la merde la société sudamérindienne progressiste fera tout pour nous ramener trois cent ans en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, on revient à la réalité. J'ai vraiment besoin d'expliquer ma métaphore?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ben non", que vous me dites (oh mes petits, j'apprécie votre perspicacité, j'apprécie), "on veut seulement qu'ils gardent leurs cultures, les gens du Sud, ça veut pas dire qu'on fait la promotion de l'obscurantisme". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du genre, tape sur ton bongo et partage ta philosophie d'harmonie avec la terre-mère, mais t'avise pas d'avoir des rôles sociaux différents pour les hommes et les femmes. Tout le débat tourne autour de la différence essentielle entre les "bonnes valeurs traditionnelles" et les "mauvaises valeurs traditionnelles". Les bonnes, ce sont celles qui sont compatibles avec le programme de Québec Solidaire. Exercer une pression extérieure pour les réprimer, c'est du colonialisme et du génocide culturel. Les mauvaises, ce sont celles que QS veut corriger par l'éducation. Les "corriger", c'est une oeuvre de développement. Non non, rien de colonialiste dans cette tendance que l'on a à imposer aux autres de devenir une version idéalisée de nous-mêmes. Les missionnaires jésuites venus convertir les "Sauvages" au 17e siècle pensaient exactement la même chose. La seule différence était dans la classification de tel ou tel trait culturel dans l'une ou l'autre catégorie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche, c'est vraiment dommage que le choix entre les "bonnes" et les "mauvaises" valeurs se fasse toujours par le pouvoir colonial. Moi, vu d'ici, vu de l'intérieur d'"un peuple soumis, un peuple vassalisé, un peuple inféodé à un autre", j'aimerais quand même avoir mon mot à dire. Parce que j'ai un peu peur que les autorités coloniales sudamérindiennes se mettent à penser que les idées de Falardeau sont de cette partie de notre culture traditionnelle qu'il faut protéger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et en passant, félicitations à Al Gore. Maintenant que son oeuvre d'éducation a porté fruit, tout le monde a bien hâte de le voir prendre un bateau à voiles pour aller chercher son prix en Norvège.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3696518633498952315?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3696518633498952315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3696518633498952315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3696518633498952315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3696518633498952315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/10/la-crmonie-traditionnelle-du-falardeau.html' title='La cérémonie traditionnelle du Falardeau'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1247652847211140188</id><published>2007-10-05T22:11:00.000-04:00</published><updated>2007-10-05T22:27:54.584-04:00</updated><title type='text'>Les aventures de Jésus en Alabama</title><content type='html'>Je fais face, comme qu'ils diraient, à un marché de l'emploi fortement marqué par son caractère horizontal. Non, je ne cherche pas une job plate. Ça veut simplement dire que dans mon domaine, il y a à travers le monde une dizaine de jobs disponibles à chaque année, et une douzaine de personnes qualifiées pour y postuler. OK, j'exagère un peu, mais le principe reste le même: on ne cherche pas un emploi dans la ville où l'on vit, on cherche l'emploi en sachant qu'elle nous demandera de déménager. Et compte tenu du financement universitaire au Québec (ou plutôt de son absence), j'ai l'honneur d'un gros coup de pied dans le cul: "Dehors, l'Ambassadeur, pas de job pour toi au pays des Hérouxvillains". Ça me donne le goût de revenir, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La situation n'a pas que des inconvénients. Elle me donne la chance d'envisager ma vie dans des endroits d'un exotisme tel que je réalise seulement aujourd'hui qu'ils existent vraiment. Et à chaque fois que je rencontre quelqu'un qui vient d'un tel endroit, j'en profite pour accumuler une masse d'informations pratiques et d'anecdotes croustillantes pour m'y préparer psychologiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Samedi dernier, donc, je rencontre une étudiante en chimie qui a tout avantage à demeurer anonyme -surtout qu'elle vient de l'Alabama. Appelons-la Dixie. Parle-moi, Dixie, du pays de celui qui t'a faite.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Dixie, en fin de compte, ne semble pas super impressionnée par le pays de celui qui l'a faite. Je dirait même plus, elle les trouve un peu twits, les gens avec qui elle a grandi. Et c'est ainsi qu'elle me raconte cette croustillante anecdote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'était un jour d'école il y a quelques années, quoi que &lt;a href="http://www.usatoday.com/news/vote2000/al/main03.htm" target="_blank"&gt;certaines réformes légales&lt;/a&gt; suggèrent que les choses ne changent pas vite dans le Sud Profond. Dixie se dirigeait gaiement vers le cours de français de Madame O'Hara (nom fictif). Mais à son arrivée à l'école elle trouva Madame O'Hara (nom fictif) au bord des larmes. "Quoi, uh, happen", demanda Dixie, dont le français n'était pas la matière forte, "que vous être pleurer?". Et Madame O'Hara (nom fictif) lui expliqua ce qui l'avait catapultée dans un état de choc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Madame O'Hara (nom fictif) expliqua en reniflant un peu qu'elle sortait tout juste d'une conversation téléphonique avec la mère d'un de ses élèves, lequel avait été absent de son cours de français depuis quelques semaines. Et la mère du bambin ne s'en n'excusait pas. Que non. Elle avait même l'argument ultime pour justifier l'absence de son fils. Le punch final s'en vient, j'en profite pour vous rappeler que j'ai changé les noms, mais que l'anecdote est rigoureusement authentique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mon fils n'a pas besoin d'apprendre le français. Jésus n'a jamais appris le français, il avait assez de l'anglais pour être notre Seigneur et Sauveur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...", dites-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ouch", que vous rajoutez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout à coup vous vient l'envie de donner généreusement à la SPCA pour me sauver de l'horrible sort d'une carrière d'enseignement en Alabama. J'apprécie, m'enfin, j'ai quand même un peu peur qu'ils m'euthanasient à la hâte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, on peut prendre l'anecdote comme un moment typique du "processus d'identification d'une gang d'ostie de niaiseux", tel que défini par le philosophe québécois Peter Macleod. Je concède, et j'ajoute qu'on y prend plaisir (pour ceux qui seraient confus, la langue maternelle de Jésus était en réalité l'espagnol, mais l'Évangile apocryphe de Thomas raconte qu'après deux ou trois bières il se mettait à baragouiner le yiddish --le nouveau roman de Dan Brown porte là-dessus. Salivez).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche que la possibilité même qu'on puisse être convaincu que Jésus ne parlait qu'anglais en dit long non seulement sur l'existence de l'ignorance, mais aussi sur sa manière de réorganiser les informations que l'on possède quand même. Sans vouloir trop mélanger Thomas Kuhn et les ti-counes (si vous ne savez pas de quoi je parle, ha ha, osties de niaiseux!), il reste que nous avons tous tendance à organiser nos connaissances de façon à minimiser l'importance de la partie de l'histoire qu'on ignore, de faire des liens entre les trucs que nous considérons comme des faits pour maximiser la cohérence interne de notre vision du monde. Jamais entendu parler de l'araméen, mais je lis la Bible en anglais à tous les jours (je joue le rôle de la bonnefemme d'Alabama, là, je précise pour éviter que mon anticatholique de père se mette à capoter), donc Jésus devait parler anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce genre de constatation-là, il est utile de se demander comment elle s'applique à nous-mêmes. Rares sont les gens qui savent absolument tout (en fait, certains disent qu'ils n'existent pas mais je peux vous dire qu'il y en a exactement deux --je le sais parce que je suis l'un d'entre eux). Nous avons, m'enfin, vous avez tous certaines zones d'ignorance, et si il est facile de vivre sans se préoccuper de certaines d'entre elles (record de durée passée sans mentionner le nombre de poils sur un écureuil: 122 ans, 5 mois et 14 jours), d'autres ont une portée un peu plus sérieuse (existe-t-il un Dieu vengeur qui vous punira pour ce que vous étiez en train de faire avant-hier soir à 21h34 devant la télévision?). Et pourtant, que l'on sache ou non, on vit avec. Ce qui est intéressant, dans cette histoire, c'est précisément le mécanisme qui nous permet de "vivre avec", la forme de l'ignorance bien plus que sa simple existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un sens, on a beaucoup à apprendre des ignorants. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous. L'autre personne qui sait tout, eh ben, c'est &lt;a href="http://media.canada.com/e01c99e2-0752-408b-b71e-9f74d891718d/mtl_heroux210.jpg" target="_blank"&gt;André Drouin&lt;/a&gt;, intellectuel pénétrant et conseiller municipal d'Hérouxville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   André Boisclair hésite à revenir siéger comme simple député, et ça explique bien des choses à propos de son revers électoral. Le problème n'en était peut-être pas un de communication avec le public, mais bien de compétence pour le poste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   OK, je me cache derrière un pseudonyme, moi, mais je ne prétend pas mener un pays à son indépendance. Et je frémis rien qu'à imaginer les conséquences épouvantables d'élire comme premier ministre un individu tellement irresponsable qu'il préfère ne pas honorer un engagement de quatre ans envers ses électeurs (c'est pas une vie entière, ciboire!) pour éviter d'avoir à se retrouver devant des journalistes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Oh, et au cas où vous y verriez un lien quelconque, l'Alabama a &lt;i&gt;augmenté&lt;/i&gt; son support pour George W. Bush entre les présidentielles de 2000 et 2004. A wheel in the ditch, a wheel on the track, comme disait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1247652847211140188?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1247652847211140188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1247652847211140188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1247652847211140188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1247652847211140188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/10/les-aventures-de-jsus-en-alabama.html' title='Les aventures de Jésus en Alabama'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8491279007885288963</id><published>2007-09-28T22:22:00.000-04:00</published><updated>2007-09-28T22:29:42.972-04:00</updated><title type='text'>Je suis un peu comme une Afro-Américaine en prison (grâce au catalogue Sears)</title><content type='html'>C'est une image dont j'aime bien me rappeler, un de mes plus anciens souvenirs: Je dois avoir quatre ou cinq ans, l'âge de la maternelle au plus, et je suis assis sur les genoux de ma gardienne qui me fait la lecture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Oubliez Miou-Miou et toutes les associations pédophilo-littéraires qui pourraient vous venir en tête. Ce qu'elle me lit, c'est le catalogue Sears.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le catalogue Sears? Yes sir. Dans la maison où je me faisais garder, comme dans bien d'autres là où j'ai grandi (même si pas du tout dans celle de mes parents), les livres n'avaient jamais vraiment été une espèce en voie d'apparition. On possédait parfois un dictionnaire, encore plus rarement une Bible, mais rien qui puisse être qualifié de littérature. Même pas Marie Laberge, et pourtant elle en vend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; J'ai eu l'occasion de décrire cette scène, il y a quelques jours, à une prof du Midwest qui travaille sur les habitudes de lecture chez les femmes afro-américaines en prison. Pose pas de question pis t'auras pas de menterie: Ma vie est compliquée et je rencontre toutes sortes de gens aussi intéressants qu'improbables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Anyways, quand je lui ai raconté mon histoire, tout fier de mon originalité, la prof en question a pris un air ébahi, puis elle a lâché le morceau: Des scènes presque identiques, catalogue Sears et tout, reviennent continuellement dans les interviews qu'elle mène dans les prisons de la Caroline du Nord à l'Ohio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Elle m'a ensuite demandé pourquoi. Pourquoi le catalogue Sears? D'accord, il n'y avait pas d'autres livres dans la maison, mais il y avait quand même la télé, des jouets, je sais pas, moi, j'aurais pu aller m'amuser dehors, non? Et c'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je ne savais pas; même si c'est moi qui exigeais cette lecture de ma gardienne, la raison qui me poussait à le faire ne fait pas partie de mon souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'y ai repensé un peu par la suite, et je crois avoir compris pourquoi: Ce souvenir reste vivant en moi parce qu'il a valeur de symbole, parce qu'il représente la partie de mon enfance passée auprès de gens pour qui la lecture, comme bien d'autres activités intellectuelles, relevait d'un monde étranger. C'est le symbole, s'il faut être totalement honnête et pas trop poli, d'un monde dont j'ai l'impression de m'être sorti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout ce qui se rattache à ce souvenir sans servir sa valeur de symbole (le moment de la journée, ce qui m'a poussé à faire cette demande ou les pages sur lesquelles nous nous sommes attardés), tout cela n'a tout simplement pas de raison de me revenir à l'esprit. Alors j'ai oublié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quand on parle d'histoire récente, la première moitié du vingtième siècle par exemple, on a souvent l'impression que c'est un passé que l'on peut toucher directement parce que les gens qui ont vécu cette époque sont encore là pour en témoigner. On oublie un peu vite que les souvenirs les plus vivaces sont les souvenirs qui ont une raison d'être, et que cette raison d'être en cache parfois plus long qu'elle en dit. Oui, bien sûr, la sombre soutane du frère qui nous enseignait en dixième année, symbole de l'emprise obscurantiste de l'Église catholique sur le système éducatif canayen-français. Mais cette image ne nous aide pas à comprendre l'expérience d'un type qui a abandonné son droit de fonder une famille pour finir par enseigner à des adolescents. Je dirais même plus, elle nous empêche de comprendre cette expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je suis retourné au catalogue Sears il y a quelques semaines, et l'expérience m'a encore une fois marqué. Une fois de plus, je me souviens, il y a un nouveau symbole qui se rattache à cette nouvelle expérience. C'est quelque chose d'un peu moins intellectuel, quelque chose d'un peu plus matériel:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, y'a des gens qui sont prêts à payer trois cent piasses pour un rasoir?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8491279007885288963?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8491279007885288963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8491279007885288963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8491279007885288963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8491279007885288963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/09/je-suis-un-peu-comme-une-afro-amricaine.html' title='Je suis un peu comme une Afro-Américaine en prison (grâce au catalogue Sears)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1289444521431489639</id><published>2007-09-21T14:48:00.000-04:00</published><updated>2007-09-21T15:02:43.713-04:00</updated><title type='text'>Progrès, décadence et deux litres de Coke aux cerises</title><content type='html'>Vous me demandez quelle compagnie symbolise selon moi le mieux les États-Unis? Non non, ne protestez pas: Vous êtes toujours là, dans ma tête, à me poser des questions et boire mes opinions comme les chats employés d'une fromagerie boivent le petit lait. Et vous vous attendez à ce que je vous réponde "Coca-Cola" ou "McDonald's".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Que non, fichtre non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Pour moi, la compagnie américaine par excellence, c'est 7-Eleven, la chaîne de dépanneurs qui a inspiré les Kwik-E-Mart des Simpsons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je n'avais jamais vu une telle chose avant d'arriver aux États-Unis. Pas qu'il n'y en ait pas ailleurs, j'en ai rencontré deux ou trois à Istanbul par la suite. Mais à Istanbul, les &lt;strike&gt;Kwik-E-Mart&lt;/strike&gt; 7-Eleven vendent des &lt;a href="http://www.turkeytravelplanner.com/AssetsTurkey/Food/HumongousDoner.jpg" target="_blank"&gt;döner kebabs&lt;/a&gt;. Et je ne suis pas capoté au point de choisir de la bouffe turque comme le grand symbole de l'Empire Américain.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;    Or donc 7-Eleven. C'est comme chez Dédé le Dépanneur, comme disait Plume Latraverse, t'achètes d'la réglisse rouge, du lait pis des comiques; du Kraft Dinner, du beurre pis des lastiques; des confitures, du Quik pis des Glosettes; d'la soupe en cannes pis du papier de toilette [etc. etc.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Sauf que. De la liqueur. Pas juste un p'tit peu. Dans la population de goblets qui habitent près de leurs distributrices de boissons gazeuses, on trouve le bien nommé le Big Gulp (on dit bonjour au Big Gulp), qui contient 44 oz. Traduction: 1,3 litre. Avec une paille, et buvez votre coke au cerises avant que les bubulles disparaissent. Le Big Gulp n'est même pas le plus grand format, titre qui revient à son grand frère Double Gulp (qui va te casser la gueule, s'il est capable de se lever), près de deux litres de plaisir liquide. Et c'est sans compter les Go-Go Taquitos et autres variations sur le thème du hot-dog recuit saturé de gras. J'ai encore mal à l'estomac, bien des années plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Mais je ne peux pas nier avoir eu beaucoup de plaisir en compagnie de cette faune. En fait, ça a beau vous lever le coeur, le fait est que ce genre de bouffe-là, c'est bon (j'ai pas dit raffiné, j'ai dit bon; lâchez votre snobisme pavlovien de côté deux minutes et laissez votre Homer intérieur s'exprimer). Et sur le pouce, c'est super pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le 7-Eleven est un symbole, donc, mais pas exactement de ce que vous croyez. C'est d'abord et avant tout le symbole de tout un système culturel, économique et social, la forme la plus extrême du principe qui organise la plupart de la vie des Occidentaux: Si ça rend la vie plus facile, c'est bien. Répondeur téléphonique, siège ergonomique, services d'aide à l'emploi, systèmes de navigation GPS: à peu près toutes les innovations qui entrent dans nos vies ont pour objectif de rendre lesdites vies plus confortables. Certaines ont des effets secondaires néfastes (mon déménagement en Turquie, loin du 7-Eleven, m'a permis de stabiliser ma masse corporelle sous la barre des 275 livres), d'autres non (la haine que j'éprouve envers les produits Apple est une haine gratuite, sans aucune base rationelle). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tout cela pour dire que nous élevons la facilité au niveau d'un idéal, peut-être pas l'idéal ultime mais certainement un facteur important pour différencier un mode de vie souhaitable d'un autre qui l'est moins. Et c'est à ce moment de l'histoire qu'on voit se pointer les petites dents tranchantes (et la grosse haie de moustache) de mononcle Friedrich. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Parce que Mononcle Friedrich, il dit que la facilité ramollit son homme (cent ans plus tard, il aurait rajouté "sa femme" aussi). Il dit que la facilité est la pire chose pour émousser la pulsion de vie qui devrait nous guider. Mononcle Friedrich, il a ceci de commun avec un autre méchant malade, Mononcle Osama (un méchant malade beaucoup moins excusable, mais on peut pas avoir tort tout le temps): Il n'a pas peur d'utiliser l'adjectif "dégénéré". Je vous expliquerais bien ce que ça veut dire, "dégénéré", mais ça me tente pas, là, c'est trop difficile pis y'a un film comique qui passe à Super Écran. D'ailleurs je pense que je vais me faire venir une pizza, je file pas pour cuisiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ouaip, si 7-Eleven est le symbole des États-Unis dans mon esprit, c'est parce que c'est l'incarnation de la décadence, parce que c'est l'étendard derrière lequel le monde occidental en entier suit l'exemple américain sur l'autoroute à six voies (cinq d'un bord, une de l'autre) qui mène vers une vie plus confortable, l'étandard que le reste du monde tente aussi désespérément de suivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais si jamais vous avez l'occasion de goûter aux Go-Go Taquitos avec un bon petit deux litres de coke aux cerises, profitez-en, ça vous fera comprendre le sens profond de l'expression "assez écoeurant, merci".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bravo à ceux qui ont compris ce que je voulais dire &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/09/fondamentalisme-chronologique-grand.html" target="_blank"&gt;la semaine dernière&lt;/a&gt;: Si on a déjà été un petit peuple isolé et intolérant, rien ne garantit qu'on ne peut pas redevenir un petit peuple isolé et intolérant... ou que notre sentiment de supériorité actuel soit totalement étranger à notre passé de flambeau du Catholicisme en Amérique du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse à &lt;a href="http://www.mab.ms/fai/2007/09/19/382/" target="_blank"&gt;Marc-André&lt;/a&gt; (qui demande comment j'expliquerais ce que je fais dans la vie à un jeune enfant): Je cherche toutes sortes de petits indices, comme un détective, pour essayer de découvrir comment les gens pensaient dans l'ancien temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant dit, &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/01/traiter-des-enfants-comme-cest-vraiment.html" target="_blank"&gt;certains documents incriminants&lt;/a&gt; suggèrent que c'est mieux de ne pas me laisser interagir avec des enfants en bas âge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme j'aime foutre la merde et imposer des défis insurmontables à tout le monde, je passe la tag à &lt;a href="http://ajonathana.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Jonathan&lt;/a&gt; (dont le travail sur la théorie des cordes demeure incompréhensible à 99,9% de la population adulte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh eh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1289444521431489639?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1289444521431489639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1289444521431489639' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1289444521431489639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1289444521431489639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/09/progrs-dcadence-et-deux-litres-de-coke.html' title='Progrès, décadence et deux litres de Coke aux cerises'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6201541190762842823</id><published>2007-09-14T22:00:00.000-04:00</published><updated>2007-09-14T21:36:19.873-04:00</updated><title type='text'>Fondamentalisme chronologique (grand papa go home!)</title><content type='html'>OK, si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire que le fondamentalisme est une pathologie, et que la Commission Bouchard-Taylor est là pour nous en débarrasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou l'exprimer. La grande majorité des opinions qu'on entend jusqu'à maintenant sur le sujet se basent, implicitement ou explicitement, sur le principe que des valeurs telles l'égalité homme-femme définissent l'essence de la nation québécoise. Et je suis d'accord: le Québec d'aujourd'hui montre très large consensus qui affirme le droit universel à suivre le modèle traditionnel masculin (tout en sous-entendant sa supériorité intrinsèque sur le modèle traditionnel féminin --parlez-en aux hommes et aux femmes qui croient que leurs enfants méritent plus d'attention que leurs carrières).&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Mais ce Québec, ce n'est pas le Québec dans lequel mes parents on grandi. Il y a moins de cinquante ans, les "valeurs fondamentales et intrinsèques" dont il est question ici (et que l'on érige en barrage contre certaines minorités) étaient loin de faire l'unanimité, ou même de rassembler plus qu'une minorité d'opinions. C'est précisément ce qui me tape sur les rognons, l'idée que le discours dominant actuel est le seul qui contribue à nous définir, que tout ce qui est venu avant n'était qu'une aberration qui n'a rien à voir avec notre nature profonde et surtout que l'état actuel des choses est destiné à demeurer intact jusqu'au Big Crunch. C'est, en d'autres termes, un manque flagrant de perspective historique, et ça relève du même processus psychologique d'aveuglement qui caractérise l'intégrisme et le totalitarisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK non non non. Le chapelet en famille, les livres à l'index, les orphelins de Duplessis, je ne veux pas plus que vous y revenir. N'empêche que l'attitude essentialiste dont je parle ici a pour effet de rendre malsaine la relation que l'on entretient avec notre propre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'abord et avant tout une ignorance qui engendre l'ignorance. Si l'histoire sociale du Québec se résume à "Avant" et "Après" la Révolution Tranquille, on peut se permettre d'affirmer que pas grand' chose n'a changé dans la culture québécoise entre 1608 et 1960. Et si on affirme que pas grand' chose n'a changé dans la culture québécoise entre 1608 et 1960, on a vraiment une connaissance superficielle de l'histoire du Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce sont surtout les ramifications de la place qu'on donne ainsi à la laïcité qui m'inquiètent. Sous-entendue dans tout ce beau discours essentialiste est la conviction que, dans l'histoire du Québec, la religion est un phénomène pathologique et extérieur à nous. Que le rôle central qu'a joué l'Église catholique dans l'éducation (et donc la transmission de la culture) au Québec comme un phénomène superficiel, un gros trou noir qui n'a joué aucun rôle dans ce que le Québec est aujourd'hui. Que la fréquentation de l'église par nos propres grands parents est le résultat soit d'une oppression extérieure, soit une trahison de la patrie, soit une forme de maladie mentale, mais certainement pas une expression de leur culture --une culture dont la nôtre est une descendante directe (forcément, hé!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principes de laïcité qu'on veut imposer aux "minorités exotiques" (l'expression est vulgaire, mais décrit bien l'image que l'on a des gens qu'elle désigne) à travers la Commission Bouchard-Taylor, on doit prétendre y tenir mordicus pour qu'ils deviennent des principes qui guident nos lois. Et si on y tient mordicus sans y réfléchir, on doit l'appliquer de façon égalitaire, à l'Église catholique comme aux autres religions. Si on interdit aux étudiants de reprendre un examen à cause du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Yom Kippour&lt;/span&gt; ou de l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Aïd al-Fitr&lt;/span&gt;, il devient difficile de donner congé à tout le monde pour le Vendredi Saint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d'autres termes, après avoir renié un pan entier de son passé, le Québec est en train d'en effacer les dernières traces vivantes par inadvertance, par effet secondaire de la haine que nous professons envers certaines religions qui nous sont étrangères (indépendamment de notre ouverture envers les gens qui les pratiquent). Et tout cela avec une conviction aveugle que ce qui existe maintenant est la seule base possible pour l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torpinne. Encore heureux que toute la pathologie se soit évaporée avec la Révolution Tranquille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouaip, je suis de retour, comme promis. Deux changement -relativement mineurs- pour cette année: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De un, "L'Ambassade du Trépanistan" n'est plus "à Istanbul". J'ai retraversé la mare et j'habite maintenant les États-Unis. L'endroit précis est secret d'état, mais disons qu'il y a des grosses chances pour qu'on gagne la Série Mondiale et le Superbowl dans les prochains mois. Yankees suck!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De deux, je deviens hebdomadaire. C'était déjà plus ou moins le cas l'an dernier, mais c'est maintenant officiel, les billets de l'Ambassadeur paraissent les vendredis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose ne change pas: Je continue à être ben, ben content que vous veniez jeter un coup d'oeil à mes p'tits papiers...&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6201541190762842823?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6201541190762842823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6201541190762842823' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6201541190762842823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6201541190762842823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/09/fondamentalisme-chronologique-grand.html' title='Fondamentalisme chronologique (grand papa go home!)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-4300240108701496337</id><published>2007-06-18T21:25:00.000-04:00</published><updated>2007-06-18T21:35:43.779-04:00</updated><title type='text'>La fin de l'Ambassade du Trépanistan à Istanbul</title><content type='html'>Je suis tellement à la mode que ça en devient suffoquant. Regardez: Il y a deux ou trois ans tout le monde a fondé son petit blogue et j'ai fait de même. Maintenant la mode est plutôt au billet larmoyant qui annonce qu'on met un terme à son petit blogue. Ergo ce que vous avez devant les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est, à strictement parler, la fin de l'Ambassade du Trépanistan à Istanbul. Mais pas la fin de l'Ambassade. Non, en fait l'Ambassade du Trépanistan (mieux connue sous le nom de "je") déménage. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je passe l'été à Montréal, et j'ai bien l'intention de le passer dans un état de délicieux engourdissement. Ce blogue ne se voulant ni délicieux ni engourdi, je mets donc la machine sur "pause" jusqu'à septembre, avec ce qui sera dorénavant l'Ambassade du Trépanistan dans la Grosse Ville Américaine (tant qu'à être à la mode, autant faire comme tout le monde et changer les noms propres par des Noms Communs Avec des Lettres Majuscules). Entre temps, je continue à lire les commentaires et courriels, et je vous offre un condensé de ce dont je m'ennuierai et ce dont je ne m'ennuierai pas d'Istanbul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je vais m'ennuyer de&lt;/b&gt; l'appel à la prière. Qu'on y prête l'oreille ou non, qu'on y prête de l'importance ou non, pendant deux minutes, cinq fois par jour, les quatorze millions de stambouliotes partagent une expérience commune: une bribe de poésie qui vient les chercher où qu'ils soient. À Montréal on met dix pour cent de la ville dans une rue une fois par été et on parle d'un événement rassembleur. Pffff...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je vais m'ennuyer des&lt;/b&gt; vendeurs de CDs et DVDs pirates. Pourquoi louer quand vous pouvez acheter... avant même que le film sorte en salle? Avec en prime un vendeur fin cinéphile, dont le regard désapprobateur me rappelle à l'ordre quand je me laisse tenter par une grosse production hollywoodienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne m'ennuierai pas de&lt;/b&gt; la hiérarchie sociale. La plupart des touristes qui visitent la Turquie pour la première fois ne la remarquent pas, parce qu'ils confondent rang élevé (que leur vaut leur statut d'étranger) et gentillesse universelle. Mais l'absence totale de respect qu'on se permet pour le serveur, la femme de chambre ou quiconque est considéré comme moins important devient rapidement très, très lourde pour un égalitariste québécois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je vais m'ennuyer des&lt;/b&gt; déjeuners. Tomate, concombre, olives, salami, fromage, pain, parfois un oeuf cuit dur et du miel. J'ai essayé de continuer la pratique ailleurs mais ça n'a jamais fonctionné. Le déjeuner est mon ancrage géographique le plus profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne m'ennuierai pas des&lt;/b&gt; déjeuners. Si vous saviez combien de fois j'ai rêvé de mes deux oeufs tournés-crevés bacon (aaaaah, bacon!). Je retourne dans le merveilleux monde du surplus protéinique. Et -aaaaaaaaah!- du bacon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je vais m'ennuyer du&lt;/b&gt; barbier. Pour deux ou trois dollars, c'est la barbe mais c'est aussi un massage facial. Ce que vous venez de laisser tomber par terre? C'est seulement votre stress.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne m'ennuierai pas de&lt;/b&gt; la bouffe. D'accord, la nourriture en Turquie est loin d'être mauvaise. Mais la diversité, même à Istanbul, est encore un luxe. Si je vais au mexicain, c'est parce que je file nachos. Pas parce que je veux impressionner tout le monde avec une nouvelle expérience interculturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je ne m'ennuierai pas de&lt;/b&gt; l'architecture. Béton béton béton béton. Ceux qui doutent que Montréal soit extraordinairement belle feraient bien d'aller prendre une marche dans un quartier résidentiel d'Istanbul. Ou de n'importe quelle autre ville de Turquie, d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Je vais m'ennuyer de&lt;/b&gt; la densité de population. Même un beau samedi soir, les rues de Montréal me semblent toujours désertes. C'en est presque angoissant. Istiklâl Caddesi est large comme St-Laurent, piétonne (la plupart du temps) et couverte à chaque soir d'une foule assez compacte pour empêcher toute marche rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mais par-dessus tout, je vais m'ennuyer de&lt;/b&gt; la mer. Si le centre géographique de New York est un parc et celui de Montréal une montagne, le centre d'Istanbul est un bras de mer. De pouvoir se taper une petite croisière et du vent marin à vingt minutes d'avis, c'est un luxe extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À septembre,&lt;br /&gt;L'Ambassadeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-4300240108701496337?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/4300240108701496337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=4300240108701496337' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4300240108701496337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4300240108701496337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/06/la-fin-de-lambassade-du-trpanistan.html' title='La fin de l&apos;Ambassade du Trépanistan à Istanbul'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8971766267854253641</id><published>2007-06-11T14:37:00.000-04:00</published><updated>2007-06-11T14:44:41.815-04:00</updated><title type='text'>Ginette Reno, gouverneure générale du Canada (ou comment l'humanité oublie son enfance)</title><content type='html'>Peut-être que tout le monde est comme ça. Plus le temps passe, plus les expériences s'accumulent et plus les quelques souvenirs qui me restent de mon enfance ressemblent à des histoires que quelqu'un d'autre m'a raconté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que tout le monde est comme ça. Mais à ce point-là? J'en doute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Rares sont les adultes qui habitent le même monde qu'ils habitaient enfants. Les individus changent, bien sûr, mais ils migrent aussi constamment vers une nouvelle époque. Si ce n'était pas le cas, l'Histoire n'existerait pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et pourtant, il y migration et migration. Vers l'âge de huit ans, j'ai fait partie d'une équipe de hockey mineur parce qu'il aurait été impensable de faire autrement dans mon village (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;for the record&lt;/span&gt;: un match seulement, qu'on a perdu 12 à 1; j'étais défenseur, d'où le "un match seulement"). Ne pas essayer aurait été aussi impensable que d'aller s'installer, je sais pas, moi, à Istanbul. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La page couverture du magazine &lt;span style="font-style:italic;"&gt;7Jours &lt;/span&gt;vol. 16, no. 52 (22 octobre 2005) est ornée de photos de Ginette Reno, Marc Dupré, Stéphane Rousseau, Michaëlle Jean, Lise Dion et Isabelle Boulay. J'ai montré ladite page couverture à un certain nombre de mes amis et collègues ici, en leur demandant qui de ces six augustes personnages représente aujourd'hui la reine Elizabeth II dans le système politique canadien. La plupart des votes sont allés à Ginette Reno, quelques-uns à Stéphane Rousseau, absolument aucun à Michaëlle Jean. Certains présenteraient ça comme un argument pour ne pas donner le droit de vote aux étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; N'empêche que ça donne une idée de la distance entre moi ti-boutte de huit ans et moi &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/01/comment-je-suis-devenu-un-vieux-con.html" target="_blank"&gt;vieux con&lt;/a&gt; de trente ans, surtout quand la plupart de ceux qui voient Ginette Reno gouverneure Générale me connaissent mieux pour la piètre qualité de mes jeux de mots en turc que pour mon incompétence au hockey (les deux sont également humiliants, croyez-moi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et je me prends à croire que, bien plus que le temps qui passe, bien plus que l'âge, bien plus que les kilos de fumée de pot qui me sont passés par les poumons, c'est précisément cette distance culturelle entre moi ti-boutte et moi vieux con qui m'empêche de me souvenir de celui que j'étais il y a vingt ou vingt-cinq ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous ai déjà parlé de ma job? Moi, on me paye (pas beaucoup, n'ayez crainte) pour que j'essaie de découvrir la vision du monde de paysans médiévaux. En fait de distance culturelle, c'est difficile de faire mieux. Mais si je peux honnêtement me sentir étranger à ce que j'étais autrefois avant même d'avoir atteint la moitié de mon espérance de vie, quelles sont les chances qu'on puisse comprendre quoi que ce soit aux points de vue qui avaient court il y sept siècles?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que tout le monde est comme ça, que tout le monde oublie son enfance. Mais l'humanité entière? C'est encore pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8971766267854253641?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8971766267854253641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8971766267854253641' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8971766267854253641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8971766267854253641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/06/ginette-reno-gouverneure-gnrale-du.html' title='Ginette Reno, gouverneure générale du Canada (ou comment l&apos;humanité oublie son enfance)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1021001984397389330</id><published>2007-06-01T14:21:00.000-04:00</published><updated>2007-06-01T14:47:56.371-04:00</updated><title type='text'>La Grande Clarté</title><content type='html'>Je croyais que &lt;a href="http://earth.google.com/" target="_blank"&gt;Google Earth&lt;/a&gt; avait atteint la limite d'avancement personnel, que tout ce que ma vie pouvait contenir de science-fiction se limitait à la capacité de zoomer sur ma maison à partir de l'espace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vous voulez vraiment être n'importe où, n'importe quand et en choisissant votre angle? Ça y est, c'est fait. Ça s'appelle &lt;a href="http://maps.google.com/help/maps/streetview/index.html" target="_blank"&gt;Google Street View&lt;/a&gt; et ça vous permet une promenade en trois dimensions dans des quartiers entiers de New York, de San Francisco ou de Las Vegas. N'importe quel coin de rue, zoomer sur n'importe quel immeuble, name it. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans &lt;a href="http://www.boingboing.net/2007/05/30/google_maps_is_spyin.html" target="_blank"&gt;une discussion&lt;/a&gt; sur un blogue que je lis plus souvent que je ne devrais, une internaute affirmait avec effroi que le système permet de se placer devant son appartement et que, en zoomant sur sa fenêtre, on peut apercevoir son chat. Horreur, stupeurs et tremblements. C'est la vie privée qui vient de manger toute une claque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Minute, moumoute, ont répondu les autres. N'importe quel bozo peut se rendre sur ladite rue et jeter un coup d'oeil à travers sa fenêtre si elle laisse les rideaux ouverts. D'ailleurs, d'où vient ce ridicule conservatisme --que dis-je, cette attitude réactionnaire? &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Au niveau rationnel, ce rappel hystérique au droit à la vie privée est effectivement exagéré. Au niveau émotif, il me reste encore quelques petites réticences à moi aussi. Comme avec &lt;a href="http://myspace.com/" target="_blank"&gt;MySpace&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.facebook.com/" target="_blank"&gt;FaceBook &lt;/a&gt;et toutes les autres formes d'autopromotion sur le web, d'ailleurs. J'ai une vie normale, moi, je reste anonyme à l'Ambassade parce que je ne veux pas que ce blogue empiète sur la réalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une vie normale": Chacun a ses standards. Dans ce cas précis, les standards d'un type de plus de trente ans: Don't trust [that] anyone over thirty [will understand you]. Je suis récemment tombé sur &lt;a href="http://www.printthis.clickability.com/pt/cpt?action=cpt&amp;title=Kids%2C+the+Internet%2C+and+the+End+of+Privacy%3A+The+Greatest+Generation+Gap+Since+Rock+and+Roll+--+New+York+Magazine&amp;expire=&amp;urlID=21071886&amp;fb=Y&amp;url=http%3A%2F%2Fnymag.com%2Fnews%2Ffeatures%2F27341%2Findex.html%23&amp;partnerID=73272" target="_blank"&gt;cet article absolument génial&lt;/a&gt; qui tente d'expliquer aux vieux comme moi la raison pour laquelle la jeunesse d'aujourd'hui (ouaip, jeunesse d'aujourd'hui) se sent si à l'aise de publiciser sa vie sur les internettes. Non mais vous n'avez pas peur, les jeunes, que tout le monde puisse vous voir, comme ça? Réponse simple: Non. Réponse sensée: Prévenir un internaute de quinze ans des dangers des pédophiles-tueurs-voleurs de cartes de crédit qui rôdent sur le net, c'est comme obséder sur les assassins de ruelle qui vont vous tomber dessus quand vous arriverez à New York. D'accord, le danger n'est pas totalement absent, mais s'il vous dit que môman, là, arrête-donc de capoter pour rien, ce n'est pas non plus de la pure insouciance. Nous capotons vraiment pour rien, sans même réaliser que notre attitude est parfaitement irrationelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un des derniers représentants de la génération qui n'a pas grandi avec Internet, un des derniers à arriver à l'université sans adresse courriel. Google Street View, &lt;a href="http://secondlife.com/" target="_blank"&gt;Second Life&lt;/a&gt;, ça m'intéresse et je crois comprendre mais ça reste extérieur à ce que je suis. Au cas où vous n'auriez pas remarqué, ce blogue n'est pas un blogue mais bien une chronique hebdomadaire, comme celles du temps où l'on publiait des magazines sur du papier. Ça en dit beaucoup plus long sur mon âge que la photos (photoshoppée;-) qui prétend me représenter en haut à droite de cette page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de l'ancienne génération, une génération qui ressemble beaucoup plus à la précédente qu'à la suivante. Le changement vient après nous, pas avec nous. En ce sens, je me sens beaucoup plus proche de l'expérience de mes grands-parents que de celle de mes parents: Quand j'aurai 75 ans, j'aurai passé beaucoup plus de temps à essayer de comprendre les bizarreries des plus jeunes qu'à essayer de justifier mes propres bizarreries à mes parents. Y'a rien qui les choque, mes parents. Z'étaient des z'hippies --z'ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Google Street View nous permet de voyager dans l'espace, mais est figé dans le temps. Dans le monde contemporain, pour être exact. Moi, ce que je voudrais, c'est pouvoir voir le monde comme certains le voyaient il y a quarante ans. En trois dimensions, en choisissant mon angle, en pouvant zoomer sur les sujets qui m'intéressent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit, avec un zeste d'exagération, que l'Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Les Gaulois sont des barbares, disent les sources romaines. Les Amérindiens sont des sauvages, affirment les premiers Européens. Il me semble que c'est tout à fait le même phénomène en ce qui concerne la Révolution Tranquille. Les gagnants, les grands artisans et bénéficiaires de ladite Révolution ont été les baby-boomers, ceux-là même par lesquels on apprend que tout ce qui existait auparavant n'était qu'une merde obscurantiste. "Avant nous la Grande Noirceur". Ça s'invente pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien moi, je suis comme tout le monde, je cherche les personnages de l'histoire qui me ressemblent le plus. Je cherche les personnages qui réalisent dans un frisson d'horreur que les p'tits jeunes, non-mariés, préadolescents se réfugient à quinze ou vingt pour vivre tout nus dans le bois avec des chèvres, téléchargeant de la porno hardcore sur des sites pirates en faisant du macramé. Je cherche des personnages dont les capacités de compréhension sont poussées au-delà de leur limites quand ils sont confrontés avec des enfants qui voient leur mère en triangle sous l'effet du LSD et placent leur journal intime à la portée de n'importe quel internaute pédophile ukrainien. Je cherche des personnages qui n'essaient même plus de comprendre quand la jeunesse pose des bombes pour créer un nouvel ordre social et va assister à des &lt;a href="http://secondlife.com/community/music.php" target="_blank"&gt;concerts dans un environnement virtuel&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche l'autre histoire, celle du Monde dont le point de vue est mort avec la Révolution Tranquille, l'histoire que personne ne raconte.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1021001984397389330?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1021001984397389330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1021001984397389330' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1021001984397389330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1021001984397389330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/06/la-grande-clart.html' title='La Grande Clarté'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3139806950050364584</id><published>2007-05-24T14:34:00.000-04:00</published><updated>2007-05-24T14:44:52.750-04:00</updated><title type='text'>I'll Always be a Francophone</title><content type='html'>J'ai l'air de rien, comme ça, mais je suis un anglophone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Enfin, je sais pas. Pas sûr, pas certain. Qu'est-ce que ça veut dire, être anglophone?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au cours des cinq dernières années, à part les étés passés à Montréal, j'ai dû tenir 75% de mes conversations en anglais, 20% en turc et le reste en français. Je lis et j'écris des trucs académiques à peu près dans la même proportion et je pense en anglais beaucoup, beaucoup plus souvent qu'en français. Environ 90% des gens que je ne connaissais pas il y a dix ans et que je considère maintenant comme des amis seraient incapables de lire mon blogue ou les nouvelles que j'écris parce que je les écris en français. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; On le remarque et on me pose la question. On me demande pourquoi je m'obstine à ne pas vouloir écrire en anglais. Et je réponds toujours que, pour un Québécois, choisir une langue plutôt que l'autre ça veut dire bien plus que choisir une langue plutôt que l'autre. C'est une grosse soupière pleine de sous-entendus politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais n'importe quel insignifiant sait que le sous-entendu est un signifiant qui dissimule son signifié. C'est pas comme s'il n'y avait pas de signifié du tout. So what exactly would it mean if I were not to give a rat's ass about French?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une question m'est passée par la tête l'autre jour, une question que je n'ai jamais entendue au Québec: Serait-il souhaitable que l'anglais disparaisse à Montréal? Que Montréal devienne une francophone stricte? Je sais, je sais, ça ne risque pas d'arriver. Mais, juste pour l'exercice: Bon ou mauvais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est une question qui rend mal à l'aise (qui ME rend mal à l'aise, en tous cas) parce que les deux réponses sont des pièges. Si on répond "oui", on se trouve à demander ce qui correspond essentiellement à une forme de génocide culturel, la destruction d'une communauté qui s'est implantée alors que Montréal n'était pas beaucoup plus qu'un village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Si on répond "non", on se retrouve à vouloir limiter les ambitions du mouvement nationaliste québécois, un travail dont le Reste du Canada s'est fort bien chargé dans les dernières décennies. En fait, les moments où le Québec s'est lui-même freiné dans son élan sont précisément les moments historiques qui nous ont le plus chauffé les fesses. Je ne connais personne, souverainiste ou fédéraliste, d'assez masochiste pour affirmer que deux référendums perdus ont fait du bien au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Du reste, si on dit non, où est-ce qu'on place la limite? À partir de quel moment devrait-on décider que la Loi 101 est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;trop &lt;/span&gt;efficace?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Conjecture", que vous me dites, rien de cela ne risque d'arriver. L'anglais n'est pas près de disparaître à Montréal; la majorité des immigrants et trois cent millions de voisins sont là pour nous le rappeler. Et c'est précisément là où je voulais en venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce sont les circonstances qui nous permettent de ne pas imposer de limites à notre rhétorique. On peut tout vouloir et le clamer bien fort précisément parce que nous savons que nous ne l'obtiendrons pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais les circonstances peuvent changer. Je pourrais vous donner des exemples de peuples qui ont vécu dans une amitié relative pendant des siècles avant de s'entre-génocider. Je préfère soulever un problème, celui de l'existence-même de ces circonstances qui nous empêchent de nous poser des questions, qui nous dispensent de définir nos objectifs politiques avec précision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les circonstances peuvent changer, je disais. J'ai grandi au Bas Saint-Laurent, dans un milieu où parler couramment anglais était une forme d'exotisme.À douze ans, on m'aurait demandé si j'avais peur de devenir anglophone que j'aurais répondu d'un long ricanement. Ouais, c'est ça, et je vais devenir éleveur de gnous, tant qu'à y être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai grandi dans un environnement qui m'assurait discrètement que je ne serais jamais quoi que ce soit d'autre qu'un Québécois francophone. Je me suis dirigé vers une université anglophone sans me poser de questions, j'ai déménagé aux États-Unis sans me poser de questions et je me suis retrouvé en train de me demander si je mentais en m'affichant publiquement comme francophone. "Yes sir I'm a French speaker". Une fausse déclaration dans un recensement est un crime punissable par la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le mouvement souverainiste québécois a grandi dans des conditions qui ne lui ont jamais demandé de se mettre en question, avec assez d'opposition pour lui permettre de n'être qu'une réaction aux forces fédéralistes. Il se retrouve aujourd'hui avec un sérieux problème de définition. Ce problème n'est probablement pas la cause des résultats pitoyables du PQ aux dernières élections, mais il explique en grande partie l'abîme idéologique qui menace de s'installer dans la vie politique québécoise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on avait une meilleure idée d'un Québec idéal, ce ne serait pas un tel casse-tête de proposer un programme pour y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin, ça ne vaut pas la peine de m'écouter. Depuis que je suis viré anglophone, ça m'a rendu fédéraliste à l'os. Un traître à la patrie, eh;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3139806950050364584?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3139806950050364584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3139806950050364584' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3139806950050364584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3139806950050364584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/05/ill-always-be-francophone.html' title='I&apos;ll Always be a Francophone'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1252788863331732061</id><published>2007-05-15T15:00:00.000-04:00</published><updated>2007-05-15T15:16:15.675-04:00</updated><title type='text'>On fait quoi, Ti-Menou?</title><content type='html'>Et maintenant on fait quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous demande ça juste parce que nous ne sommes ni soumis, ni vassalisé, ni inféodé à un autre peuple, même si la voix victimo-schizophrénique est de plus en plus seule à clamer la nécessité de l'indépendance du Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai en tête &lt;a href="http://www.nfb.ca/trouverunfilm/fichefilm.php?id=3103&amp;v=h&amp;lg=fr" target="_blank"&gt;une scène&lt;/a&gt; en noir et blanc, le Vieux Québec filmé par Michel Brault et Claude Jutras en 1961. Des enfants qui courent derrière la calèche d'un couple de touriste américains, l'un d'entre eux qui leur chante "Ti-Menou" pour trois ou quatre sous blancs. Une scène tirée directement du Tiers-Monde, d'un peuple soumis, vassalisé, inféodé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On chantait "Ti-Menou" pour trois cennes et quart à l'époque. Aujourd'hui on remixe la musique des Beatles pour la présenter à Las Vegas. Moi, je vote pour qu'on sorte Falardeau de son hibernation, de gré ou de force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais on fait quoi?&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Je vous demande ça aussi parce que j'en connais pour qui le mouvement souverainiste a atteint son but. J'ai passé quelques années entouré de canadiens-anglais (oh que vous voulez que je rajoute un commentaire, hein?), et je ne compte plus les fois où on a tenté de me faire dire que la souveraineté n'était rien d'autre qu'une menace sans substance, un instrument de négociation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est ridicule, évidemment. Les souverainistes québécois sont tout ce qu'il y a de plus sincères dans leur volonté de ne plus être canadiens. N'empêche que si on s'éloigne des intentions pour se concentrer sur les réalisations, il faut admettre que c'est ce qui est arrivé: C'est à grands coups d'ultimatums qu'on a enlevé son caractère colonial au gouvernement fédéral, c'est en se préparant à mener un pays indépendant qu'on a acquis ce qui nous manquait si cruellement (l'amour propre, le capital, un gérant assez habile pour retenir Céline Dion à l'étranger, etc.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et maintenant que c'est acquis, on fait quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous pose la question parce que je crois que l'idéologie souverainiste offre la moitié de la réponse. Parce que pendant quarante ans nous avons été réalistes et demandé l'impossible, et qu'on s'en est ma foi très, très bien sortis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous pose aussi la question parce que c'est le moment de se poser des questions. Parce que le contexte change et que le paysage idéologique doit nécessairement s'adapter. Parce que si on ne passe pas un peu de temps à remettre les principes en question on risque de se retrouver coincés entre le réalisme tout ce qu'il y a de moins magique du Parti Libéral et le populisme à la "enwèye Jeff 'stie" de l'Action Démocratique. Parce qu'une telle situation n'offrirait aucune alternative valable pour ceux qui espèrent plus pour leur peuple que l'universalité des écrans plasma de 58 pouces. Parce qu'une telle situation serait en fait un terrain fertile pour la régression culturelle. Je n'ai absolument rien contre Bon Cop, Bad Cop, en autant que les mécanismes politiques demeurent pour faire profiter le cinéma d'auteur de son succès. Confiez les mécanismes politiques à Pierre-Karl, vous allez voir où il va nous les mettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est ces jours-ci de bon ton ton d'affirmer que l'option souverainiste a vécu, que l'idée de transformer le Québec en pays est dépassée. J'ai tendance à être d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors maintenant que le décès a été constaté, on fait quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; D'abord on change de ton. La plupart de ceux qui font référence à la fin du mouvement souverainiste le font sur le même ton que s'ils notaient la disparition d'un vieux poisson rouge envers lequel ils n'avaient aucun attachement émotif, un poisson dont la seule particularité était d'encombrer une tablette dans le salon. "Tiens, le PQ n'a plus de raison d'être. On va enfin pouvoir libérer de la place pour s'acheter une tévé plasma 58 pouces."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais le mouvement souverainiste a fait le Québec qui existe aujourd'hui, il a créé un horizon assez attirant pour donner aux gens le goût d'évoluer plutôt que de se concentrer sur la "protection des acquis" (expression que l'on utilise quand on est trop poli pour utiliser le mot "stagnation"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vous croyez vraiment que c'est une bonne idée de remplacer ça par "absolument rien du tout"? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors, qu'est-ce qu'on fait?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Moi -mais c'est juste moi, hein- j'ai l'impression qu'il est grand temps qu'on se tape un remue-méninges collectif. Je pense aussi que la plate-forme existe déjà pour ce genre d'échange d'idées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tapez "Blogue politique Québec" dans Google, vous obtiendrez plus d'un million de résultats. Si chacun de ces blogues ne consacrait ne serait-ce qu'un seul billet à définir ce que pourrait être un nouveau projet de société (une "troisième voie", un "Québec idéal à bâtir", appelez ça comme vous voulez) plutôt que de se limiter à réagir à l'actualité de la petite politique, on pourrait littéralement rediriger le Québec plutôt que se contenter de l'administrer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez si les Bourgault, Lévesque, Vallières et Aquin avaient refusé de s'élever au-delà du "la vente du Mont Orford, c'est tu donc pas écoeurant". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouaip, on chanterait encore "Ti-Menou" aux touristes américains.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1252788863331732061?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1252788863331732061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1252788863331732061' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1252788863331732061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1252788863331732061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/05/on-fait-quoi-ti-menou.html' title='On fait quoi, Ti-Menou?'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6642545251070906156</id><published>2007-05-08T14:18:00.000-04:00</published><updated>2007-05-08T14:34:13.555-04:00</updated><title type='text'>Dix ans</title><content type='html'>C'est le 6 mai 1997 -dix ans jour pour jour dimanche dernier- que j'ai mis le pied en Turquie pour la première fois. Pour mon premier vrai voyage, je suis parti tout seul pendant un mois au pays des Grands Méchants Musulmans plutôt que de me taper le traditionnel trois semaines en Europe de l'ouest avec les copains. C'était baveux de ma part, j'en ai payé le prix, mais j'en retire les dividendes encore aujourd'hui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les détails de cette sordide affaire sont enfouis dans un espace de rangement quelque part aux États-Unis, un carnet de voyage qui décrit la découverte de l'Orient à coups de deux ou trois pages par jour.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il en est passé, des cargos ukrainiens qui ne tiennent que par la peinture sous les ponts du Bosphore depuis ce premier voyage. Le jeune con que j'étais à l'époque a commencé sa lente mais certaine transformation en &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/01/comment-je-suis-devenu-un-vieux-con.html"&gt;un vieux con&lt;/a&gt; (statut beaucoup moins justifiable, mais aussi beaucoup plus agréable, croyez-m'en). Et le vieux con en question s'est mis en tête d'écrire une thèse de doctorat sur la vie quotidienne dans une époque lointaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les carnets de voyage sont probablement la source favorite des historiens qui s'intéressent à la vie quotidienne. Rappelez-vous de la dernière fois où vous avez décrit la composition de base d'une poutine à quelqu'un. Faites un effort, ça vous est sûrement déjà arrivé. Je parie un gros brun que la personne qui écoutait vos paroles enthousiastes avec un dégoût de moins en moins dissimulé (ignorance, ignoble ignorance!) n'avait jamais mis les pieds au Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On ne décrit pas ce que tout le monde connaît. C'est précisément pourquoi les relations de voyages sont souvent les seules sources d'information sur les aspects les plus élémentaires de la vie quotidienne, ceux qui paraissaient les plus évidents aux yeux des locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La période que j'étudie ne fait pas exception. Une bonne partie de nos connaissances à son sujet sont tirées des Voyages d'&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/02/parle-pas-trop-fort-tes-descendants.html"&gt;Ibn Battutah&lt;/a&gt;, le plus célèbre voyageur arabe du moyen-âge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Or à force de lire Ibn Battutah et de le comparer à des sources plus locales, j'ai commencé à avoir des doutes. Puis, de plus en plus, la certitude que mes doutes étaient fondés. Disons-le simplement: Ibn Battutah était un touriste qui ne comprenait pas grand chose à ce qu'il voyait. Le texte qu'il nous a laissé n'est pas un recueil d'observations, mais bien d'interprétations de ce qu'il a vu (si ça vous intéresse, un article vraiment génial à propos de la vision du monde des voyageurs &lt;a href="http://www.vagablogging.net/06-11/from-the-october-2006-issue-of-the-believer.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;). Dans les cas où il m'est possible de le comparer à d'autres sources, il semble être dans le champ beaucoup plus souvent qu'à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; D'ici quelques mois, j'aurai l'occasion de me rendre au caveau dans lequel reposent les observations du jeune con que j'étais. Bien des cargos ukrainiens sous les ponts du Bosphore, comme je disais. Je voudrais m'asseoir sur le recul que m'ont donné les dix dernières années, sur tout ce que j'ai appris entre-temps (je cite de temps à autre des chansons de groupes turcs des années '70 et '80; c'est une pratique assez rare dans mon village d'origine mais mes amis turcs ont tendance à trouver ça irritant à la longue). Je voudrais reprendre ce journal de voyage et le commenter de façon brutalement honnête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ma jeunesse est morte, mesdames et messieurs, et elle est sur le point de se retourner dans sa tombe. J'en ricane déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6642545251070906156?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6642545251070906156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6642545251070906156' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6642545251070906156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6642545251070906156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/05/dix-ans.html' title='Dix ans'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3689618928772234466</id><published>2007-05-04T15:36:00.000-04:00</published><updated>2007-05-04T15:43:23.626-04:00</updated><title type='text'>Sarkozy à Hérouxville</title><content type='html'>"Quand vous expliquez cela aux habitants de la Cappadocce qui sont Européens, vous aurez fait une seule chose, vous aurez renforcé l'islamisme."&lt;br /&gt;(Nicolas Sarkozy, au cours du &lt;a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/251273.FR.php" target="_blank"&gt;débat présidentiel télévisé&lt;/a&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Avis à tous les lecteurs de ce blogue: Si jamais je vous sers une phrase de ce genre, sachez qu'elle viendra sous la forme d'une grosse beurrée d'ironie. Parce que sans ironie, une telle affirmation est à peu près aussi insensée, incompréhensible et déconnectée de la réalité que de proposer sérieusement de &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/04/sauver-une-culture-mario-chamelier.html"&gt;transformer le Québec rural en zoo humain&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(...et quand vous expliquez aux &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html"&gt;Hérouxvilains&lt;/a&gt; que la Clique du Plateau est aussi québécoise qu'eux, vous aurez fait une seule chose, vous aurez renforcé l'ADQ...)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3689618928772234466?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3689618928772234466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3689618928772234466' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3689618928772234466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3689618928772234466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/05/sarkozy-hrouxville.html' title='Sarkozy à Hérouxville'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5669260583954939964</id><published>2007-04-29T05:00:00.000-04:00</published><updated>2007-04-29T05:11:46.163-04:00</updated><title type='text'>Sauver une culture (Mario, chamelier rebelle)</title><content type='html'>J'ai eu une longue conversation l'autre jour avec une danoise assez exceptionnelle. Je ne parle pas de pâtisserie, je parle d'une botaniste qui a visité des nomades turcs à chaque été au cours des quinze dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Des nomades en Turquie, on en voit rarement, même s'ils sont dispersés aux quatre coins du pays. Rarement, en partie parce qu'ils sont en montagne pendant l'été (lorsque la plupart des touristes sont ici) mais surtout parce qu'il y en a de moins en moins. Ceux qui en ont les moyens s'achètent une maison où habiter l'hiver (à -30, une tente en feutre est un logis frisquet), puis un camion pour remplacer les chameaux, puis un lopin de terre (un investissement plus sécuritaire que des moutons), et avant longtemps ils deviennent moins nomades que moi (dix appartements en sept ans, deux de plus à venir dans les six prochains mois).&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Triste? En quelque sorte, oui. Un mode de vie qui disparaît, c'est l'expérience humaine qui perd un peu de sa profondeur. Selon mon interlocutrice, le processus de sédentarisation commence avec l'espoir d'améliorer un confort matériel pratiquement nul, mais se termine souvent dans une vague de regrets en pensant au bon vieux temps. C'est pour cette raison que, lors de ses visites, elle évitait de parler de la vie urbaine, de porter des vêtements d'allure trop moderne et de leur offrir des cadeaux en argent. C'est sa façon de ralentir la disparition du mode de vie nomade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est pour leur propre bien", qu'elle m'a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La sédentarisation des nomades n'a rien de nouveau en Turquie. En fait, c'est un phénomène qui s'étend sur l'essentiel des mille dernières années, souvent à l'instigation de l'État. Normal: jusqu'au développement de l'aviation, un groupe nomade était une force militaire potentielle capable d'apparaître par surprise sans qu'on puisse prévoir où. C'est aussi, encore aujourd'hui, un groupe d'individus qu'il est très difficile de soumettre à des taxes et impôts conçus par et pour des sédentaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À plusieurs reprises, à travers l'histoire de ce qui est aujourd'hui la Turquie, on observe des affrontements entre les divers gouvernements et des groupes nomades. Pendant longtemps, les historiens se sont cassés la tête à essayer de découvrir ce que ces rebelles tentaient d'obtenir. Comme souvent en histoire, c'est en posant la bonne question que la réponse est finalement apparue: L'élément crucial n'est pas ce qu'ils tentaient d'obtenir, mais bien ce qu'ils tentaient de préserver, c'est à dire le seul mode de vie qu'ils connaissaient. Même si celui-ci était matériellement moins confortable que celui des paysans qu'on voulait les voir devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ça n'a rien d'original, d'ailleurs: les sociétés structurées construisent leur stabilité sur une antipathie naturelle au changement. Vous connaissez cette nation qui changeait sa culture et ses structures politique et économique à tous les cinq ans? Moi non plus, elle est disparue bien avant qu'on puisse écrire son histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est au moins en partie ce qui explique le résultat des dernières élections. Si Mario Dumont s'était présenté comme un partisan du principe du melting-pot, s'il avait affirmé que le Québec devait changer pour s'adapter aux nouvelles influences culturelles apportées par l'immigration, il n'irait pas au travail avec une quarantaine de ses sbires aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais il a fait exactement le contraire: il s'est présenté comme celui par qui le changement ne viendra pas, celui qui offre le plus ferme engagement de conserver la société québécoise telle qu'on la connaît à Hérouxville, en s'assurant que toute adaptation se ferait du côté des nouveaux arrivants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous ai déjà dit que j'ai réponse à tout? Ouais, et surtout quand il est question de Mario Dumont. Alors voici ce que je propose: Je propose de fermer les régions. Non pas "fermer" au sens de les vider de force, mais bien de les sceller, d'empêcher qui que ce soit d'en sortir et interdire tout contact avec l'étranger (et l'étranger, dans ce cas, inclut certainement le Plateau) en interdisant l'immigration vers les régions et l'éducation des gens qui y habitent. Si on veut préserver une culture, si on veut empêcher la culture rurale québécoise de disparaître, il faut prendre les grands moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est pour leur propre bien", comme on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5669260583954939964?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5669260583954939964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5669260583954939964' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5669260583954939964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5669260583954939964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/04/sauver-une-culture-mario-chamelier.html' title='Sauver une culture (Mario, chamelier rebelle)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-7513752751116230249</id><published>2007-04-20T15:00:00.000-04:00</published><updated>2007-04-20T15:14:48.549-04:00</updated><title type='text'>Changer de personnage</title><content type='html'>Je devrais le dire ouvertement, mais je n'ose pas. Si je l'avoue publiquement, qu'est-ce que vous allez penser de moi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Flashback d'une douzaine d'années. Le référendum de 1995 s'en vient et l'association étudiante de mon Cégep décide de tenir son propre petit référendum. Question double: De un, "Êtes-vous favorable à la souveraineté du Québec?". De deux, "Voulez-vous que votre association étudiante milite en faveur de la souveraineté du Québec?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quand j'ai vu la formulation de la deuxième question, j'ai hésité trois minutes et quart puis je me suis dirigé vers le local de l'asso, question de leur demander s'ils s'étouffaient souvent comme ça avec la cohérence. Arrivé sur place, je me suis présenté (honnêtement d'ailleurs) comme un souverainiste et je leur ai demandé pourquoi la seconde question n'offrait de choix véritable qu'à ceux qui avaient voté "Oui" à la première.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;J'ai alors eu le bonheur et le privilège de découvrir que le crétinisme de leur motivations dépassait le crétinisme de leur formulation: On n'offrait pas l'option, m'a-t-on dit, parce que personne dans le conseil exécutif n'était prêt à militer activement pour le "Non". On salue la démocratie représentative en passant, et on lui souhaite un prompt rétablissement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un point à retenir: Je les ai abordés en m'identifiant comme souverainiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait dans tout le Cégep qu'une seule fédéraliste avouée (dix minutes sur Google m'apprennent qu'elle est devenue avocate et fait aujourd'hui le motton en défendant une multinationale contre les folichonneries syndicales --le monde est vraiment imprévisible). Je n'avais absolument aucune intention de m'identifier comme un de ses semblables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre personnages:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve est préposé à l'accueil chez Wall-Mart. Une des expériences qui lui apportent le plus de satisfaction est d'entendre un péteux de broue qui parle avec des mots du dictionnaire se faire planter par Jeff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcel est gérant d'une succursale de la Banque Nationale. Il revient d'un séjour de deux semaines en Italie au cours duquel il a joué au golf à tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léonce est professeur de français au Cégep. Dans ses temps libres il récite à haute voix des poèmes de Gaston Miron dans des endroits publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Robert est médecin. Il a passé l'été dernier au Mali, à effectuer bénévolement des opérations à coeur ouvert avec des instrument chirurgicaux biodégradables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune de ces descriptions ne fait référence à un programme politique et pourtant chaque personnage est facilement identifiable à un des quatre principaux partis politiques québécois. Je ne vous ferai pas l'insulte de préciser lequel est lequel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben voilà, il est là mon problème. En montrant que la droite existait au Québec comme ailleurs, la victoire de l'ADQ (soyons sérieux, c'est effectivement une victoire) a décapité l'argument principal en faveur de la souveraineté du Québec. Dans notre village d'Astérix, y'a pas mal de bustes de César cachés dans les tiroirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours des dernières semaines, la question qui m'a occupé l'esprit n'était pas de savoir si je crois encore que la souveraineté est la meilleure option. Non, ce qui me tracasse, c'est de savoir à quel personnage on risque de m'identifier si jamais j'admets que je pourrais voter contre l'indépendance du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si il faut que je me mette à pratiquer tout de suite, vous êtes mieux de pas roter le balloney, ma gang de fendants de clique du Plateau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-7513752751116230249?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/7513752751116230249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=7513752751116230249' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/7513752751116230249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/7513752751116230249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/04/changer-de-personnage.html' title='Changer de personnage'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-4708521747079813545</id><published>2007-04-11T14:43:00.000-04:00</published><updated>2007-04-11T14:59:23.069-04:00</updated><title type='text'>Quand on parle du loup...</title><content type='html'>Je me suis prononcé un peu trop vite &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/04/trois-images-dont-un-masque-de-pltre.html"&gt;en me ralliant&lt;/a&gt; à cette foule qui soupçonne que le mouvement souverainiste québécois est à l'article de la mort. Le mouvement se porte bien, très bien en fait, mais il faut savoir où le chercher.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Je l'ai trouvé dans les pages d'un encart du quotidien &lt;a href="http://www.radikal.com.tr/" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Radikal&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (l'équivalent turc du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Devoir&lt;/span&gt; -- juste assez intello pour limiter les sports à une seule page) publié spécialement dans le cadre du &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/04/festival.html"&gt;Festival de Films d'Istanbul&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Après celles de Pierre Vallières, de René Lévesque et de Jacques Parizeau -ah et puis celle d'André Boisclair si vous y tenez- voici donc la version "Graphiste Turc" du mouvement pour l'indépendance du Québec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous pouvez le constater, c'est essentiellement le Canada en entier qui est appelé à tomber dans les mains de George W. Bush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_lm-Qcc0c6rk/Rh0vXKwIpHI/AAAAAAAAABQ/md6ND9LMW-s/s1600-h/b%C3%B6l%C3%BCn%C3%BCr.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lm-Qcc0c6rk/Rh0vXKwIpHI/AAAAAAAAABQ/md6ND9LMW-s/s320/b%C3%B6l%C3%BCn%C3%BCr.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052246432049308786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une seule question continue à me travailler l'esprit: Que le reste du Canada se rattache aux États-Unis, je veux bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais est-ce qu'on est vraiment obligés de prendre Terre-Neuve avec nous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-4708521747079813545?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/4708521747079813545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=4708521747079813545' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4708521747079813545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4708521747079813545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/04/quand-on-parle-du-loup.html' title='Quand on parle du loup...'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_lm-Qcc0c6rk/Rh0vXKwIpHI/AAAAAAAAABQ/md6ND9LMW-s/s72-c/b%C3%B6l%C3%BCn%C3%BCr.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2035145804357000079</id><published>2007-04-06T14:49:00.000-04:00</published><updated>2007-04-06T15:00:40.532-04:00</updated><title type='text'>Festival</title><content type='html'>Une fois n'est pas coutume: Puisque &lt;a href="http://doa.blogue.canoe.com/" target="_blank"&gt;Dominic Arpin&lt;/a&gt; ne risque pas de vous en parler, voici la publicité télé pour le Festival de Films d'Istanbul. Je dois l'avoir vue une douzaine de fois et j'embarque autant à chaque fois:&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/kiEI3kdsNco"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/kiEI3kdsNco" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduction des sous-titres:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleur metteur en scène"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleur montage"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleur scénario"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleur costume"&lt;br /&gt;"Meilleur maquillage"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleure directrice photo"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleure musique"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meilleure actrice&lt;br /&gt;"Meilleure actrice de soutien"&lt;br /&gt;* *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Il reste encore quelques jours au festival mais, à part cette publicité, j'en retiens déjà deux films. De un, "&lt;a href="http://www.isuma.ca/thejournals/fr" target="_blank"&gt;Le journal de Knud Rassmussen&lt;/a&gt;", un film qui ne se laisse pas apprécier facilement, mais qui finit par suggérer que son réalisateur, Zacharias Kunuk, a quelque chose du cinéaste de génie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Et de deux, "&lt;a href="http://www.helveticafilm.com/" target="_blank"&gt;Helvetica&lt;/a&gt;", un documentaire sur la typographie que tout le monde devrait voir. L'ironie, dans cette affirmation, c'est qu'elle n'a absolument rien d'ironique: je suis ressorti du cinéma en comprenant enfin d'où viennent certaines impressions que je traîne depuis des décennies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les deux bientôt à l'affiche dans le repaire secret de la clique du Plateau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2035145804357000079?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2035145804357000079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2035145804357000079' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2035145804357000079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2035145804357000079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/04/festival.html' title='Festival'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6054842384671245802</id><published>2007-04-02T16:07:00.000-04:00</published><updated>2007-04-02T16:22:53.051-04:00</updated><title type='text'>Trois images dont un masque de plâtre</title><content type='html'>C'est une histoire que bien des gens racontent ces jours-ci. Certains la présentent comme une bonne blague, d'autres comme une tragédie. Laissez-moi vous en donner ma version, résignée plus que tragique, une version en trois images.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La première est une scène tournée, caméra à l'épaule, durant la Grande Noirceur. Elle montre les Canadiens-Français opprimés par des anglos qui contrôlent leur économie à travers un monopole financier, leur politique à travers Duplessis, leurs âmes à travers l'Église catholique.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Celui qui regarde l'écran rumine, sous son collier de barbe, une vérité toute simple: Le Québec est un pays colonisé et, comme ses frères africains, est sur le point d'accéder à la libération. L'oppression -morale, économique, linguistique- n'a qu'une source, le colonialisme britannique. Se libérer du Canada anglais, c'est régler tous les problèmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La deuxième image est une figure de style au centre d'une chanson engagée, quarante ans plus tard. Elle affirme que le Québec, bien loin d'un peuple ordinaire, est un village d'Astérix qui résiste contre l'immense vague de droite venue du sud, un argumentaire unique en terre d'Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'oppression a disparu mais l'opposition demeure: On vise encore l'indépendance qui permettra au Québec d'élever sa voix contre le concert conservateur qui saisit le continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La troisième image est un masque de plâtre. Les traits du visage qu'il représente restent à définir mais, on le voit déjà, en seront exclus le privilège de se prétendre opprimés (à moins d'être d'allégeance politique schizophréniste ou de s'appeler Pierre Falardeau --ou plus probablement les deux à la fois) et celui de se croire différents du reste de l'humanité --ou des voisins américains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La Révolution Tranquille? Elle est apparue avec le Rock'n Roll. L'explosion des coûts de la santé? Rien de local, on en parle à tous les jours dans les médias américains. La fameuse vague conservatrice? Clinton et Bouchard on désamorcé la gauche mainstream de l'intérieur, les Républicains de George W. et la horde de propriétaires de garages (de &lt;i&gt;&lt;b&gt;grrrrrros&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; garages) de Mario l'ont achevée de l'extérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de continuer à s'afficher comme des nègres blancs quand on contrôle la moitié de Las Vegas. Difficile de s'arroger le monopole de la gauche du continent quand l'ADQ reçoit huit fois plus de votes que Québec Solidaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce masque de plâtre qui se solidifie lentement, il ressemble drôlement au masque mortuaire du mouvement souverainiste québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6054842384671245802?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6054842384671245802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6054842384671245802' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6054842384671245802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6054842384671245802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/04/trois-images-dont-un-masque-de-pltre.html' title='Trois images dont un masque de plâtre'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2999851593947452588</id><published>2007-03-22T14:59:00.000-04:00</published><updated>2008-01-18T14:48:35.824-05:00</updated><title type='text'>Programme IV: Québec Solidaire</title><content type='html'>Certains partis effectuent des remaniements ministériels. Cela nécessite, bien sûr, d'être au pouvoir. Or sans espoir de remporter les élections, Québec Solidaire s'est permis un remaniement de ses idées en pleine campagne électorale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'a, à ma connaissance, rien changé dans la formulation des 25 propositions de QS, mais l'ordre dans lequel elles sont présentées a été complètement chamboulé entre la version pdf de leur programme disponible au début de la campagne et celle que l'on retrouve sur leur site web aujourd'hui. Des détails, vraiment? Pas nécessairement:&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Trônant en tête de la version originale du document se trouvait la proposition de fonder une "assemblée constituante" élue au suffrage universel (mort aux capitalistes qui prétendent que l'Assemblée Nationale du Québec existe déjà!) afin d'effectuer une consultation qui déterminera que les Québécoises zélé québécois désirent la souveraineté. (proposition #23)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Minute, papillon: créer une institution qui existe déjà pour en arriver "par consultation" à une conclusion prédéterminée? Moi aussi, si une telle chose se retrouvait sur la première page de mon programme, je m'arrangerais pour l'enfouir à l'avant-dernière page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres merveilleuses idées, on nous annonce aussi que QS va mettre "sur pied des congés servant à la formation linguistique pour les travailleurs et les travailleuses, financés conjointement par l’État et les employeurs" (proposition #19). En d’autre therme, plusse ont fais des fôte de Francais, moin ont travaillent. Sti c lfun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand le programme affirme que "Québec solidaire réduira progressivement, et ce à tous les niveaux, le nombre d’élèves par classe. " (proposition #18), vous ne vous inquiétez pas de savoir comment? Vous ne vous inquiétez pas qu’on vous promette quelque chose qui peut être la conséquence directe d’un décrochage scolaire massif? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant plus que, après avoir quitté l'école, la situation ne s'améliore pas. Laissez-moi prendre un petit ton paternaliste (phallocrate! obscurantiste! adéquiste! jefffillionesque!) et rappeler à Québec Solidaire que la majorité des gens qui reçoivent un salaire au Québec reçoivent ledit salaire de cette méprisable et horriblissime machine que l'on appelle l'entreprise à but strictement lucratif. Et alors?, me demanderez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors l'approche de Québec Solidaire envers lesdites entreprises consiste à:&lt;br /&gt;-Couper leurs marges de profit (qu'elles soient morales ou pas, légitimes ou non) par des hausses d'impôt;&lt;br /&gt;-Augmenter leurs masses salariales (à partir de niveaux moraux ou pas, légitimes ou non) en renforçant les syndicats;&lt;br /&gt;-Augmenter leurs dépenses relatives aux avantages sociaux (suffisantes ou pas, légitimes ou non) en offrant de pleines retraites aux employés à temps partiel qui travaillent cinq heures par semaine; &lt;br /&gt;-Décourager l'achat de leurs produits sous prétexte (moral ou pas, légitime ou non) qu'elles sont à but lucratif;&lt;br /&gt;-Diminuer le temps de travail et augmenter les vacances de tous leurs employés sans toucher à leurs salaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr ces politiques favorisent toutes les travailleurs. Mais elles ne favorisent pas vraiment les sans-emplois qui travaillaient autrefois pour des entreprises ayant pris la décision (peut-être pas légitime et certainement pas morale) de déménager dans un pays où règne un gouvernement plus ouvert à l'idée de prostituer ses finances publiques. Et des pays comme ça, il y en a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marx disait que la révolution post-capitaliste devait se produire sur une base internationale. C'est vraiment si compliqué de comprendre pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque chose de vraiment déprimant à conseiller aux membres de Québec Solidaire d'aller lire Karl Marx...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.quebecsolidaire.net/files/25Eng%C3%89lec.pdf" target="_blank"&gt;Programme de Québec Solidaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html"&gt;Programme I: ADQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-ii-plq.html" target="_blank"&gt;Programme II: PLQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iii-pq.html"&gt;Programme III: PQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[Note : Si vous voulez obtenir une copie de la version précédente du programme –que j’ai téléchargée quelque part entre le 1er et le 4 mars-, surtout si vous avez un espace pour le rendre disponible sur le web, couriellez-moi (trepanistan[at]gmail[point]com).]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2999851593947452588?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2999851593947452588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2999851593947452588' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2999851593947452588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2999851593947452588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iv-qubec-solidaire.html' title='Programme IV: Québec Solidaire'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5511654388454416001</id><published>2007-03-14T14:30:00.000-04:00</published><updated>2007-03-22T15:19:22.037-04:00</updated><title type='text'>Programme III: PQ</title><content type='html'>Certains des adversaires du Parti Québécois le présentent comme obsédé par l'idée de souveraineté du Québec, qu'il considère comme une panacée. Ces critiques feraient toutefois bien de jeter un coup d'oeil au programme du parti, qui offre une perspective toute différente sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le programme du PQ, l'indépendance du Québec est le seul objectif politique d'importance réelle, dans la mesure où elle réglera tous nos problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuance.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais encore faut-il lire le programme en question, ce qui n'est pas de la tarte. Pour un parti qui se présente comme le plus grand défenseur du français, le style est surprenamment sec et bureaucratique --à mille lieues d'un hommage à la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'autant plus dommage dans la mesure où ceux qui sont en mesure de lire ce texte sont de moins en moins nombreux. Comme le programme lui-même l'affirme,&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"il existe encore une fraction importante de la population qui a moins qu’un diplôme de 9e année" (p. 54)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; Puisque, aux dernières nouvelles, le diplôme en question n'est pas décerné au Québec, c'est là un problème qui ne peut qu'aller en empirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, les solutions au problème sont multiples. On affirme par exemple que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Le sport d’élite constitue une vitrine privilégiée de la culture d’un pays et un excellent moyen de stimuler la jeunesse à viser l’excellence." (p.25)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;C’est précisément ce que disait déjà Mario Lemieux, il y a quelques années, en utilisant toutefois des mots moins compliqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Pour ceux qui l'auraient oublié, Lemieux continue de faire rayonner la culture québécoise en tant que propriétaire des &lt;strike&gt;Pingouins de Pittsburgh&lt;/strike&gt; Pittsburgh Penguins.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans ce flot continu d'abrutissement généralisé, le PQ ne doute pas une seconde de sa solidité intellectuelle. Par exemple, il nous promet que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"les élèves s’initieront à une troisième langue mais après qu’une étude d’impact aura préalablement été menée sur les conséquences pédagogiques de l’intégration d’une troisième langue dans le programme" (p. 21)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Une solidité intellectuelle telle, comme je vous le disais, que les résultats positifs de l'étude sont connus et pris en compte avant même qu'elle ne soit menée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, pour ma part, j'en perds des bouts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte du programme, par exemple, débute par la liste d'une douzaine de principes qui guident le parti (pp. 3-5). Or l'énoncé de dix de ces douze principes débute par "Le Québec est et sera..." (le présent faisant référence à l'actuel régime colonial, le futur simple signifiant les lendemains qui chantent après l’accession à la souveraineté). Est-ce que cela veut dire que la souveraineté ne changera rien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ou presque, bien sûr, puisque selon cette déclaration de principes les deux caractéristiques que le Québec ne possède pas encore sont l'indépendance et la laïcité. Mais l'indépendance est quand même un gros morceau à accepter si elle ne sert qu'à taper sur des prêtres qui sont déjà à genoux (quelle que soit leur motivation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est probablement aussi à cause de ma faible capacité crânienne que j'ignore pourquoi ils insistent sur le fait que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Entre 1994-1995 et 1999-2000, les transferts fédéraux au Québec pour la santé, l’éducation postsecondaire et l’aide sociale ont été réduits d’une somme cumulative de 7,5 milliards de dollars." (p. 61)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Serait-ce là une attaque contre les capacités de négociation intergouvernementale du parti qui a gouverné de &lt;a href="http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/deputes35l1se.html" target="_blank"&gt;1994 &lt;/a&gt;à &lt;a href="http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/deputes36l2se.html" target="_blank"&gt;2003&lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parti Québécois est un parti fondé sur la démocratie. Et, semble-t-il, plus précisément sur la démocratie populaire. C'est ainsi que la couverture du programme désigne le texte comme un "programme de pays" (puisque les masses laborieusent rêvent d'un pays préprogrammé). Dans le même ordre d'idées, une des étapes de la Longue Marche vers la Souveraineté consiste à "entreprendre un exercice d'éducation et de formation populaires" (p. 13).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répétez après moi: on divise la population en deux. D'une part le vrai peuple, qui veut voter PQ, et d'autre part les ennemis du peuple, qui n'ont pas encore appris qu'ils veulent voter PQ. Un petit séjour en camp de rééducation devrait leur faire comprendre La Vérité. C'est d'ailleurs probablement le même besoin d'uniformité qui incite le parti à demander le "règlement pacifique des différents (sic)" (p. 51).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut toutefois pas pousser la paranoïa trop loin. Quand on affirme que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Nous constatons, par exemple, que nos habitudes alimentaires génèrent des problèmes de santé tels qu’il est nécessaire d’en faire une priorité." (p.58)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;...il s'agit probablement d'André Boisclair qui admet enfin les conséquences de son refus de "&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=19KakJDuNHs" target="_blank"&gt;roter le baloney&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est aussi pas toujours nécessaire pour le Parti Québécois de s'imposer avec des méthodes musclées pour remplir ses promesses. Certaines de leurs promesses ne sont que du vent, comme celle de "conférer un statut collectif à l'air" (p. 31)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Si j'étais un petit comique, je m'amuserait du fait que le PQ a le statut collectif à l'air. Mais nous nous devrons de garder notre sérieux devant le cuisant échec qu'essuieront ainsi les compagnies d'air. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de la même manière, si le PQ nous promet d'"exiger que tout accord de libre-échange doive exclure de son application [...] le système carcéral adulte ainsi que juvénile" (p. 77), on peut probablement espérer voir l'esclavage aboli chez nous d'ici peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le projet du Parti Québécois est d'abord et avant tout un projet rassembleur. Car, comme l'affirme son programme, "Le Québec est et sera solidaire" (p. 4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'issue, il va sans dire, d'une action démocratique. Si je peux moi aussi de m'exprimer de façon aussi libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://campagne.pq.org/fichiers_pq/programme2005.pdf" target="_blank"&gt;Programme du Parti Québécois&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html" target="_blank"&gt;Programme I: ADQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-ii-plq.html" target="_blank"&gt;Programme II: PLQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iv-qubec-solidaire.html"&gt;Programme IV: Québec Solidaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5511654388454416001?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5511654388454416001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5511654388454416001' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5511654388454416001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5511654388454416001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iii-pq.html' title='Programme III: PQ'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-806849486045711600</id><published>2007-03-08T13:11:00.000-05:00</published><updated>2007-03-22T15:17:39.575-04:00</updated><title type='text'>Programme II: PLQ</title><content type='html'>Le Parti Libéral du Québec est dans une situation unique. Contrairement aux autres partis, qui essaient de nous convaincre que nous vivons en enfer, il doit démontrer à son électorat que ce dernier habite en fait le paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là une tâche, soyons honnêtes, plus facile pour le PLQ que, disons, pour le PLSR (&lt;a href="http://www.liberalparty-srilanka.org/" target="_blank"&gt;Parti Libéral du Sri Lanka&lt;/a&gt;). Mais le PLQ doit aussi se présenter comme l'origine de cet état nirvanesque. Fort heureusement, l'histoire est une substance malléable. Par exemple, le programme affirme que, &lt;blockquote&gt;"...notre nation doit continuer de s’affirmer et de se distinguer comme elle le fait depuis 400 ans" (p. 63)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;...et ce malgré les perfides insinuations de votre prof d'histoire péquisse, qui prétend que le plus gros de ces quatre siècles s'est passé dans un état de subordination coloniale.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le PLQ possède aussi une personnalité forte, comme l'énonce parfaitement cette citation de Claude Ryan:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Être libéral, c’est vouloir en même temps le progrès de l’individu et celui de la société. Ces valeurs forment un tout. C'est ensemble, et non séparément, qu’elles donnent au Parti libéral sa physionomie propre." (p. 7)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le parti se distingue donc très nettement du PQ (dont le programme demande l'arrêt du progrès de l'individu), à celle de l'ADQ (qui réclame à grands cris la régression de la société) et celui de Québec Solidaire (inconfortable à l'idée d'une physionomie propre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette personnalité forte, elle trouve sa source dans la liste des "défis auxquels le Québec fait face", à savoir le vieillissement de la population, la concurrence internationale, le développement durable et le défi des finances publiques (p. 4). À part un développement durable -que son caractère décoratif dispense d'être défini- le reste semble pour le moins &lt;a href="http://www.pourunquebeclucide.com/" target="_blank"&gt;lucide&lt;/a&gt; (et c'est pas un compliment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, tout au contraire de l'&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html" target="_blank"&gt;ADQ&lt;/a&gt; qui promet de la rigueur intellectuelle dans un avenir éloigné, le PLQ a la ferme intention de baisser les standards ou, comme le programme l'affirme si joliment, de "rendre notre culture plus accessible" (p. 68). C'est pourquoi, et je cite:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Nous prenons sept engagements en éducation.&lt;br /&gt;ENGAGEMENT No 5: FAVORISER LA RÉUSSITE SCOLAIRE" (p. 27)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Je cite dans le texte, sans rien couper entre les phrases. Moi, si j'étais eux, je commencerais par l'engagement numéro cinquante-douze, 'apprendre à compter'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(D'accord, c'est un &lt;i&gt;cheap shot&lt;/i&gt;, mais je n'ai absolument pas trafiqué la citation, vérifiez vous-mêmes).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le PLQ, c'est aussi le véhicule politique de la demi-vérité discutable. C'est le seul des quatre gros partis à inclure dans son programme des graphiques tronqués, ces merveilleuses petites représentations visuelles qui réussissent à donner l'impression que 9,3 est le double de 7,7 (on les retrouve aussi sur les armoiries de la République Démocratique de la Malhonnêteté Intellectuelle). On compte, au total, pas moins de huit de ces petites merdes dans le programme libéral (pp. 9, 14, 35, 43 et 44).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est malhonnête, ou c'est inquiétant: La diminution de la taille de la fonction publique, par exemple, est projetée pour les sept prochaines années (p. 14), comme si une des promesse du PLQ était de rester au pouvoir après la fin de son nouveau mandat. Non seulement le PLQ ne promet pas d'élections à date fixe, il sous-entend même qu'y'en aura pas, des élections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même manière, le programme nous affirme que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Contrairement à l’idée reçue, l’investissement privé est en progression au Québec. Ainsi, pour les 2 dernières années dont les résultats sont finaux, soit 2004 et 2005, les investissements des entreprises ont représenté 11,5 % du PIB au Québec contre 11,3% du PIB pour le Canada (sans  l'Alberta qui bénéficie d'une conjoncture unique)." (p. 48)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;...ce par quoi, je suppose, on veut dire qu'il n'est pas de mise d'affirmer que l'économie albertaine est plus active que la nôtre puisque que l'économie albertaine est plus active que la nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout n'est pas perdu, car il y a aussi un humour raffiné au PLQ, ou à tout le moins chez la personne déléguée pour rédiger les pages environnementales. C'est ainsi qu'on apprend que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;"L’environnement n’a jamais été une priorité pour le PQ. Il a gouverné à vue, sans vision d’ensemble." (p. 56)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;...ce qui est, à vue de nez, une manière de voir visiblement peu visionnaire, mais qui nous fait aussi voir qu'être visionnaire n'a rien à voir avec avoir des visions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, finalement,&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;"Même la Politique nationale de l’eau, pourtant annoncée en grande pompe, n’était pas accompagnée du financement nécessaire à sa mise en oeuvre." (p. 56)&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, comme nous le rappelle Jean Charest, à quoi peut bien servir la grande pompe quand on siphonne le budget?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.plq.org/pdf/Plateforme_PLQ_2007_FR.pdf" target="_blank"&gt;Programme du Parti Libéral du Québec&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html"&gt;Programme I: ADQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iii-pq.html"&gt;Programme III: PQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iv-qubec-solidaire.html"&gt;Programme IV: Québec Solidaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-806849486045711600?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/806849486045711600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=806849486045711600' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/806849486045711600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/806849486045711600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-ii-plq.html' title='Programme II: PLQ'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-4958196914211602579</id><published>2007-03-06T14:30:00.000-05:00</published><updated>2007-03-22T15:17:18.925-04:00</updated><title type='text'>Programme I: ADQ</title><content type='html'>Ainsi donc, notre petit tour d'horizon (l'horizon est bien bas, ne l'oubliez pas) des programmes politiques débute, alphabétiquement, par celui de l'ADQ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ADQ qui, dans son programme politique, pose la question:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;"Saviez-vous que... [...] Depuis 1976, tous les gouvernements successifs promettent à tour de rôle une décentralisation qui est restée au stade d’un simulacre ?" (p. 20)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Se présentant comme l'incarnation du changement, le parti de Mario Dumont propose une... décentralisation du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;En fait, l'ADQ porte le concept d'autonomie à un niveau qui frise l'obsession psychopathologique. On respecte l'autonomie des parents, des régions, des directeurs d'école (voir plus bas) et des professionnels de la santé. Un texte ancien, le "Protocole des Sages de Rivière-du-Loup", contient d'ailleurs cette sage pensée: "Offre à ton prochain son autonomie. Nul ne pourra par la suite t'accuser de manquer de leadership ou d'agir de façon totalement irresponsable." C'est du moins ce que l'on raconte, les deux pieds réchauffés par la truie, dans les sombres landes du Bas Saint-Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus généralement, quand on prend connaissance du programme "autonomiste" de l'ADQ, on réalise rapidement qu'il s'agit de faire la souveraineté du Québec sans se séparer du Canada: Le Québec deviendrait ainsi un "état autonome" plutôt qu'une province, on n'aurait plus qu'un seul rapport d'impôt et on promulguerait une constitution Québécoise à laquelle, en toute logique, les activités du gouvernement fédéral en sol québécois serait soumises. Ces transformations ne peuvent évidemment se faire sans l'accord du gouvernement fédéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d'autres termes, l'ADQ tient à obtenir la même chose que le PQ mais de façon négociée. Mettre fin aux "chicanes constitutionnelles", vous disiez?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'ADQ est aussi le seul parti à promettre de la rigueur intellectuelle. Sans blague:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;"Un gouvernement qui se soucie réellement de la réussite des jeunes ne doit pas se contenter de politiques de nivellement par le bas, mais plutôt encourager la culture de l’effort et de la rigueur." (p. 11)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   L'ADQ est tournée vers l'avenir. C'est pourquoi cette rigueur sera l'apanage exclusif des futures générations. Entre-temps, on nous affirme (à la page précédente, rien de moins) que&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Les pays scandinaves fonctionnent avec des effectifs ministériels qui correspondent à 10 % du nombre de fonctionnaires du ministère québécois de l’Éducation" (p. 10)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;...sans qu'on s'embête trop de préciser s'il s'agit d'un total ou d'une moyenne des pays Scandinaves, de quels niveaux scolaires il est question, si ledit ensemble inclut la Finlande ou pas et, plus généralement, d'où sort cette statistique que l'on espère visiblement ne pas voir vérifiée par personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'ADQ est d'abord et avant tout un parti inclusif. C'est pourquoi le programme affirme que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Tous ceux et celles qui vivent au Québec sont des Québécois, sans exception" (p. 3)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;L'affirmation a plusieurs conséquences, mais j'en retiens deux. D'une part, il est possible d'être québécois sans être canadien: Suffit d'être un étudiant étranger à McGill ou à l'UdM. Et de deux, les féministes on gagné: On abolit les Québécoises pour traiter tout le monde comme des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gagné, vraiment? Pas tout à fait, il reste un délai. Par exemple, l'ADQ promet de&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"renforcer le rôle du directeur de l’école afin qu’il puisse exercer pleinement son leadership en matière de pédagogie et d’administration." (p. 11)&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Si la mesure s'avère efficace, on l'étendra aux directrices d'école l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, en terminant, une belle grosse citation toute juteuse:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"L’identité du Québec s’est également développée par la contribution exceptionnelle de nos créateurs, de nos chercheurs et de nos entrepreneurs qui, depuis plusieurs années, font la fierté du Québec partout sur le globe. Il faut donc reconnaître cette extraordinaire vitrine qui nous est ainsi offerte de vendre le Québec que nous aimons tant."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;C'est une citation qui me touche dans mon profond le plus creux, peut-être parce que je suis moi-même payé pour être un tel chercheurs. Mais je m'avoue un tout petit peu inconfortable devant une telle utilisation du verbe "vendre", en partie parce que je ne suis pas certain du rôle que j'ai à jouer dans ladite transaction (quoi qu'il semble que je fasse partie de la marchandise transigée), mais aussi et surtout parce qu'une des définitions qu'offre mon Petit Robert pour le verbe "vendre" est la suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Abandonner par intérêt d'argent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://adqaction.com/media/ADQ_Programme.pdf" target="_blank"&gt;Programme de l'ADQ (pdf)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-ii-plq.html"&gt;Programme II: PLQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iii-pq.html"&gt;Programme III: PQ&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iv-qubec-solidaire.html"&gt;Programme IV: Québec Solidaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-4958196914211602579?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/4958196914211602579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=4958196914211602579' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4958196914211602579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/4958196914211602579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html' title='Programme I: ADQ'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-443130204658599439</id><published>2007-03-05T15:04:00.000-05:00</published><updated>2007-03-22T15:16:34.452-04:00</updated><title type='text'>Programmes</title><content type='html'>Je suis, vous savez, comme un de ces petits enfants qui se lèvent à cinq heures du matin et transforment la cuisine en champ de bataille dans le but de faire à leurs parents la surprise d'un gâteau qui, avec un peu de chance, n'aura pas causé d'incendie transformant la maison en perte totale --mais un gâteau toujours immangeable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sauf que mon gâteau à moi, il rêve de diriger le prochain gouvernement du Québec.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Oui mes enfants, mes amis, mes camarades, je veux parler de la soupe aux nouilles, de la soupe au lait, de la soupe aux pois et du potage équitable. Et je les ai ingurgités dans leur forme, oh! peut-être pas la plus visqueuse, mais certainement la plus aride: Les programmes politques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors surveillez, dans les prochains jours, ma petite revue littéraire des programmes des quatres plus gros ("grand" est un bien trop grand mot) partis: &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-i-adq.html" target="_blank"&gt;ADQ&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-ii-plq.html"&gt;PLQ&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iii-pq.html"&gt;PQ&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programme-iv-qubec-solidaire.html"&gt;QS&lt;/a&gt;. D'accord, je ne me suis peut-être pas levé à cinq heures du matin pour ce faire, mais je me suis quand même tapé à peu près 250 pages de couci-couça (ce qui, contrairement à ce que pourraient croire les &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html" target="_blank"&gt;Hérouxvillains&lt;/a&gt;, n'est pas un plat nord-africain). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme disait l'autre, j'te jure, Antoine, ce que j'ai fait, aucun enfant ne l'aurait fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-443130204658599439?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/443130204658599439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=443130204658599439' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/443130204658599439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/443130204658599439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/programmes.html' title='Programmes'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3923687487490140141</id><published>2007-03-01T14:22:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T14:26:14.051-05:00</updated><title type='text'>Impression soleil couchant</title><content type='html'>Je suis un être bon. D'accord, d'accord, pas tout le temps, mais quand je pense pouvoir en tirer profit, oui. Et là, justement, j'ai envie. D'être un être bon. Lors laissez-moi répondre cette bonté à vos pieds. Et ramassez-la. Parce que la bonté, même ma bonté à moi, c'est bon pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Vous me demandez, ô êtres dubitatifs! comment serai-je bon pour vous aujourd'hui. Cessez vos supplications et laissez-moi m'exprimer: Aujourd'hui, je serai bon en vous décrivant une scène de rêve, une scène féerique, une scène dont VOUS êtes le héros (ou l'héroïne, je n'ai rien contre la drogue):&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Alors vous voilà, vous avez payé, oui vous avez acquitté votre droit de passage. Votre présence parmi cette foule est donc parfaitement légitime et, avec elle, vous vous écoulez du salon des passagers vers l'extérieur, vers le quai. Vous embarquez vous aussi, mais choisissez de ne pas vous joindre à cette majorité qui emprunte l'escalier. Vous préférez vous glisser le long de la banquette qui longe le bord, à tribord, vers la proue, au ras des flots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est 17h05 et le bateau vient de quitter la rive européenne d'Istanbul en direction de Kadiköy. À ce moment le vent vous frappe, beaucoup plus froid que sur la terre ferme. Pendant un instant vous envisagez de retraiter vers la cabine où, on vous l'a dit, il fait chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Puis vous levez les yeux et, d'un coup, vous comprenez que L'Ambassadeur ne vous avait pas menti: Devant vous s'élève une masse d'un gris-bleu presque uniforme. Seuls les mots de votre informateur vous permettent de tracer les lignes entre les bâtiments mythiques: Süleymâniye, palais de Topkapi, Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue. Et derrière cet assemblages aux limites de l'abstrait, le ciel le plus extraordinaire qu'il vous ait été donné d'admirer, un écran rose si gonflé de lumière que vous vous attendez à le voir exploser d'un moment à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'aurais pu plaquer une photo sur votre écran. Mon talent extraordinairement limité de photographe vous aurait -faussement- convaincu que vous comprenez de quoi je parle. Mais aujourd'hui je suis bon, je vous l'ai déjà dit, et je fais mieux: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous dis quand être où.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Lorsque j'étais au secondaire, "à quatre heures en avant des bus" voulait dire "m'en vas te casser 'a yeule". Mais ce ne sont là qu'erreurs de jeunesse. Aujourd'hui, si je vous dit "à cinq heures dans le bateau pour Kadiköy", ça signifie plutôt que vous allez en tomber sur le cul.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3923687487490140141?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3923687487490140141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3923687487490140141' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3923687487490140141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3923687487490140141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/03/impression-soleil-couchant.html' title='Impression soleil couchant'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8879638281667645615</id><published>2007-02-22T14:56:00.000-05:00</published><updated>2007-02-22T14:59:39.369-05:00</updated><title type='text'>Ah! les artistes...</title><content type='html'>Qu'est-ce qui fait qu'on peut qualifier quelqu'un d'artiste? La plupart du temps, quand le début de la phrase contient le mot au singulier défini ("Le rôle de &lt;i&gt;l'artiste&lt;/i&gt; est...", "&lt;i&gt;L'artiste&lt;/i&gt; est par nature..."), la fin de la phrase risque d'être empesée de boulechite. N'empêche, j'ai quand même l'impression qu'une personalité artistique est une personnalité qui a quelque chose d'unique, d'original. Quand on entend parler un vrai artiste, on sent qu'il y a quelque chose de spécial qui se passe, que ses paroles témoignent d'une sensibilité hors du commun. Pas étonnant que Picasso et ses semblables occupent l'essentiel des pages des dictionnaires de citations.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Au risque de me répéter, je tire la quasi-totalité de mon savoir &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/la-semaine-mahe-paiement-panoptique-et.html" target="_blank"&gt;sociologique&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/its-just-sylvain-against-world-baby.html" target="_blank"&gt;moral &lt;/a&gt;du Magazine La Semaine. Au-delà des simples entrevues et articles de fond, on y retrouve auss des conversations entre artistes et, bon, je ne voudrais surtout pas me vanter au travers de mes lectures, mais franchement ça bouillonne d'excitation intellectuelle. Tenez, par exemple, extrait d'un message d'artiste à artiste, tiré verbatim de la page 39 du Vol. 2, #43 (2 décembre 2006):&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Tu es vraiment une belle personne, entière, authentique et en cheminement. Tu te diriges de plus en plus vers ton essence, vers ta voie. C'est beau de voir ça.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;En lisant c'est lignes, on sent tout de suite qu'on a affaire à une toute autre catégorie d'êtres humains. Une sensibilité toute particulière, je vous dis. J'en frissonne encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8879638281667645615?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8879638281667645615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8879638281667645615' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8879638281667645615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8879638281667645615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ah-les-artistes.html' title='Ah! les artistes...'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-7579266490894985839</id><published>2007-02-16T14:30:00.000-05:00</published><updated>2007-02-16T14:32:21.392-05:00</updated><title type='text'>Google Images en tant qu'autorité théologique</title><content type='html'>Dans la catégorie "horreur journalistique", permettez-moi de mettre en nomination &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2007/02/16/003-guerre-musulmans.shtml" target="_blank"&gt;cette merveilleuse petite merde&lt;/a&gt; pondue par le service de l'information de Radio-Canada. Ce ou cette journaliste a visiblement jugé raisonnable de considérer Google comme l'autorité qui scelle 1400 ans de débats théologiques. Google Images, dois-je le préciser, parce qu'une recherche textuelle aurait demandé un petit peu trop de rigueur.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Dans le même ordre d'idée, les habitants d'un petit village Pakistanais récemment branché à Internet viennent de découvrir que les &lt;a href="http://images.google.com/images?q=chr%C3%A9tien&amp;btnG=Search&amp;svnum=10&amp;hl=en&amp;safe=off&amp;client=firefox-a&amp;rls=org.mozilla%3Aen-US%3Aofficial"&gt;chrétiens &lt;/a&gt;sont une bande de semi-extraterrestes se regroupant en comités internationaux pour rechercher la "clé du cul".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-7579266490894985839?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/7579266490894985839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=7579266490894985839' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/7579266490894985839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/7579266490894985839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/dans-la-catgorie-horreur-journalistique.html' title='Google Images en tant qu&apos;autorité théologique'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6834803946251437478</id><published>2007-02-15T13:28:00.000-05:00</published><updated>2007-02-16T14:29:49.792-05:00</updated><title type='text'>Espèce de Jean-Marie Le Pen</title><content type='html'>Moi, ce qui m'amuse dans la menace de procédures judiciaires initiées par l'ADQ contre Pierre Arcand pour avoir comparé Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen, c'est Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Bon, d'accord, Le Pen m'amuse seulement parce que j'aime l'humour noir. Euh... disons l'humour de mauvais goût. Anyways, je me demande ce qui se passerait si Nicolas Sarkozy comparait Jean-Marie Le Pen à Mario Dumont? Est-ce que Le Pen pourrait poursuivre Sarkozy en affirmant quelque chose du genre "Je suis peut-être d'extrême droite, mais je ne suis pas un imbécile?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou, peut-être plus à propos, est-ce que le système judiciaire français permet à Jean-Marie Le Pen de traîner en justice ceux qui le comparent à Jean-Marie Le Pen?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6834803946251437478?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6834803946251437478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6834803946251437478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6834803946251437478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6834803946251437478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/espce-de-jean-marie-le-pen.html' title='Espèce de Jean-Marie Le Pen'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-420426968674649485</id><published>2007-02-14T14:13:00.000-05:00</published><updated>2007-02-15T13:58:59.579-05:00</updated><title type='text'>It's just Sylvain against the world, baby</title><content type='html'>Moi je suis pour ça, les artistes opprimés. Federico Garcia Lorca, Tupac Shakur, Dostoïevski, quand ça souffre, ça m’interpelle. C’est précisément pourquoi je ressens une certaine communauté d’âme avec Sylvain Cossette. Arrêtez de rire, c’est une histoire très très très sérieuse qui explique tout ce qui va mal dans le monde et qui se termine avec la mise au pilori d'un de vos plus grands héros. Ça commence par un flash-back :&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Je suis chez moi à Istanbul, sur... dans une pièce que mon frère m'a demandé de ne pas nommer parce qu'il est en croisade contre la scatologie (n'empêche que c'est pas moi qui écoute du Doc Gynéco). Tout à coup, par un hasard absolument incroyable, je tombe sur le numéro du 11 novembre 2006 du Magazine La Semaine. C'est un numéro extraordinaire, comme vous êtes sur le point de découvrir, un numéro qui va changer ma vie. Surtout les pages 24 et 25.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Page 25: Une immense photo de Sylvain Cossette qui affirme, en légende, qu'il a "essayé de faire du bien aux autres". C'est une phrase-choc destinée à accrocher votre attention pour que vous lisiez l'article. Et puisque vous aussi, vous voulez que Sylvain vous fasse du bien, vous lisez l'article en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce qui nous amène à la page 24, qui nous offre le palpitant récit de la création de "Les 7", la comédie musicale grâce à laquelle il entend faire du bien aux autres. Il s'agit d'"un conte fantastique qui décrit les relations entre sept hommes tous prénommés Martin [...] Mais un jour, la venue d'une jeune fille fera changer les choses."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je vous vois venir, mais la réponse est non, bande de psychanalystes dégénérés. Autant que possible, j'essaie de m'élever au-dessus du genre de considérations vulgaires qui vous occupent maintenant l'esprit. J'ai un surmoi, moi. Et moi et mon surmoi, on essaie d'aller, genre, dans le niveau du profond.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et dans le niveau du profond, SylCos nous explique que cette pièce parle d'un retour à des valeurs comme l'amitié, l'amour et la solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OOOOOOOOOOOOKKKKKKKKKKKK. Stop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tant qu’on utilise des formulations positives, on peut dire bien des choses et son contraire sans que personne ne le remarque. De "un Québec fort dans un Canada uni" à "je vis au jour le jour en m'accrochant à mes rêves", y'a vraiment aucune limite aux contradictions qu'on peut faire tenir dans une petite valise. Pour mettre fin à ce fléau, pour comprendre ce qui se cache derrière des affirmations aux apparences innocentes, il faut accepter de voir la réalité en face, de nommer le négatif, de rejeter le positif, bref, de décrire ce monde comme un véritable enfer. Ça tombe bien, je suis bon là-dedans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors qu’est-ce que ça veut dire, dans le cas de Sylvain? S'il affirme qu'il faut retourner à des valeurs comme l'amitié, l'amour et la solidarité, ça doit bien vouloir dire que certains autres ne sont pas de cet avis, non? Contre quoi Sylvain se bat-il? Qui opprime Sylvain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je ne sais pas si &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/la-semaine-mahe-paiement-panoptique-et.html" target="_blank"&gt;je vous l’ai déjà dit&lt;/a&gt;, mais le Magazine La Semaine est l’alpha et l’oméga. Il contient tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie, le monde et les valeurs morales sans jamais avoir osé le demander. Eh bien moi, ce que je veux savoir sur la vie, c’est l’identité de l’oppresseur de Sylvain. Et ça tombe bien puisque cette semaine le Magazine La Semaine nous offre plusieurs réponses possibles. Les énergies négatives, par exemple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Fast-forward d’une soixantaine de pages (pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, le Magazine la Semaine est un magazine relativement épais). Vous tombez sur la papesse du turbinage d'énergies antitoxines dans les enzymes d'alimentation vivante, Solange Laurin N.D. (le N.D., c'est pour "non diplômée"), qui répond à un lecteur l'accusant d'insinuer que les fruits causent le cancer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Animée par une inexplicable rancune contre les gens en sarrau blanc, la grande prêtresse des noix laissées à tremper dans le gluten par une nuit de pleine lune en remuant trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre (c'est pour la rotation de la terre) répond à son impertinent lecteur: La raison pour laquelle il a cru lire dans sa chronique que les fruits causent le cancer, c'est tout simplement parce que les fruits causent effectivement le cancer. Elle en veut pour preuve l'expertise de la cafétéria de l'Institut Hippocrape de Flooooooride, dont l'autorité ne saurait être contestée puisque : De un, il porte le nom du fondateur de la médecine (celui qui a fondé la médecine en entortillant une couleuvre autour d'un bâton) et que : De deux, elle l'a visité trois fois. Et si jamais vous croyez qu'elle a tort, qu'importe: une judicieuse petite décharge légale dans le bas de la page (...ne doivent pas être considérés comme un avis médical...) vous enlève le droit de poursuivre ladite prêtresse en justice pour vente d'huile de serpent, tout en préservant le droit inaliénable du magazine à faire des profits en publicisant ses propos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; [Certains jours, je me dis que c'est vraiment une bonne chose de faire confiance au bon sens populaire. D'autres jours, je m'étonne de la quantité d'argent qu'on peut faire en supposant le contraire.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais on peut manger des fruits jusqu’à s’en donner le cancer sans pour autant renoncer à l’amour, l’amitié et la solidarité. Qui d’autre trouverait profit dans la défait historique du Bien et de Sylvain Cossette? Serait-ce le "boléro en castor rasé de Zuki" que portait (en page 13) Ima pour la soirée de l’ADISQ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; OK, deux constatations: De un, j’ai quitté le Québec il y a plus de cinq ans et je n’ai aucune idée de qui est cette "Ima". Sauf que, dans "L’enfant sauvage" de Truffaut, le docteur Itard avait nommé un petit handicapé intellectuel "Victor" parce que c’était un des seuls mots qu’il réussissait à prononcer. En d’autres termes, ça s’annonce plutôt mal pour Ima.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Deuxième constatation: Je ne suis pas trop sûr, comme chante un certain, de ce qu'est un "boléro en castor rasé de Zuki". Mais ça sonne vachement pornographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sauf que, il faut l'admettre, les pornographes tombent en amour, les pornographes ont des amis et, diantre, quand les pornographes sont attaqués de toutes parts par les parangons de vertu et d'humilité bien dissimulée, ils savent même faire preuve de solidarité. Il faut donc chercher ailleurs la réponse à notre question: Mais qui donc opprime Syvlain Cossette?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et si on remplaçait le purement pornographique par le simple mauvais goût? Surprise, une autre alternative s’offre à nous. L'espace d'un instant, j'ai vraiment envie de ne pas vous en dire plus, juste comme ça, pour satisfaire mon instinct de cruauté. Mais je suis un maître de la chtratégie dévoré par le désir de vaincre, alors voici: Allez faire un tour en page 3. L'article s'intitule "Chritiana, évincée du loft: 'David ne m'a pas trahie'"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est une entrevue de fond avec "une évincée sensible et déterminée" (ça s’invente pas), à qui son prince charmant a menti à propos d'une histoire de bracelet d'immunité (j'ai pas trop compris le principe, mais ça semble se rapprocher du concept de collier anti-puces). L’évincée en question se présente dans un format dit du "p’tit pétard qui va faire pitié sérieux dans vingt ans" (la stupidité ne s'exfolie que durant la jeunesse, ô jeunes filles nubiles! Si vous voulez être encore belles à 50 ans, lisez des livres!). On la voit sur une photo entourée à gauche de sa mère (pour laquelle, pourrait-on croire en notant son caractère lunaire au niveau du derme, une des valeurs fondamentales est le prix de deux paquets d'Export A vertes) et à droite de son frère de quinze ans (affublé du regard anxieux de l'adolescent dont tous les amis auront bientôt l'occasion de voir sa soeur en train de baiser à la télévision). L’article nous donne aussi accès à une lettre secrète envoyée par un autre participant de Loffe Story, une missive enflammées d'où suintent amour et problèmes de grammaire. On précise qu’il "a fallu du temps à Christiana afin de nous livrer cette lettre, car elle ne voulait pas trahir son David", prouvant par le fait même que la demoiselle en question est sensible aux arguments du genre "Enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc, enwèye-donc [etc.]"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le mensonge, la manipulation, Télévision Quatre Saisons, le lucre et la fornication (tous tout nus dans le même lit) : Est-ce donc là ce contre quoi se bat Sylvain Cossette?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Eh bien oui et non. J'ai passé des jours et des jours à réfléchir sur la question, et j'ai fini par revenir à l'essentiel, à savoir l'entrevue avec Sylvain. Peu avant la fin de son entretien il nous offre, subtilement, la clé de son oeuvre: "J'ai voulu transmettre des valeurs qui me sont chères. Souvent, on pense en fonction de la popularité."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bien évidemment, SylCos sait pertinemment qu'il faut penser en fonction de la popularité, puisque c'est l'impopularité qui permet de déterminer qui sont les losers. Mais après avoir vendu des millions d'albums il peut maintenant se concentrer au zen, au tisanes organiques, au partage de la sagesse, bref, à son rôle d'artiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Moi, par exemple, je  me suis levé un jour en disant que j'allais m'opposer à l'amitié, à l'amour et à la solidarité. Évidemment, personne ne m'a entendu le dire parce que je n'ai pas d'amis, parce qu'il n'y a pas de fille dans mon lit et parce que tout le monde complote contre moi. Mais par la suite, j'ai lu l'article sur Sylvain, et j'ai fini par comprendre: L'oppresseur de Sylvain Cossette, c'est moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais essayer d'arrêter, mais je ne vous promets rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[Note: Les opinions exprimées dans ce texte ne reflètent pas nécessairement celles de l'auteur, qui ne saurait en être tenu légalement responsable. Eh eh...]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-420426968674649485?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/420426968674649485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=420426968674649485' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/420426968674649485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/420426968674649485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/its-just-sylvain-against-world-baby.html' title='It&apos;s just Sylvain against the world, baby'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1608918973833750703</id><published>2007-02-14T14:06:00.000-05:00</published><updated>2007-02-14T14:13:38.873-05:00</updated><title type='text'>Le Québec, c'est l'Europe en Amérique</title><content type='html'>C'est, comment dit-on? ...savoureux. Pierre Arcand, qui semble vouloir devenir le Silvio Berlusconi du Québec, compare Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai que le Québec est vachement européen. Je suis juste pas sûr qu'il y ait de quoi en être fiers...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1608918973833750703?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1608918973833750703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1608918973833750703' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1608918973833750703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1608918973833750703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/le-qubec-cest-leurope-en-amrique.html' title='Le Québec, c&apos;est l&apos;Europe en Amérique'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3878486586987446590</id><published>2007-02-07T14:27:00.000-05:00</published><updated>2007-02-07T15:09:30.536-05:00</updated><title type='text'>Cause toujours, Hérouxvilain</title><content type='html'>Comme tout le monde, j'ai perdu plus de temps que je n'oserais l'avouer sur YouTube, mais je n'avais jamais envisagé dénoncer quelque vidéo que ce soit en cliquant sur "Flag as inappropriate". Mais quand je suis tombé sur l'horrible petit tapon d'antisémitisme intitulé "&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=g9SrdhNmwPI" target="_blank"&gt;Twitz Musik&lt;/a&gt;" (l'oeuvre de jeunes entrepreneurs dynamiques qui ont décidé de voler le concept des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Têtes à Claques&lt;/span&gt; en remplaçant le "pas très drôle et plutôt insignifiant" par du "pas drôle du tout et haineux"), j'y ai repensé à deux fois. Pas pour poser un geste politique important, non, simplement pour être en paix avec ma conscience.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Il y environ deux mois, j'ai eu une conversation avec un collègue néerlandais sur le racisme dans nos pays respectifs. Il me disait qu'aujourd'hui, aux Pays-Bas, la classe politique tient un discours qui aurait été impensable il y a dix ans, avant les boutefeux du genre de Pym Fortuyn, Ayaan Hirsi Ali, Théo Van Gogh et son assassin Bohammed Bouyeri, un discours dans lequel être ouvertement raciste n'est plus interdit. Non pas que l'opinion publique ait soudainement découvert l'intolérance. Non, c'est plutôt qu'on dit aujourd'hui tout haut ce que tout le monde pensait tout bas il y a dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je lui ai répondu que je doutais qu'une telle chose puisse arriver au Québec. Bien sûr, l'ignorance court les rues chez moi comme ailleurs. Mais j'étais convaincu que le Québec peut compter sur l'omniprésence d'une certaine pensée de gauche et surtout sur la conscience de ses propres origines immigrantes pour éviter les dérapages sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'avais tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai regardé la prestation d'André Drouin à TLMP, via &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=2Jwf2NGUZ80" target="_blank"&gt;You&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5P0QXaKJ6vA" target="_blank"&gt;Tube&lt;/a&gt;. Le type fait preuve d'une stupidité qui choquerait la moule moyenne. Ce n'est pas un crime, je vous l'accorde. Mais il est dangereux parce que sa connerie est une connerie revendicatrice. Il a une vision du monde complètement déformée, dans laquelle il est dans la nature du Musulman d'imposer le voile aux employées de la Caisse Pop du village, et n'écoute que ceux qui confirment ses délires de persécution et la prétendue justesse de sa croisade. Il tient cette vérité comme &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/02/les-hritiers-de-franklin-avec-un.html" target="_blank"&gt;allant de soi&lt;/a&gt; que la guerre et autres formes de violence font partie de certaines cultures (mais pas de celle de la MRC Mékinac, qui a pourtant historiquement préféré aux Normes de Vie des Amérindiens la simplicité d'un génocide). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pire encore, il semble complètement inconscient des conséquences de ses prises de position publiques. D'accord, nous sommes encore loin des déportations de masse et des escadrons de la mort. Mais je serais curieux de savoir comment se porte ces jours-ci la moyenne quotidienne de petites blagues méprisantes envoyées vers le seul collègue Musulman au bureau, comment se traduit le débat dans les cours d'écoles secondaires (là où l'affirmation "le débat est allé trop loin" a une forte tendance à laisser la place au genre de pression psychologique qui pousse au suicide). Si on lui faisait la remarque, Drouin serai d'abord surpris puis s'efforcerait probablement de ne pas y penser. Le fait que son action puisse avoir des conséquences négatives lui est totalement inconcevable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est peut-être un effet de ma mémoire défaillante, mais le Hérouxvilain et les Twitz sont les deux exemples les plus clairs de racisme québécois dont je puisse me souvenir. Je les ai reçus coup sur coup, en pleine gueule, et je vous mentirais si j'affirmais que mes sentiments à l'égard de mon appartenance à la nation québécoise aujourd'hui n'ont pas changé depuis une semaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est pourquoi, quand j'ai appris le Congrès Islamique Canadien et le Forum Musulman Canadien menaçaient de déposer une plainte à la Commission des Droits de la Personne, ma première réaction a été une espèce de joie perçante, celle qui vient avec le sentiment de vengeance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis j'y ai repensé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je l'ai déjà dit &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/09/ferme-ta-gueule-espce-de-minorit.html" target="_blank"&gt;ailleurs&lt;/a&gt;, il est facile de défendre le droit à la liberté d'expression pour les gens avec qui nous sommes d'accord, pour la leader démocrate qui lutte contre une junte militaire ou pour un écrivain mis en prison pour avoir affirmé son homosexualité. Mais le vrai test, celui qui nous fait comprendre si cette liberté est un principe solide ou tout simplement une arme de rhétorique à géométrie variable, c'est celui des cas qui nous répugnent. C'est de défendre David Irving, mis en prison en Autriche pour ses idées, même si ses idées impliquent que l'holocauste est une invention. C'est de dénoncer l'antisémitisme version locale des Twitz sans empêcher qui que ce soit d'en contempler le contenu dégoûtant. C'est de refuser d'imposer le bâillon à André Drouin sous prétexte qu'à force de vomir de la haine il en finit par avoir une haleine de rat crevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au delà de la simple honnêteté intellectuelle, il y a plusieurs raisons raisons pour les laisser parler. Parce qu'il faut éviter de leur offrir l'auréole des opprimés politiques. Parce que certaines idées autrefois intolérables sont devenues par la suite des symboles de progrès (imaginez, même la Déclaration des Normes de Hérouxville suggère que "les hommes et les femmes ont la même valeur"!) Et surtout parce que, la plupart du temps, ces idées sont intellectuellement difficiles à défendre. Stupides. Crétines. Qu'elles sont indémontrables et facilement démontées. Et qu'il est tout aussi agréable que pertinent et efficace de les ridiculiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est précisément ce que j'ai essayé de faire il &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html" target="_blank"&gt;y a quelques jours&lt;/a&gt;. C'est aussi ce que réussit &lt;a href="http://www.erouleville.com/main.htm" target="_blank"&gt;ce beau petit site&lt;/a&gt;. C'est, encore et surtout, ce que Guy A. Lepage et Dany Turcotte ont magnifiquement accompli à Tout le monde en parle. Et c'est la raison pour laquelle ce ne sera pas moi qui va dénoncer le caractère inapproprié que possède pourtant si visiblement la petite merde pondue par Twitz.tv.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3878486586987446590?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3878486586987446590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3878486586987446590' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3878486586987446590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3878486586987446590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/comme-tout-le-monde-jai-perdu-plus-de.html' title='Cause toujours, Hérouxvilain'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1290935196573794325</id><published>2007-02-03T12:14:00.000-05:00</published><updated>2007-05-04T15:42:36.095-04:00</updated><title type='text'>L'Étranger (selon des Hérouxvilains)</title><content type='html'>Si vous avez un peu travaillé avec des sources narratives médiévales en persan (ah non?), vous savez que certains textes en disent plus long sur leur auteurs que sur leurs sujets. Eh ben dans ce rayon-là, on a pondu une pépite y'a pas longtemps, la fameuse &lt;a href="http://municipalite.herouxville.qc.ca/normes.pdf" target="_blank"&gt;Déclaration des Normes de Hérouxville&lt;/a&gt;. Alors voici, en primeur, ma petite glose fielleuse sur ce qu'est un Étranger selon les Hérouxvilains (s'cusez, j'ai pas pu m'en empêcher).&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;[N]ous considérons comme hors norme toute action ou tout geste s’inscrivant à l’encontre de ce prononcé, tels le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique ou en les faisant brûler vives, les brûler avec de l’acide, les exciser etc. [...] Toute forme de violence à l’endroit des enfants est proscrite.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt; Dans son pays, l'Étranger (qui, assez curieusement, habite un pays appelé lui aussi l'Étranger) s'amuse beaucoup à raffiner l'art de la cruauté, mais jamais envers les hommes. C’est un pays où on brûle les femmes (mais seulement vivantes), on les lapide sur la place publique (jamais en privé), on les brûle avec de l'acide (je crois que ça fait partie d'un festival dans le village de Borat), on les excise et, parfois, on les et caetera, ce qui laisse place à l'imagination (et aux groupes ethniques qui se sentiraient exclus de cette trop courte liste de sévices). Elles doivent d'autre part se prévaloir de tous ces traitements sans conduire de voiture. Quant aux enfants, on ne prend pas la peine de développer de torture particulière à leur intention: Ils grandissent si vite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Nous écoutons de la musique et nous buvons des boissons alcoolisées dans les lieux publics ou privés [...]&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; L'Étranger, qui vient d’un pays où il est interdit de s’amuser, sait instinctivement qu’il ne pourra pas invoquer les Déclaration des Normes de Hérouxville lorsque la police l’arrêtera pour avoir siroté sa bière en marchant sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Dans [nos hôpitaux et nos CLSC] les patients mangent la nourriture traditionnelle qu’on leur offre. Il est fréquent d’y entendre de la musique, d’y voir des revues, magazines ou journaux ou toute autre forme de contenus multimédias conformes à l’esprit communautaire régissant nos normes de vie.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt; L'Étranger doit s'attendre à ce que, s'il visite l'hôpital, on lui offre le plat national du Québec, à savoir les patates pilées en poudre et le pain de viande au carton. Il doit aussi lutter contre son instinct qui lui suggère fortement de ne pas finir son assiette, un comportement qui est commun dans son pays.&lt;br /&gt; L'Étranger n’a jamais entendu de musique et refuse d’accepter le magazine La Semaine, pourtant la forme la plus aboutie de l’affirmation de notre culture nationale. Lorsque poussé dans de tels retranchements, il fait preuve d'une réaction instinctive et se met à brûler des femmes avec de l'acide et à les empêcher de conduire. L'Étranger a évidemment l'esprit pratique, puisque la salle d'attente d'un CLSC est l'endroit idéal pour empêcher une femme de conduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Depuis plusieurs années, en vertu de la laïcisation de nos écoles, aucun local n’est fourni pour les prières ou toutes formes d’incantations. D’ailleurs, dans plusieurs de nos écoles il n’y a plus aucune prière. On y enseigne de plus en plus la science et de moins en moins la foi.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;L'Étranger prie parfois, mais la plupart du temps préfère s'adonner à des incantations, y ajoutant au gré de sa fantaisie sacrifices d'animaux, fabrication d’homuncules et danse du ventre. Il comprend que, quand même, les Hérouxvilains se laissent la porte ouverte à imposer la prière dans QUELQUES écoles, mais surtout pas aux incantations magiques. L'Étranger ne prend toutefois pas note de la légère amertume avec laquelle avec laquelle les conseillers municipaux DÉMOCRATIQUEMENT ÉLUS ajoutent qu'on enseigne de moins en moins la religion dans les écoles (ceci est un texte démocratique, le résultat d'un consensus qui le dispense d'être cohérent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Lors de votre arrivée chez nous vous verrez des garçons et des filles se baigner ensemble dans la même piscine par exemple. Ne soyez pas surpris car, pour nous, c’est normal.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;L'Étranger imagine que Hérouxville est un paradis tropical... ou alors il arrive toujours entre fin juin et début août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Dans les piscines publiques nous avons des gardiens et des gardiennes de sécurité. Il est fréquent de voir un gardien en devoir lorsqu’ensemble (sic) baigneurs et baigneuses s’amusent. Toutes les lois adoptées pour permettre de tels phénomènes l’ont été en suivant un processus rigoureusement démocratique.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;L'Étranger, dans son pays, est habitué à voir des sauveteurs, des maîtres-nageurs ou des lifeguards protéger les baigneurs de la noyade. Il comprend toutefois que la démocratie justifie tout, y compris la présence autour de la piscine d’hommes et de femmes refusés (et refusées) par l’École Nationale de Police de Nicolet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Depuis toujours, chez nous, un policier peut questionner, aviser, sermonner, signifier une infraction, indépendamment à un homme ou une femme. [...] Pour respecter les lois votées démocratiquement nous acceptons d’avoir notre photo sur les passeports, carte d’assurance maladie et permis de conduire.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;L'Étranger vient d’un pays où la police n’a aucun droit. La seule chose qu'il ne puisse supporter est qu'on le prenne en photo ce qui, on le sait bien, n'est un moyen pour le gouvernement de lui voler son âme.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Dans nos familles les garçons et les filles mangent ensemble, à la même table, la même nourriture. Ils peuvent manger toutes sortes de viandes, fruits et légumes. Ils n’ont pas à manger exclusivement de la viande ou exclusivement des légumes. Et ils peuvent manger des deux en tout temps de l’année.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Chez l'Étranger, les hommes mangent de la viande de janvier à juin et des légumes de juillet à décembre. Les femmes suivent le calendrier inverse, et se nourrissent à l'étable. Si l'Étranger est chrétien et qu'il espère qu'on le laissera s’adonner à quelque forme de jeûne que ce soit pendant le Carême, il se met le doigt dans l'oeil.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Si les enfants mangent de la viande de boeuf, à titre d’exemple, ils ne chercheront pas à savoir la provenance du boeuf, qui l’a tué, à quel endroit, de quelle façon ou quel jour. Dans nos familles, ce qui est ingurgité par la bouche sert exclusivement à nourrir le corps. L’âme se nourrit autrement.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;L'Étranger (et, lorsqu'il ne l'a pas battu à mort, son enfant) est prêt à renverser toutes les normes sociales pour vérifier que sa nourriture est d'origine organique. Il a aussi l’ambition démesurée de retirer un plaisir psychologique du bon goût de ses aliments. Avec toute la saloperie de propagande de la Di Stasio, on serait étonné du contraire. L'Étranger est sous l’emprise de l'insidieuse propagande des Italiens qui, comme par hasard, sont aussi des Étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;La certitude nous habite, comme personnes élues et élus, que nous saurons donner à ces nouveaux arrivants l’assurance que les conditions de vie qu’ils ont fuies dans leur pays ne sauront se reproduire ici.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;L’Étranger est un être complexe, dans la mesure où il passe la moitié de sa vie à fuir des conditions de vie et l’autre moitié à tenter de les recréer à l’autre bout du monde. Il a toutefois retenu la leçon de son ancien Président À Vie, selon laquelle le fait d’être élu augmente significativement la capacité d’avoir raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Voilà, c’est tout, et c’en est déjà trop. Oh, j’oubliais : Dans la &lt;a href="http://municipalite.herouxville.qc.ca/Standards.pdf" target="_blank"&gt;version anglaise&lt;/a&gt;, la section "À propos des femmes" devient "Our women", comme dans l'expression "Y viennent nous voler nos femmes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais autrement, ça complète le portrait de ce qu'est un étranger pour le Hérouxvilain: Un être profondément violent, mais seulement envers les plus faibles, un être qui a horreur du bonheur et qui est capable des plus horribles réactions lorsqu'il y est confronté, un être qui s'adonne à des activités incompréhensibles qui semble avoir quelque chose à voir avec la sorcellerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, je viens de comprendre. Pour les Hérouxvilains, l'Étranger, c'est Gargamel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1290935196573794325?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1290935196573794325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1290935196573794325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1290935196573794325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1290935196573794325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/02/ltranger-selon-des-hrouxvilains.html' title='L&apos;Étranger (selon des Hérouxvilains)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3194021931927823486</id><published>2007-01-28T15:54:00.000-05:00</published><updated>2007-01-28T16:34:42.538-05:00</updated><title type='text'>Moi, si j'étais le boss...</title><content type='html'>Si j'étais le boss, j'irais directement au conseil municipal de Montréal (parce que si j'étais le boss, je ne ferais certainement pas de la politique municipale à plein temps) et je ferais adopter une motion qui dirait:&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;"Les gens originaires de &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20070128/CPACTUALITES/701280608/5032/CPACTUALITES" target="_blank"&gt;Hérouxville &lt;/a&gt;sont les bienvenus à Montréal à condition de ne pas affirmer la supériorité de la race blanche, de ne pas commettre de crimes haineux et de ne pas participer à des opérations de nettoyage ethnique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Vous aurez peut-être l'impression que c'est un message d'intolérance. En fait, c'est le contraire. S'ils ne sont pas racistes, ils n'ont aucune raison d'être choqués, non? Et pour les autres, il est plus que temps que quelqu'un mette ses culottes. Au cas où. On sait jamais. C'est le gros bon sens, il me semble.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3194021931927823486?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3194021931927823486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3194021931927823486' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3194021931927823486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3194021931927823486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/moi-si-jtais-le-boss.html' title='Moi, si j&apos;étais le boss...'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-8768213281358690949</id><published>2007-01-25T14:56:00.000-05:00</published><updated>2007-01-30T13:21:38.555-05:00</updated><title type='text'>Mes cinq choses à moi</title><content type='html'>OK, ça j'aime pas ce genre de chose, je l'admets d'emblée. Mais comme la &lt;strike&gt;demande&lt;/strike&gt; tag vient d'un &lt;a href="http://www.mab.ms/fai/" target="_blank"&gt;bloguiste &lt;/a&gt;qui a une forte tendance à avoir quelque chose à dire et qui n'a pas l'habitude de nous raconter qu'&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-ne-vous-drangera-pas-pour.html" target="_blank"&gt;il est allé au gym, ou au lac, ou que la voisine est venue emprunter du sucre et mautadine que sa robe fait cheap&lt;/a&gt;, je vais m'y soumettre. Alors voilà, cinq choses que la plupart d'entre vous ne sait pas à mon sujet:&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strike&gt;1) &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-ne-vous-dira-pas-son-nom.html" target="_blank"&gt;Mon nom&lt;/a&gt;. Vous ne savez pas mon nom&lt;/strike&gt;&lt;br /&gt;OK, cé jusse une joke, là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) J'ai déjà été de gagnant, au niveau de ma classe, d'un concours de dessins commandité par Desjardins. Je devais avoir dix ans et le dessin me représentait, moi, en train d'empêcher mon p'tit frère de se jeter devant un autobus scolaire en marche. J'ai encore le dessin et, quand je le regarde, je me demande vraiment pourquoi ils l'ont choisi. M'enfin, mon p'tit frère est encore en vie, ne s'est jamais jeté devant un autobus en marche et est plus frétillant que jamais, j'ai pas de quoi me plaindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) J'ai une &lt;a href="http://www.madamcarolyn.com/images/palmlines/head6.gif" target="_blank"&gt;ligne simienne&lt;/a&gt; à la main droite. Selon les experts que vous consultez (pédiatres néonatalogistes ou chiromanciens), ça peut vouloir dire que je suis probablement soit dévoré par l'ambition, soit atteint de trisomie 21. Vous ai-je déjà dit que deux tiers des visites que reçoit ce blogue est composé de gens qui cherchaient le site web du magazine &lt;a href="http://www.sitemeter.com/?a=stats&amp;s=sm1trepanistan&amp;r=11" target="_blank"&gt;La Semaine&lt;/a&gt; sur Google? CQFD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strike&gt;3) J'ai vraiment une très haute opinion de moi-même&lt;/strike&gt;&lt;br /&gt;Ok, ok, il faut quelque chose que vous ne savez pas encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) J'ai déjà passé 48 heurs à Niagara Falls sans jamais voir les chutes. Je suppose que c'est digne d'une mention dans le livre des records Guiness. Essayez de battre mon record, ça me rassurerait d'en trouver de plus pathétiques que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Dans la mesure du possible, je me paie un voyage en Asie à chaque semaine, habituellement pour prendre le thé dimanche après midi. Le plus beau jardin de thé d'Istanbul surplombe du haut d'une falaise l'entrée du Bosphore. De chez moi, c'est vingt minutes de bateau suivies d'une petite marche d'un quart d'heure sur le bord de la mer. Vue sur la vieille ville, petite brise maritime: Quand il fait beau, c'est absolument génial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) J'ai déjà fabriqué un mur de gnous. En visitant les bouquinistes du St-Laurent, je suis tombé sur un livre pour enfants sur les gnous (quand même surprenant de voir que presque tous les livres sur les gnous sont des livres pour enfants, comme si les adultes ne ressentaient aucune empathie pour ce qui semble être l'animal le plus déprimé au monde). Je n'ai rien de Martha Stewart, mais j'ai quand même réussi à découper toutes les images et les ai habilement juxtaposées pour couvrir un petit bout de mur. Quand j'ai déménagé, mon coloc' qui gardait l'appartement a eu tôt fait de faire disparaître le troupeau. Le bon goût des autres me perdra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Et voilà, j'ai fait ma part. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-8768213281358690949?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/8768213281358690949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=8768213281358690949' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8768213281358690949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/8768213281358690949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/mes-cinq-choses-moi.html' title='Mes cinq choses à moi'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6442196438894797922</id><published>2007-01-23T12:06:00.000-05:00</published><updated>2007-01-24T02:20:33.740-05:00</updated><title type='text'>Projection</title><content type='html'>Depuis vendredi dernier, il y a des manifestations quotidiennes à Istanbul pour dénoncer la violence nationaliste, des milliers de gens qui mettent temps et énergie pour exprimer un point de vue largement répandu dans la société turque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Depuis vendredi dernier, le site des nouvelles de Radio-Canada, probablement l'organe de presse francophone non-européen le mieux outillé pour la couverture internationale, a publié deux nouvelles à propos de la Turquie: "&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/01/19/004-journaliste-turc-meurtre.shtml" target="_blank"&gt;Un journaliste abattu&lt;/a&gt;" et "&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/01/20/006-turquie-suspect.shtml" target="_blank"&gt;Un suspect arrêté&lt;/a&gt;". Depuis, plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en tire deux conclusions:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;De un, j'ai enfin trouvé la réponse à cette horrible question que l'on m'a posée à quelques reprises au cours des dix dernières années: "Pourquoi est-ce que vous pensez que nous, les Turcs, sommes des barbares?" &lt;br /&gt;Ça s'appelle faire de la &lt;a href="http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=495" target="_blank"&gt;projection&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;De deux, si vous voulez qu'on entende votre point de vue partout dans le monde, n'essayez pas de vous limiter à une action politique légitime. Tuez quelqu'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[Mise à jour: OK, ça a pris du temps, mais ça a finalement été &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/01/23/007-Obseques-Dink.shtml" target="_blank"&gt;corrigé&lt;/a&gt;.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6442196438894797922?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6442196438894797922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6442196438894797922' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6442196438894797922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6442196438894797922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/projection.html' title='Projection'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6538154686222979814</id><published>2007-01-21T10:27:00.000-05:00</published><updated>2007-01-21T10:45:18.796-05:00</updated><title type='text'>Traiter des enfants comme ça, c'est  vraiment immonde (mais qu'est-ce qu'on s'amuse!)</title><content type='html'>J'ai habité pendant trois ans aux États-Unis. C'est une expérience qui a fait de moi un être violent, méprisant, matérialiste, immoral, ultra religieux et complètement ignorant de toutes les autres cultures. Mais ça a valu la peine, puisque j'y ai découvert la &lt;a href="http://www.npr.org/" target="_blank"&gt;National Public Radio&lt;/a&gt; et surtout &lt;a href="http://www.onpointradio.org" target="_blank"&gt;On Point&lt;/a&gt;, de loin la meilleure émission de radio qu'il m'ait été donné d'écouter (désolé &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/la-semaine-mahe-paiement-panoptique-et.html" target="_blank"&gt;Mahée&lt;/a&gt;, t'es belle pareil).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Depuis que j'habite en Turquie, je continue à être violent, méprisant, matérialiste, immoral, ultra religieux et complètement ignorant de toutes les autres cultures, mais ça fait un peu loin pour capter la radio américaine. Heureusement qu'il y a le merveilleux monde de la balladodiffusion qui me sauve la vie.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Sauf que pour réconcilier ma silhouette filiforme avec la quantité phénoménale de chocolat qui y transite sur une base quotidienne (je me contente la plupart du temps de schnoutte à rabais, mais j'ai récemment fait l'expérience de prunes enrobées de chocolat, fruit exquis de la non moins exquise hospitalité d'un trentième de l'avenir du Québec) il faut que j'en passe, du temps sur le tapis roulant. C'est pourquoi j'enfile les podcasts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Or donc voici donc l'autre jour que je me tape un On Point à propos de &lt;a href="http://www.huffingtonpost.com/rj-eskow/barack-we-hardly-know-ye_b_38836.html" target="_blank"&gt;Barack Obama&lt;/a&gt; (le charismatique candidat aux présidentielles américaines dont la stratégie pour l'Irak semble touner autour de "&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/11/impratif-pass.html" target="_blank"&gt;je vous l'avais bien dit&lt;/a&gt;"), et un des participants fait remarquer que la voix d'Obama est particulièrement apaisante alors que celle d'Hillary Clinton fait plutôt dans l'aigrelet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Fondu enchaîné (je coupe les vingt minutes qui suivent, au cours desquelles j'admire mon beau corps en action; rien de mieux qu'un peu de talent à la table de montage pour rendre une histoire plus accessible à un lectorat impatient et dénué de sens esthétique). Un autre reportage, cette fois dans le podcast &lt;a href="http://www.npr.org/rss/podcast/podcast_detail.php?siteId=4985908" target="_blank"&gt;NPR Food&lt;/a&gt;: Deux enfants de cinq ou six ans sont invités à faire une critique comparative de quelques chocolats chauds et je remarque deux choses. De un, ils ont visiblement peu d'expérience dans la critique culinaire (je ne veux pas faire d'agisme, mais un enfant de cinq ans, ça peut vraiment être niaiseux) et de deux, la voix d'Hillary n'était pas si désagréable que ça, en fin de compte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est alors que me frappe l'éclair de génie, la question qui tue (et que je me retrouve subitement assis par terre alors que le tapis roule encore, mais c'est une autre histoire): Dans quelle mesure prendrait-on un critique culinaire de cinq ans plus au sérieux s'il avait la voix de Barack Obama?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je possède une expertise peu commune dans le design d'expériences en psychologie, puisque mon ex faisait son doctorat dans le domaine. D'accord elle a abandonné ses études depuis notre rupture, mais son chum actuel est prof au MIT et pas vous (sauf toi, Noam, si tu me lis). Alors voici mon plan: Deux ordinateurs isolés l'un de l'autre, mais reliés par &lt;a href="http://www.google.com/search?q=define:VoIP&amp;hl=en&amp;lr=&amp;safe=off&amp;client=firefox-a&amp;rls=org.mozilla:en-US:official&amp;hs=lhy&amp;oi=definel&amp;defl=fr" target="_blank"&gt;VoIP&lt;/a&gt;. À l'ordi #1, on met un enfant de cinq ans. On ne lui donne pas de détail sur son interlocuteur, et on omet de mentionner que sa voix va être électroniquement changée pour le faire sonner comme Barak Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pendant que le petit saligaud navigue serré entre &lt;a href="http://www.caillou.com" target="_blank"&gt;caillou.com&lt;/a&gt; et quelque site porno spécialisé dans les animaux de la ferme (qui l'intéresse seulement pour les animaux de la ferme), on place un adulte à l'ordi #2 en négligeant également de lui dire que sa propre voix sera altérée pour le faire sonner comme un marmot. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors une fois les deux interlocuteurs en place, on les laisse commencer une conversation, préférablement une critique culinaire de chocolat chaud. Oh, et on aura pris soin d'avertir la police avant que ça sorte dans les journaux pour ne pas donner l'opportunité à Mario Dumont nous promettre une autre loi fascisante ("Traiter des enfants comme ça, c'est dégueulasse! Pis les vieux partis se complaisent dans l'immobilisme! Libartoé!").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je ne pourrai pas mettre l'expérience en pratique puisque je n'ai pas d'enfant de cinq ans à portée de la main (qui s'en serait douté...) Mais si vous en avez l'opportunité, de grâce, faites-le pour moi. Bien sûr, l'exercice risque de ne rien prouver du tout, à part peut-être que pour avoir l'idée de faire subir de telles choses à des enfants il faut vraiment être violent, méprisant, matérialiste, immoral, ultra religieux et complètement ignorant de toutes les autres cultures. Mais envoyez-moi quand même l'enregistrement de la conversation. Ça risque d'être assez amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6538154686222979814?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6538154686222979814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6538154686222979814' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6538154686222979814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6538154686222979814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/traiter-des-enfants-comme-cest-vraiment.html' title='Traiter des enfants comme ça, c&apos;est  vraiment immonde (mais qu&apos;est-ce qu&apos;on s&apos;amuse!)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5355825440121133483</id><published>2007-01-15T13:41:00.000-05:00</published><updated>2007-01-15T15:05:30.781-05:00</updated><title type='text'>L'impression de connaître le Sri Lanka</title><content type='html'>De deux choses l'une: ou bien nous avons multiplié notre capacité d'apprentissage par mille depuis dix ans (nous, c'est à dire les êtres humains qui naviguent sur les internettes); ou bien l'impression de savoir croît beaucoup, beaucoup plus vite que le savoir lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je devais être au secondaire, début des années ‘90. J’avoue ne pas me rappeler de quel cours il s'agissait, m'enfin, je devais lire et présenter un article de journal, le genre de travail que les écoles publiques nous imposent pour s'assurer que personne ne se plaint d'avoir à faire un effort. Je me souviens par contre très bien de l'article de La Presse que j'avais choisi, un article qui parlait de la disparition d’une bonne partie de la population d’une ville du nord du Sri Lanka. Je répète : disparition. L’armée sri-lankaise avait repris repris du terrain sur les rebelles tamouls, était entrée dans la ville et quelque chose comme la moitié de la population n’était tout simplement plus là. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; J’étais intrigué, évidemment. On le serait à moins: Comment des milliers de personnes peuvent-elles ainsi « disparaître »? Avaient-elles été tuées? Avaient-elles fuit l’arrivée d’une armée considéré comme ennemie? L’article, pour autant que je puisse m’en rappeler, ne donnait aucun détail. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je n’ai pas cherché la réponse sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton_de_Panurge"target="_blank"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Je n’ai pas demandé l'avis du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.whsites.net/mediakit/n_rates.html" target="_blank"&gt;New York Times&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Je n’ai pas passé les heures suivantes à scruter les résultats de recherche de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.google.cn/search?hl=zh-CN&amp;q=google&amp;btnG=Google+%E6%90%9C%E7%B4%A2&amp;meta=" target="_blank"&gt;Google&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; pour plus de détails. Non, j’habitais dans un monde totalement différent de celui dans lequel vous lisez ces lignes, un monde où l’information se divisait en deux catégories: Celle dont on choisissait le sujet, à la bibliothèque, et celle que d'autres filtraient et choisissaient pour nous, dans les bulletins d'information télévisés et les journaux imprimés. La bibliothèque de mon village comptait probablement trois ou quatre livres où apparaissaient les mots « Sri Lanka » (dont un dictionnaire des noms propres) et le Sri Lanka n’avait aucun intérêt pour le chef d’antenne du Téléjournal de Radio Canada. Alors j’ai fait ce qui est aujourd’hui (et deviendra de plus en plus) difficile à imaginer : J’ai accepté mon ignorance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À l’intérieur des cinq minutes qui suivent votre lecture de ce texte, vous serez probablement en mesure de retracer l’incident sri lankais auquel je fais référence, son « qui », son « quand », son « où », son « pourquoi » et ses conséquences. Vous aurez accès aux faits bruts, aux opinions d'analystes, aux opinions de partisans, aux opinions de partisans qui se présentent comme des analystes et aux opinions de partisans présentés comme des faits bruts, le tout vous donnant un point de vue éclairé sur l'événement et son contexte, de quoi vous préparer à l'expliquer à quelqu'un qui n'en connaît rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cinq minutes. Dans cinq minutes, vous connaîtrez assez bien l’histoire du Sri Lanka contemporain pour l'enseigner.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5355825440121133483?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5355825440121133483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5355825440121133483' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5355825440121133483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5355825440121133483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/limpression-de-connatre-le-sri-lanka.html' title='L&apos;impression de connaître le Sri Lanka'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6592068455219743423</id><published>2007-01-06T12:26:00.000-05:00</published><updated>2007-01-06T12:37:22.189-05:00</updated><title type='text'>Con vaincu</title><content type='html'>"Soyez vous mêmes", qu'ils disaient, "soyez originaux, ne suivez pas le troupeau". Je déteste ce genre de vérité absolue qui prétend être une médaille sans revers. Boulechite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ma mémoire me quitte lentement, mais ce devait être lors de ma dernière année de CÉGEP, il y a une dizaine d'années. Quelques profs enthousiastes avaient organisé un "concours de philosophie" et, un après-midi où la plupart de mes distingués collègues se concentraient sur quelque projet aux ambitions intellectuelles modestes (fumer un gros bat devant la tévé), une dizaine d'entre nous nous étions volontairement enfermés dans une salle de classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un concours de philosophie? Oui mam'zelle, dans la grande lignée de ceux qui ont mis Kant sur la mappe (une &lt;a href="http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&amp;pg=270" target="_blank"&gt;histoire de lampadaires&lt;/a&gt;, si je ne m'abuse): On vous donne une question et vous délibérez, élaborez, dissertez et concluez, le tout de façon brillante et concise. Je portais des lunettes, je détestais les sports, vous vous doutez bien que j'étais excité.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Sur chacun de nos pupitres, un cahier attendait fébrilement d'être couvert de nos petites opinions enflées. La porte de la classe s'est refermée. Tout était prêt, alors on nous a lancé la question en question: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"'La conviction d'avoir raison est une preuve suffisante de vérité.' Discutez."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Première constatation: Eille man, cé full con comme question, la réponse est full évidente. &lt;br /&gt; Deuxième constatation: Tout le monde autour de moi s'est déjà mis à écrire comme une bande de forcenés (dans la mesure où les forcenés écrivent assez vite pour se disloquer les phalanges).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je me mets donc à é-ta-blir un plan ar-bo-ri-fè-re de mon ar-gu-men-ta-tion a-vec des pré-mis-ses et une con-clu-sion. On m'aurait demandé d'établir l'index et la table des matières d'une recette de sauce à spaghetti que je n'aurais pas plus eu l'impression de perdre mon temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai donc gratté mon papier pendant un quart d'heure avec un enthousiasme constamment déclinant, me demandant bien quelle genre de technicalité finirait par départager le vainqueur. du reste de notre groupe. L'orthographe? Une citation de Heidegger, dans le texte, en allemand? Une argumentation boiteuse? Comment était-il possible de mal argumenter sur un tel sujet? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis j'ai cliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai demandé un cahier supplémentaire, j'ai écrit une phrase, j'ai remis mon cahier et je suis sorti avant tous les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Inutile de vous donner de faux espoirs; je sais bien que vous êtes tous des fans de moi et que vous voulez que je gagne à tous les coups et que vous allez acheter un poster avec ma grosse face dès qu'il y en aura de disponible sur le marché (en attendant que sortent le dessin animé et le jeu vidéo, surveillance parentale fortement conseillée), mais autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas gagné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Non, celui qui a gagné a fait exactement ce que j'avais refusé de faire. Il a commencé par définir le concept de vérité, a développé en détail son argumentation à propos de tout ce qu'implique la conviction et la différence entre l'être en soi et l'être pour soi et la subjectivité et l'intersubjectivité et l'objectivité, s'est bâti une argumentation d'une élégance fulgurante et a fait l'unanimité parmi les juges. Je le sais, parce que le type en question a par la suite été mon coloc pendant trois ans. Il a fait un bacc en philo puis une maîtrise en philo, enseigne aujourd'hui la philo dans un cégep montréalais et j'ai l'impression tenace que ses étudiants sont chanceux de l'avoir (surtout qu'il m'affirme ne jamais porter ses t-shirts d'Iron Maiden en classe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Anyways. Sur mon cahier à moi, il n'y avait qu'une seule phrase, comme je vous le disais. L'avantage de faire court, c'est que dix ans après je m'en souviens encore, mot pour mot: "Je suis absolument convaincu que la conviction d'avoir raison n'est PAS une preuve suffisante de vérité."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'aurais pu rajouter une deuxième phrase "Et vlan dans les dents!", tellement j'étais fier de ma petite astuce. Mais, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas gagné le premier prix. Je n'ai pas gagné le deuxième prix, d'ailleurs, ni le troisième. Quand je suis allé demandé aux membres du jury, tous des éminences du départment de philo de mon CÉGEP, on me l'a avoué candidement: Parmi les neuf ou dix participants, je m'étais classé dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Frustré? Ouaip. À l'époque, très. Aujourd'hui, encore un tout petit peu. Disons surtout que je n'ai été pas excessivement impressionné par l'ouverture d'esprit du jury en question. Mais ça a quand même été l'occasion d'une superbe leçon de vie. Et la voilà, l'immorale morale de l'histoire: On dit aux p'tits jeunes "Sois toi-même, sois original, ne suis pas le troupeau!" Très bien. Mais des fois, l'originalité, c'est la recette magique pour se faire humilier.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6592068455219743423?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6592068455219743423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6592068455219743423' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6592068455219743423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6592068455219743423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2007/01/con-vaincu.html' title='Con vaincu'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3434895657033660558</id><published>2006-12-19T15:01:00.000-05:00</published><updated>2006-12-19T15:34:23.433-05:00</updated><title type='text'>2043</title><content type='html'>L'inconvénient des choses qu'on ne remet jamais en question, c'est précisément qu'on se rend pas compte qu'on ne les remet jamais en question. Un jour, après quelques semaines ou plusieurs siècles, une nouvelle situation se met en place, un nouveau point de vue s'offre à nous et tout à coup on se rend compte à quel point les idées stagnaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette nouvelle situation, elle peut être le fruit de facteurs extérieurs. Les Australiens et les Néo-zélandais, par exemple, ont eu besoin de &lt;a href="http://www.awm.gov.au/commemoration/anzac/anzac_tradition.htm" target="_blank"&gt;recevoir l'armée ottomane sur le coin de la figure&lt;/a&gt; pour se rendre compte qu'ils n'étaient pas si britanniques que ça, en fin de compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais on peut aussi lancer des pavés dans la mare. Les Belges, par exemple, en ont fait l'expérience plus ou moins heureuse avec des petits rigolos qui ont &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-845584,0.html" target="_blank"&gt;utilisé la télévision publique pour provoquer le débat&lt;/a&gt;, la semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; "Provoquer le débat"... J'ai toujours un petit ricanement un peu amer quand j'entends dire qu'il y a un débat politique intense au Québec. Oh, bien sûr, il y a deux clans qui s'affrontent. Mais un débat? Ça demanderait des arguments, une évolution des options, un échange d'idées qui ne se limite pas à la rhétorique électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En fait, il n'y a eu aucune évolution dans les idées politiques au Québec depuis trente-cinq ans. AUCUNE. La composition des deux clans a évolué, bien sûr, mais les idées débattues au début des années '70 ont été reformulées, jamais repensées. Pire, à chaque fois que l'occasion se présentait pour explorer des alternatives, les deux clans se sont entendus pour revenir au statu quo le plus vite possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce ne serait pourtant pas difficile d'en proposer, des idées qui changent les perspectives. Un idée, comme ça, juste un exemple: Un recueil de nouvelles écrites par des auteurs de toutes tendances politiques, dans lequel chaque histoire se déroulerait dans un Québec indépendant. Certaines seraient plus sombres, d'autres plus optimistes, reflétant les opinions de chacun des auteurs. Mais surtout, la création d'un monde alternatif demanderait beaucoup plus de réflection que la simple affirmation, dans un discours politique, que nous nous dirigeons droit vers l'enfer ou vers le paradis. Je ne veux pas savoir si telle écrivaine est souverainiste ou fédéraliste, c'est sans importance. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qui l'attire ou la repousse dans l'idée d'indépendance du Québec. Ça permettrait peut-être de s'élever au-dessus du bi-dimensionnel, de rajouter de la profondeur dans nos discussions, de voir au-delà de cette ligne, si mince et si longue à la fois, qui s'étend entre Trudeau et Falardeau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J'habite un pays, la Turquie, &lt;a href="http://istanbul.blog.lemonde.fr/istanbul/2006/09/lynchages.html" target="_blank"&gt;qui démontre de temps à autre un talent particulier pour le réactionnaire&lt;/a&gt;. Et pourtant, il y a ici des gens qui se battent pour offrir de nouvelles idées, pour aller au-delà des programmes politiques et repenser des positions devenues un peu trop confortables. Fichtre, ça vient même de leur valoir &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/10/un-peuple-sans-littrature.html" target="_blank"&gt;un prix Nobel de littérature&lt;/a&gt;! Un prof turc m'a déjà affirmé qu'un intellectuel, c'est quelqu'un qui offre un point de vue qui dérange tout le monde, même les gens qui se réclament de la même tendance politique que soi. Si on accepte sa définition, &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2003/06/17/30082.html" target="_blank"&gt;le seul vrai intellectuel québécois&lt;/a&gt; est mort il y a trois ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais, bon, faut toujours voir les choses du bon côté: C'est quand même confortable d'être déjà en mesure de se prononcer sur l'élection de 2043...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3434895657033660558?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3434895657033660558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3434895657033660558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3434895657033660558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3434895657033660558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/12/2043.html' title='2043'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-6868706656988692980</id><published>2006-12-13T13:58:00.000-05:00</published><updated>2006-12-13T14:15:09.100-05:00</updated><title type='text'>Moi, Pinochet, vous savez...</title><content type='html'>Franchement, je ne comprend pourquoi il y a des Chiliens pour pleurer la mort d'Augusto Pinochet. Je veux dire, contrairement à Juan Peron, il n'a même pas été capable de ramener une coupe Stanley.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;(Pour ceux qui n'ont pas de mémoire historique, &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2004/10/12/65904.html" target="_blank"&gt;Juan Peron&lt;/a&gt; est une &lt;a href="http://hockey.co.il/html/modules/news/article.php?storyid=39" target="_blank"&gt;légende du hockey israélien&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,822398,00.html" target="_blank"&gt;mari &lt;/a&gt;d'&lt;a href="http://www.mtv.fr/jhtml/nws/MaNewsHomePage.jhtml?a=1651&amp;z=1" target="_blank"&gt;une grande dame de la mystique juive&lt;/a&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Bande d'ignares.)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-6868706656988692980?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/6868706656988692980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=6868706656988692980' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6868706656988692980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/6868706656988692980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/12/moi-pinochet-vous-savez.html' title='Moi, Pinochet, vous savez...'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-3706974772180491279</id><published>2006-12-11T13:41:00.000-05:00</published><updated>2006-12-11T13:46:29.893-05:00</updated><title type='text'>Voltaire, Casanova et moi</title><content type='html'>Quand on a annoncé que Orhan Pamuk gagnait le prix Nobel, j'en ai profité pour parler de &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/10/un-peuple-sans-littrature.html" target="_blank"&gt;littérature québécoise&lt;/a&gt;. Logique bizarre, esprit tordu: Pamuk prononce son &lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2006/pamuk-lecture_fr.html" target="_blank"&gt;discours d'acceptation&lt;/a&gt;, alors moi je... reparle de littérature québécoise. De trois histoires, en fait, les trois histoires que racontent les écrivains québécois.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; La première, c'est l'histoire d'une femme d'un siècle passé, courageuse, indépendante, une femme qui brave les interdits de son époque au grand dam des suppôts de la misogynie qui y règnent en maîtres. L'auteure de l'histoire éclate d'un grand rire voltairien et annonce tout le mépris qu'elle a pour cette Grande Noirceur, ignorante de ses Lumières. Elle s'assure aussi, mais c'est sans importance, de ne pas comprendre les mentalités dominantes de l'époque dont elle parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La deuxième, c'est une histoire d'amour: une rencontre, une infidélité, une rupture. L'auteur est un Casanova qui n'ose pas danser, trop préoccupé qu'il est par les méandres de ses propres émotions. Il s'assure aussi, mais c'est sans importance, de rarement s'élever au-dessus du frivole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La troisième, c'est une histoire de traumatisme, un viol, une tentative de suicide ou quelque autre sordide commerce où les notaires sortent leur côté sombre. Cette histoire est l'oeuvre du personnage principal, qui sait bien qu'on ne parle jamais que de soi, ce soi qui s'assure aussi, mais c'est sans importance, de ne jamais lésiner sur le mot "moi". Moi. Moimoimoimoimoimoimoi. Moi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Certains disent qu'il n'existe que deux structures narratives: Le héros qui part en quête et l'étranger qui arrive en ville. La littérature québécoise est beaucoup plus complexe: on y retrouve trois histoires. Elle est aussi beaucoup plus raffinée, puisque ses trois histoires sont toutes tirées d'une chanson de Jacques Brel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On dit aussi que la littérature québécoise est une littérature jeune. Moi, pour tout vous dire, j'espère que non. Parce que quand on est jeune, on finit toujours par vieillir. Et vous savez, monsieur le commissaire, plus on devient vieux, plus on devient...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-3706974772180491279?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/3706974772180491279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=3706974772180491279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3706974772180491279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/3706974772180491279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/12/voltaire-casanova-et-moi.html' title='Voltaire, Casanova et moi'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2295965561698685926</id><published>2006-12-04T04:44:00.000-05:00</published><updated>2006-12-04T13:24:26.094-05:00</updated><title type='text'>Ewoks</title><content type='html'>J'adore Wikipedia, je vous l'ai &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/09/exhaustif.html" target="_blank"&gt;déjà dit&lt;/a&gt;, on y apprend des choses fascinantes. Si vous allez voir l'article "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ewok" target="_blank"&gt;Ewoks&lt;/a&gt;", par exemple, et que vous jetez un coup d'oeil vers le bas de la page, vous trouverez cette phrase stupéfiante (vite avant que ce ne soit "corrigé", après j'efface ce billet): "Moreover, there is an ewok going to a school in dorset under the title of a 'human boy'. His name is Harrison and often speaks Ewokese."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ouaip, il y a un Ewok qui habite en Angleterre, et qui plus est il va à l'école et son nom est Harrison. Ça doit être vrai, puisque ça vient de la même source qui nous informe que, selon les fanatiques de Star Wars, les ewoks, ça fait pas sérieux (eh eh).&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   Évidemment, vous êtes des petits futés, vous ne vous préoccupez pas tant de la petite politique de cours d'école qui a transformé un règlement de compte contre un adolescent probablement très pileux en une vérité qui sort d'une encyclopédie. Non, vous, ce qui vous intéresse, c'est de savoir que diable allais-je donc faire sur la page Wikipédia consacré aux Ewoks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Eh bien je... euh... ah, tiens, désolé, je dois vous quitter, y'a le téléphone qui sonne et y'a jamais personne qui y réponnne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mise à jour: Évidemment que ça s'est réglé dans le temps de le dire. Mais l'affirmation a quand même duré quelques jours. &lt;a href="http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ewok&amp;diff=91551500&amp;oldid=90901585" target="_blank"&gt;Jugez-en par vous-mêmes&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2295965561698685926?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2295965561698685926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2295965561698685926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2295965561698685926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2295965561698685926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/12/ewoks.html' title='Ewoks'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-5902819069118140107</id><published>2006-12-03T12:52:00.000-05:00</published><updated>2006-12-03T13:00:38.370-05:00</updated><title type='text'>Duel: Le garagiste et l'ours</title><content type='html'>Je vous ai déjà fait subir &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/08/duel-lorignal-et-lcureuil.html" target="_blank"&gt;quelque chose de similaire&lt;/a&gt;: Deux personnages pris au hasard (ou, peut-être plus exactement, dans les craques de divan de mon subconscient) et un thème qu'ils devront illustrer à travers une histoire écrite d'un seul jet. Alors on s'y remet:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnage #1&lt;br /&gt;Un garagiste doué de pouvoirs miraculeux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnage #2&lt;br /&gt;Un ours de cirque alcoolique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thème à illustrer:&lt;br /&gt;Les médecins spécialistes dans leur négociation avec le gouvernement du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Un des principaux problèmes de Régis le garagiste était sa capacité de comprendre le langage des animaux. C’est la raison pour laquelle il habitait la ville, d’ailleurs, parce que le chant des grillons le soir au bord du lac arrivait à ses oreilles comme la rumeur sulfureuse de la foule qui attend le discours du candidat de l’ADQ dans une élection partielle. C'est aussi la raison pour laquelle il exerçait la profession de garagiste, parce que le bruit des moteurs savait bien couvrir la rumeur de la faune. Régis travaillait dans un garage du centre-ville par besoin de tranquillité.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;  C’était pour retrouver l’époque -oh! bien avant qu'il ne devienne garagiste- où il avait assisté à tous les spectacles du Cirque du Soleil qu’il était venu assister à cette représentation d’une troupe ambulante dont le nom promettait tout à la fois le mystère et l’insalubrité d’une consonance balkanique. Et maintenant il était pris à écouter les jérémiades éthyliques d’un ours coiffé d’un feutre bavarois. Tout cela à cause de Guy Laliberté qui, en laissant sa marque sur le monde du show-business, avait réussi à lui faire oublier que l’on risquait de rencontrer des animaux en visitant un cirque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il blâmait Guy Laliberté, mais il devait aussi blâmer Dieu. C’était sans doute Ce Dernier qui avait fait de Régis un saint, profondément bon, incapable de tourner le dos à une créature en détresse. Et en détresse l’ours l’était.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Non mais je l’ai-tu choisie, moé, c’t’ôôôôôôôstie de job-là? Y me fouettent, taborsfllrrreuh... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’ours s’interrompit un moment, fixant un point indéterminé à mi-chemin entre le sol et l’horizon. Un filet de bave coulait le long de ses babines. Régis en profita pour tenter d’insuffler un arrière-goût de cohérence dans l’haleine fétide de l’entertainer ursidé: « Je peux faire quelque chose pour toi? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’ours tourna un regard interrogateur vers Régis, comme pour lui demander comment on pouvait changer le sujet d’une conversation aussi radicalement et sans raison apparente. Cela ne dura que quelques secondes, puis il se remit à bafouiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Grrrrr.... grrrrow... grrrrrrève. Y vaut vaire le grrrrrrève. J’essssssuis calumet, comme une haie de seins, médecin spéciaaaaal, spécial lisse, j’essuie désert vice z’étang ciels. Gomment guy donnent au zourses du zardin joologigue de Zan Guiédo? Gueulé le ça a l’air de mes côôôôôns frères? Zègjîîîîîgue le main... le m’haine traitement.» La patte levée vers le ciel, il prenait maintenant la pose d’un prédicateur vacillant. « J’essuie brizonillé d’un zestème hein... hein... heinjuuuuuste! Ma maaaaaa morose... morose sbires du zoo.. du zoozialitsme! » L’ours arrêta brusquement son discours et laissa son regard dériver hors-foyer. D’abord lentement, il commença à pencher vers l’avant et, accélérant son mouvement, ne s’arrêta que lorsqu’il fut face contre terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Régis le contempla pendant quelques instants. « Je ne pouvais rien faire pour lui, se répétait-il, rien, absolument rien. » Réalisant qu’il est rarement bon qu'une foule de curieux s'accumule pour regarder un ours grogner dans sa direction avant de perdre conscience, il s’éloigna vers le stationnement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Son sentiment d’impuissance, au fil des minutes, fut remplacé par une colère sourde, une colère dirigée vers Guy Laliberté. Comment peut-on être aussi insensible aux conséquences de ses actes? En réinventant le genre, il avait fait de la présence d'animaux dans les cirques traditionnels une vérité cachée, un secret honteux que l'audience ne découvrait avec horreur qu'une fois le billet acheté. Il avait été dupé par un ancien hippie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Régis avait, pour en témoigner, les souvenirs qui lui restaient des plus belles vacances de sa vie. Un mois passé en première classe, un mois entier au cours duquel il avait réussi à assister à pas moins de sept spectacles du Cirque du Soleil, sur trois continents. Un mois sans animaux pour l'embêter avec leurs problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'était certes une autre époque, alors qu'il pouvait encore compter sur son salaire de périologue-patéticien. Il avait depuis tout abandonné, et pourtant ne regrettait rien. Car comme des centaines d'autres médecins spécialistes, face à la fermeture d'esprit du gouvernement du Québec il s'était libéré de l'esclavage de sa profession pour devenir garagiste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-5902819069118140107?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/5902819069118140107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=5902819069118140107' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5902819069118140107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/5902819069118140107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/12/duel-le-garagiste-et-lours.html' title='Duel: Le garagiste et l&apos;ours'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-2815462836192516378</id><published>2006-11-21T14:04:00.000-05:00</published><updated>2006-11-21T14:20:30.990-05:00</updated><title type='text'>Passe-... moi le téléphone</title><content type='html'>Puisque tout le monde parle des DVDs de Passe-Partout, autant que j'y rajoute ma p'tite histoire en trois images. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Image Un: J'ai un cellulaire, en Turquie, un modèle vraiment pas cher mais qui permet de composer sa propre sonnerie. Grâce au bons soins d'un ami musicien, je me suis programmé la chanson de Passe-Partout. "Pas ce Montagnais me l'éparpillons...", etc. etc.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Image Deux: Vous pourriez croire que je nage dans le futile. C'est juste, mais ça n'a rien à voir avec ma sonnerie de téléphone, laquelle agit plutôt comme détecteur de Québécois (zé de Québékouâzeu). Je suis dans un endroit public, quelqu'un m'appelle pour déchiffrer quelque mystérieux document historique de toute urgence et hop! Au son de me sonnerie, tous les compatriotes à portée d'audition ouvrent les yeux grands comme des roues du tracteur de Fardoche, ce qui les rend facilement identifiables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Image Trois: Jusqu'à maintenant, en un an et demie de mise pratique de cette technique révolutionnaire, j'ai réussi à identifier dans les rues d'Istanbul un grand total de zéro Québécois, et approximativement le même nombre de Québécoises. Vous pourriez croire que la technique en question n'est pas très efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh que non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est juste qu'il n'y a personne qui m'appelle. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-2815462836192516378?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/2815462836192516378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=2815462836192516378' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2815462836192516378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/2815462836192516378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/11/passe-moi-le-tlphone.html' title='Passe-... moi le téléphone'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-1860711344776203058</id><published>2006-11-19T15:28:00.000-05:00</published><updated>2006-11-19T15:56:20.184-05:00</updated><title type='text'>Impératif passé</title><content type='html'>En turc, tout comme en français, il est impossible de conjuguer un verbe à l'impératif passé. Si quelqu'un se mettait en tête d'essayer, ça donnerait quelque chose comme "ayez conjugué" ça n'aurait vraiment aucun sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout le contraire, dirait sûrement &lt;a href="http://www.ufp.qc.ca/article339.html" target="_blank"&gt;le bon docteur Khadir&lt;/a&gt;, de ces merveilleux petits messages qui ornent les paquets de cigarettes. Des messages qui sont d'ailleurs apparus en Turquie il y a quelques années déjà. Un d'entre eux, par exemple, affirme quelque chose qui se traduirait à peu près par "La cigarette crée une très forte dépendance. Ne commencez pas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais ceux qui qui lisent les paquets de cigarettes sont ceux qui achètent les paquets de cigarettes. Et ceux qui achètent des paquets de cigarettes sont ceux qui ont déjà commencé à fumer. En s'exposant précisément et exclusivement au seul auditoire auquel il ne s'adresse pas, ce message détient sans doute le record de la publicité la plus mal ciblée de l'histoire. Tout ça parce que l'impératif passé ("n'ayez pas commencé") n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; C'est un peu comme l'attitude d'une certaine réaction pacifiste (celle qui nous rend si &lt;a href="http://www.cowboysfringants.com/partition/la_sainte_paix.txt" target="_blank"&gt;fiers d'être québécois&lt;/a&gt;) par rapport à l'occupation américaine en Irak. Essentiellement, elle se résume à: "C'était vraiment une mauvaise idée". Sauf que quand pose la question de ce qu'il faut faire compte tenu des conditions actuelles, tout ce qu'on peut en tirer se résume à peu près à un impératif passé: "N'ayez pas envahi l'Irak". D'un point de vue rhétorique, comme disaient certains de mes collègues du secondaire "c'est genre, full impressionnant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En poussant un peu, en répétant la question sans arrêt, en affirmant qu'on ne se contentera pas du sourire béat des ceuzes qui sont tellement contents d'être fiers d'avoir eu raison (et qui, de façon assez perverse, ont de plus en plus eu raison à mesure que les morts s'accumulent), on finit en général par obtenir le souhait que les Américains foutent le camp d'Irak tout de suite, immédiatement et sans délai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Comprenez-moi bien: moi aussi j'ai toujours trouvé que cette invasion était une idée stupide, j'ai pu constater que sa mise en application a été bâclée. Et moi aussi, plus il y a de morts et de souffrance, plus j'ai eu raison de penser ainsi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sauf que si les Américains partaient tout de suite, immédiatement et sans délai, l'immense machine bureaucratique qu'est l'ONU n'aurait certainement pas la capacité de mettre cent cinquante mille soldats sur le terrain tout aussi tout de suite, tout aussi immédiatement et tout aussi sans délai (ce serait plus du double de tous les casques bleus actuellement déployés dans le monde-- alors que la plupart s'entendent pour dire que ce sont déjà là des effectifs insuffisants de la part des États-Unis). Et sans ce genre de support extérieur, l'espérance de vie du gouvernement al-Maliki serait comparable à celle d'une musaraigne arthritique au beau milieu de l'autoroute métropolitaine à l'heure de pointe. Ce qui prendrait sa place? Au mieux un gouvernement que les Talibans ne renieraient pas, au pire une guerre civile d'une sauvagerie qui pourrait finir par faire dire qu'au Darfour, au moins, y'a seulement un des deux côtés qui meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et tant que la nouvelle armée irakienne n'aura pas été suffisamment entraînée, ce sera comme l'histoire du coeur ouvert. Vous vous souvenez de cette chirurgie cardiaque pas vraiment nécessaire, menée par un chirurgien incompétent? Bien sûr, ses collègues qui s'étaient prononcés contre pouvaient se gargariser d'avoir eu raison. Mais quand ils se sont avisés d'en conclure qu'il faut laisser le patient à son sort en plein milieu de l'opération, les organes à l'air, eh bien c'est tout juste comme s'ils réclamaient eux aussi le droit à faire preuve de négligence criminelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bien sûr que c'est agréable d'avoir eu raison. Presque aussi bon que d'envoyer la fumée de sa cigarette à la face de ceux qui ont eu tort. Dommage que ça ne permette à personne de changer le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-1860711344776203058?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/1860711344776203058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=1860711344776203058' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1860711344776203058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/1860711344776203058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/11/impratif-pass.html' title='Impératif passé'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116319560059569969</id><published>2006-11-10T16:44:00.000-05:00</published><updated>2006-11-10T16:53:20.610-05:00</updated><title type='text'>Las Tortugas también vuelan</title><content type='html'>Comme dans bien d'autres endroits qui ont le bonheur de se voir refuser un membership total dans le "monde civilisé" (celui où votre appel est important pour nous, merci de bien vouloir patienter, le temps d'attente moyen est estimé à &lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;vingt&lt;/span&gt;-&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;quatre &lt;/span&gt;minutes), acheter des DVDs légaux en Turquie est, disons-le, quelque peu hors-norme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Généralement, je ne m'en plains pas, surtout quand je vois ce qui est arrivé avec votre argent de consommateurs moraux: Vous avez payé pour voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Terminator I&lt;/span&gt;, vous avez payé pour voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Terminator II&lt;/span&gt;, vous avez payé pour voir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Terminator III&lt;/span&gt; et maintenant il est gouverneur de la Californie. Pire encore, &lt;a href="http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=6454519" target="_blank"&gt;il vient d'être réélu&lt;/a&gt;. Vous attendez que je vous félicite?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pas trop de problème avec les DVDs pirates, donc, sauf que des fois y'a des p'tites surprises qui peuvent survenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des surprises du genre de celle que j'ai eue quand j'ai voulu écouter &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0424227" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les tortues volent aussi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Pas de sous-titres français ou anglais, je peux m'en accommoder. Mais le sombre imbécile qui a fait la copie a eu la brillante idée de choisir une langue audio alternative et d'effacer l'originale, probablement pour des raisons de nationalisme mal placé. Alors vous me direz si je me plains pour rien, si mon snobisme a finalement dépassé toutes les bornes, mais laissez-moi d'abord poser la question: Dans film iranien qui se passe en Irak avec des sous-titres en turc, est-ce que c'est normal que des villageois kurdes discutent en... espagnol?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116319560059569969?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116319560059569969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116319560059569969' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116319560059569969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116319560059569969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/11/las-tortugas-tambin-vuelan.html' title='Las Tortugas también vuelan'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116258738957699918</id><published>2006-11-03T15:44:00.000-05:00</published><updated>2006-11-03T15:56:29.593-05:00</updated><title type='text'>Telesekreter</title><content type='html'>Si il y a un médium artistique qui est vachement sous-utilisé, c'est vraiment le répondeur téléphonique. Les possibilités sont, bon d'accord, peut-être pas infinies, mais certainement des milliers de fois plus étendues que l'utilisation qu'on en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je me souviens d'avoir remplacé un message d'accueil sinistre du genre "Bonjour vous avez bien rejoint Tatati Tatata..." (je suis de descendance italienne) par un simple "Allo?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Pendant quelques jours, tous les messages laissés sur mon répondeur disaient à peu près "Allo! Ça va? Allo? Tu m'entends? Allo? Allo t'es là?..." Je suis finalement revenu à une formulation plus classique, de peur que mon directeur de thèse aie la brillante idée de me donner un coup de fil en mon absence. Mais pas avant de m'être bidonné à plein aux dépens de mes perplexes appelants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Et justement, en parlant de ça, je suis sûr que ça vous rapelle la chanson de &lt;a href="http://www.teoman.com/" target="_blank"&gt;Teoman&lt;/a&gt;. OK, peut-être pas. Alors rapido, Teoman est une des vedettes pop les plus tolérables de Turquie et, malgré son apparente incapacité à mémoriser le texte entier de Famous Blue Raincoat de Leonard Cohen &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/10/comme-un-ver-sur-un-hameon.html"&gt;il y a quelques semaines&lt;/a&gt;, il écrit plutôt bien. Prenez sa chanson "Paramparça", par exemple, où il affirme que "Telesekreterle konusamayanlardanim". La belle preuve que le turc est une langue agglutinante, ce qui signifie non pas qu'on peut la manger avec des baguettes mais bien qu'on s'y amuse à rajouter des suffixes. Et des suffixes. Et des suffixes. Et des suffixes. Allez, venez ajouter des suffixes avec moi, et pas un mot à votre mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Premier mot, ça reste simple. "Telesekreter", vous ne devinerez jamais pourquoi, ça veut dire répondeur téléphonique. Le suffixe "le", c'est l'accompagnatif "avec". Autrement dit, "telesekreterle", c'est "avec le répondeur". Vous me suivez toujours? Si non, allez vous chercher un peu de quotient au dépanneur et appliquez sur les parties affectées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Pour les autres, on passe aux choses sérieuses. Alors voici la décomposition:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-"Konus" (avec une cédille sous le 's', qui lui donne le son 'sh'): La racine du verbe parler. Bougez pas, on est sur le point de le conjuguer. Jusqu'à ce que mort s'ensuive.&lt;br /&gt;-"a": devant le suffixe négatif, c'est le suffixe qui exprime la capacité, comme le verbe pouvoir avant un infinitif en français.&lt;br /&gt;-"ma": Le suffixe négatif en question, que vous attendiez tous un p'tit peu.&lt;br /&gt;-"y": un consonne-tampon, parce que faire suivre un suffixe qui finit avec une voyelle d'un suffixe qui commence avec une voyelle sans consonne-tampon, c'est un peu comme manger la bouche ouverte (i.e. c'est pas parce que ça se fait dans votre village que c'est poli pour autant).&lt;br /&gt;-"an": L'indicateur du participe présent.&lt;br /&gt;-"lar": L'indicateur du pluriel.&lt;br /&gt;-"dan": L'ablatif (autrement dit, 'de')&lt;br /&gt;-"im": Le verbe être au présent, première personne du singulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Alors je vous donne dix secondes pour deviner ce que veut dire "Telesekreterle konusamayanlardanim".&lt;br /&gt;Dix&lt;br /&gt;Neuf&lt;br /&gt;Huit &lt;br /&gt;Sept&lt;br /&gt;Six &lt;br /&gt;Cinq&lt;br /&gt;Quatre &lt;br /&gt;Trois &lt;br /&gt;Deux &lt;br /&gt;Un&lt;br /&gt;Trop tard.&lt;br /&gt;"Je suis de ceux ne pouvant pas parler avec un répondeur téléphonique". En deux mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Or donc si vous n'avez pas mon courage légendaire, si "allo!" vous semble un peu sec comme invitation à laisser un message, vous pouvez toujours suggérer à ceux qui vous appellent de laisser un message s'ils sont de ceux qui peuvent parler avec un répondeur, "Telesekreterler konusabilenlerdense". Ça fait toujours jaser le monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui peuvent jaser en turc avec un répondeur, en tous cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116258738957699918?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116258738957699918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116258738957699918' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116258738957699918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116258738957699918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/11/telesekreter.html' title='Telesekreter'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116215848439400855</id><published>2006-10-29T16:31:00.000-05:00</published><updated>2006-10-30T10:13:56.670-05:00</updated><title type='text'>Just watch me (moi et mon Afrique)</title><content type='html'>Le temps est au vite vite vite, vous ne prenez plus le temps de bien vous alimenter et tout le tralala. On veut ça tout de suite, pas demain, on veut pas que ça prenne vingt minutes, &lt;a href="http://www.lyricsdownload.com/loco-locass-groove-grave-lyrics.html" target="_blank"&gt;enweille déguedine, Dan&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=4zy3YbEiYMc" target="_blank"&gt;comme Marco Materazzi&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben moi j'ai compris l'esprit du temps (&lt;a href="http://www.google.com/press/zeitgeist.html" target="_blank"&gt;Zeitgeist&lt;/a&gt; pour les intimes, surtout les intimes qui parlent allemand):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde aux critiques de livres, c'est trop long. Moi, je fais des critiques de titres. Just watch me.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   Je vous parle de "Mon Afrique", par la journaliste Lucie Pagé. Je pense que livre parle d'apartheid (une affection du colon qui provoque un renflement des bantoustans), de lutte politique courageuse et de bon sentiments, mais c'est sans importance: de un, je n'ai absolument pas l'intention de le lire, et de deux c'est une critique de titre, pas une critique de livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    "Mon Afrique" c'est deux mots qui prouvent qu'on n'a pas besoin d'écrire des pages pour se couvrir de ridicule. Et pour s'attirer les foudres d'un historien québécois exilé à Istanbul (tremblez! tremblez! craignez la puissance de mes lokums aux pistaches passés date!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je ne sais pas qui, de l'auteure ou de ses éditeurs, a choisi ce titre, mais chose certaine la personne en question a fait preuve soit d'un mépris tout ce qu'il y a de plus colonialiste, soit d'un crétinisme effarant. D'abord parce que rares sont les gens qui "possèdent" l'Afrique au point de pouvoir utiliser une telle expression. &lt;a href="http://wsafrica.free.fr/s-CR01.htm" target="_blank"&gt;Cecil Rhodes&lt;/a&gt; peut-être, ou alors le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_II_de_Belgique" target="_blank"&gt;Roi des Belges&lt;/a&gt;, mais (sauf votre respect) certainement pas une &lt;a href="http://www.ajiq.qc.ca/indep_journal/juil_2005/Lucie_Page.html" target="_blank"&gt;journaliste qui milite pour le droit des pigistes à vivre au-dessus du seuil de la pauvreté&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Difficile surtout d'imaginer que la personne qui a choisi ce titre ait pu ignorer l'arrière-goût colonialiste d'un tel titre. Elle fait peut-être partie du clan des négationistes pour qui les Québécois qui se promènent au Lesotho partagent avec les locaux une expérience commune de colonisés (et inversement, quand un Lesothan vient visiter le Québec... wait a minute, il peut pas visiter le Québec, il vient de se faire refuser le visa...). Elle fait peut-être aussi partie de cette race d'atrophiés du contexte pour qui les connotation n'existent pas, qui rencontrent un backpacker suédois en Indonésie et font référence à son sac à dos en l'appelant le "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/White_man%27s_burden" target="_blank"&gt;fardeau de l'homme blanc&lt;/a&gt;". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et encore, il ne s'agit là que du premier des deux mots du titre. Pensez-y un peu: L'auteure a passé dix ans dans un pays africain, et par conséquent se tape un titre qui englobe tout le continent. Comme si une décennie de journalisme en Roumanie pouvait conférer à qui que ce soit le titre de "Spécialiste de l'Europe".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteure en question vient de commettre une suite à son Afrique, cette fois intitulée "Notre Afrique". Ça s'améliore, ça s'améliore. N'empêche que c'est encore loin de se limiter à l'Afrique du Sud. C'est surtout encore très loin de "Leur Afrique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouvez que j'y vais un peu fort? J'ai pas le temps de lire le livre (qui est du reste relativement difficile à trouver dans les librairies stambouliotes), c'est précisément pourquoi je me limite à critiquer le titre. Et de toute façon, avec un titre comme "Just watch me", vous deviez bien vous attendre à quelque chose de sommaire et brutal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="tag_list"&gt;Tags: &lt;span class="tags"&gt;&lt;a href="http://technorati.com/tag/Lucie+Page" rel="tag"&gt;Lucie Page&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://technorati.com/tag/Mon+Afrique" rel="tag"&gt;Mon Afrique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116215848439400855?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116215848439400855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116215848439400855' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116215848439400855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116215848439400855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/10/just-watch-me-moi-et-mon-afrique.html' title='Just watch me (moi et mon Afrique)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116134759850549480</id><published>2006-10-20T08:22:00.000-04:00</published><updated>2006-10-20T08:33:18.546-04:00</updated><title type='text'>Comme un ver sur un hameçon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3886/409/1600/Cohen%20ve%20Ben%20q.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3886/409/320/Cohen%20ve%20Ben%20q.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Je n'ai pas écouté &lt;a href="http://www.leonardcohenfiles.com/dearheather.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chère Bruyère&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, le dernier album de Leonard Cohen. Pas eu le courage, après l'immonde platitude de son avant-dernier, &lt;a href="http://www.leonardcohenfiles.com/tennewsongs.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ten New Songs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Comme si le bien-être que lui ont apporté cinq ans de bouddhisme à temps plein avait assassiné à grands coups de hache sa "famous golden touch".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ben moi, j'ai la solution à son problème. D'ailleurs j'ai des solutions à tous les problèmes depuis qu'on m'a donné accès aux secrets mystiques de l'Orient. (Sauf pour toi, ma toute-belle, tu ne la retrouveras jamais, ta virginité. Hein, quoi? OH BOY!!!... Ok, j'avais mal compris. Mais je ne pense pas pouvoir régler ça non plus). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Anyways, la solution, le remède de cheval, c'est "&lt;a href="http://www.haykocepkin.com/" target="_blank"&gt;Hayko Cepkin&lt;/a&gt;, 'Cohen ve Ben konseri', Balans, Beyoglu/Istanbul, 17 Ekim 2006". En un p'tit peu plus québécois, ça veut dire un Arménien stambouliote avec un accent turc à couper au couteau qui, dans le cadre d'un concert hommage à Leonard Cohen, nous gueule une version quasi death-metal de "Bird on the Wire" en se tortillant comme un ver qu'on aurait trempé dans l'acide avant de l'accrocher sur un hameçon. C'était un peu comme voir un accident de voiture au ralenti, un accident de voiture qui vous donne le goût de thrasher comme un malade. N'empêche que pendant trois secondes et quart, j'ai comme qui dirait &lt;span style="font-style:italic;"&gt;flatliné&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors si par hasard, sur St-Laurent, vous voyez Le Poète qui fait son petit tour au parc, si jamais vous en avez le courage, si vous croyez qu'il est encore capable d'en prendre, alors passez-lui le message. Ça devrait être suffisant pour qu'il nous ponde un autre &lt;a href="http://www.leonardcohenfiles.com/album3.html" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Songs of Love and Hate&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et vive les drogues dures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116134759850549480?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116134759850549480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116134759850549480' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116134759850549480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116134759850549480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/10/comme-un-ver-sur-un-hameon.html' title='Comme un ver sur un hameçon'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116073865951822251</id><published>2006-10-13T07:14:00.000-04:00</published><updated>2006-10-13T07:24:19.626-04:00</updated><title type='text'>Un peuple sans littérature</title><content type='html'>Il y a presque deux ans, quand Orhan Pamuk a affirmé à un journal suisse que "trente mille Kurdes et un million d'Arméniens ont été tués sur ces terres, et personne d'autre que moi n'ose en parler", une amie journaliste m'a affirmé sur un ton sarcastique que ce n'était qu'un move pour gagner le prix Nobel. Touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus encore que l'Académie Suédoise, c'est Jacques Chirac qui a donné le Nobel de littérature à Pamuk. En France c'est l'année "L'Arménie mon amie". Pour fêter ça, le président s'est payé une visite officielle dans le Caucase et une loi qui ressemble étrangement à celle qui a failli transformer les affirmations de Pamuk en sentence d'emprisonnement en Turquie. Vous me permettrez d'éviter le fond du débat (je tiens encore à la vie), et me contenter d'affirmer qu'une vérité dont est illégal de débattre même dans les cercles académiques est une vérité qui crée ses propres ennemis et autres théoriciens de la conspiration. Suffit de dire que les doctes Suédois, en plein débat sur leur futur lauréat, se levaient à chaque matin avec des journaux discutant du génocide arménien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce qui m'intéresse, c'est la littérature de Pamuk. Un collègue m'a demandé hier combien de ses livres j'ai réussi à terminer. Trois en quatre essais, ce qui est semble-t-il une bonne moyenne. Un immense débat existe entre ceux qui le qualifient de génie et ceux qui l'accusent d'être l'incarnation de la, comment on dit en français? Boulechite. Ou quelque chose du genre. Certaines de ses oeuvres, comme "Le château blanc", valent la peine d'être lues pour le magnifique tour de passe-passe littéraire qui lui tient lieu de conclusion. Dans d'autres cas, comme "Le livre noir", je n'ai tout simplement pas compris où il voulait en venir mais, comme pour les films de Fassbinder, je lui ai laissé le bénéfice du doute en me disant qu'il était &lt;peut-être&gt; tout simplement trop intelligent pour moi. J'ai quand même moins de doutes avec Fassbinder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre critique qu'on lui fait est que son style littéraire est de loin supérieur en traduction, manière polie de dire qu'il écrit comme un pied. Tout ça pour dire qu'il est clair dans l'esprit de la plupart des gens qui s'y connaissent que c'est à des raisons politiques que Pamuk doit son statut littéraire. Comme la plupart des Nobels de ces dernières années. Comme la plupart de ceux qu'on qualifie de "géants littéraires". Ce n'est en rien négatif, ça veut simplement dire que ce sont des gens qui pensent. Ce n'est pas le genre de chose qui abonde dans le monde littéraire québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans, j'ai passé mon été à lire une douzaine de "jeunes auteurs prometteurs de la relève québécoise". Anick Fortin, Stanley Péan, Nadine Bismuth, Nelly Arcan, Marie-Hélène Poitras, etc. J'ai appris des tas de choses sur les relations de couple et les relations homme-femme et comment ça se passe quand on tombe en amour ou quand on divorce. En y repensant un peu plus tard, je me suis rendu compte que pas un seul d'entre eux n'abordait quelque idée politique que ce soit. Mes amis étrangers du type trippeux littéraires croient que je blague, surtout ceux qui savent à quel point point on se tiraille entre impérialisses fédéralisses et racaille séparatisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça vaut même pour nos grandes idoles littéraires. Michel Tremblay et Réjean Ducharme écrivent fabuleusement bien et comprennent de façon magistrale les recoins les plus obscurs de la psyché humaine. Mais si on parle d'"écrivains à idées",  de gens qui ont une vision du monde qui déborde leurs personnages, de gens de qui ont peut extrapoler qu'ils analyseraient un débat social d'une certaine façon (de Camus à Houellebecq, de Kafka à V. S. Naipaul), eh ben... D'accord, je suis loin d'avoir tout lu, mais à part &lt;span style="font-style:italic;"&gt;peut-être&lt;/span&gt; Dany Laferrière (ou Hubert Aquin pour ceux que l'immaturité n'irrite pas) et quelques autres que je ne connais pas, le Québec ne va pas ch... loin. Au Québec, les artistes qui ont quelque chose à dire, ce sont les Cowboys Fringants, Loco Locass, Richard Desjardins, Denis Chouinard, Philippe Falardeau, Denys Arcand. Des chanteurs et des cinéastes, rarement des gens qui écrivent des livres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plus d'un siècle et demie, un certain Lord a affirmé que nous sommes un peuple sans littérature. Eh ben je pense que, encore aujourd'hui, il n'est pas totalement dans les patates. Envoyez-moi paître si vous y tenez. N'empêche que ceux qui attendent un prix Nobel de littérature québécois ne devraient pas retenir leur souffle. À moins, évidemment, que quelqu'un se mette en tête de promulguer une loi qui nous empêche de -ou nous oblige à- parler de génocide amérindien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116073865951822251?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116073865951822251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116073865951822251' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116073865951822251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116073865951822251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/10/un-peuple-sans-littrature.html' title='Un peuple sans littérature'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-116034265924686861</id><published>2006-10-08T17:24:00.000-04:00</published><updated>2006-10-08T17:29:18.050-04:00</updated><title type='text'>Remoulure</title><content type='html'>Il y a les remakes, qui réinterprètent une oeuvre passée pour profiter de sa popularité. Il y a les remixes, qui réarrangent une interprétation passée pour lui donner une nouvelle sonorité. Eh ben moi, je vous offre une remoulure, qui consiste à réécrire un post tiré d'un autre blogue, à le passer à la moulinette pour en exposer le potentiel gâché, dans la forme et dans le fond, un potentiel gâché par... eh bien, je sais pas trop quoi. Probablement des coins tournés trop ronds. Anyways, je m'exécute, bien sûr, mesquinement caché sur les hauteurs de la vieille Constantinople, dissimulant une très haute opinion de moi-même sous un pseudonyme. Avouez qu'il fallait y penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ainsi donc, comme je disais, l'&lt;a href="http://valeriegagnon.blogspot.com/#116017358807073565" target="_blank"&gt;original&lt;/a&gt; est tiré de &lt;a href="http://valeriegagnon.blogspot.com" target="_blank"&gt;Verstehen&lt;/a&gt;, un blogue québécois relativement connu (allez, quoi, il reçoit quand même quatre fois plus de visiteurs que le mien...) et dont objectif est de promouvoir l'image de l'intellectuel au Québec. Pas nécessairement une image positive, d'ailleurs. Non, il semble que l'auteure (Valérie Gagnon) s'emploie d'abord et avant tout à rendre les gens conscients que, même sur nos arpents verts et blancs, certaines personnes essaient de ressembler à l'archétype qui nous vient en tête quand on pense "intellectuel". En Loden. Genre Nouvel Obs'. Vous connaissez la chanson.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Alors voici ma version, ma remoulure. J'ai ajouté l'original un peu plus bas:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Jeudi après-midi, ligne bleue, versant snob de Jean-Talon. À courir d'un bout à l'autre de la ville depuis ce matin, je me prends à rêver d'une carte Sous-Terre Miles. Rien à faire. Rien d'autre que d'épier de ceux avec qui je partage le wagon, le crâne rasé de l'un, le bec de lièvre de l'autre, la lecture d'une troisième... Lecture? C'est vite dit. Un livre sur le tarot, plutôt, sujet duquel même &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(0, 0, 153);" href="http://www.amazon.ca/Ch%E2teau-destins-crois%E9s-Italo-Calvino/dp/2020334259" target="_blank"&gt;Italo Calvino&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt; n'a pas réussi à tirer de littérature digne de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; De Castelneau&lt;/span&gt;. Me tournant le dos, elle en est à l'interprétation de la quatrième carte, celle par laquelle la divination se produit. On n'a pas idée de croire à de telles conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Parc&lt;/span&gt;. Et si je l'abordais? Et si je lui faisais offrande de ma sagesse et de mes connaissances sur Descartes et le libre arbitre? Mon propre libre arbitre, incarné dans une réflexion profonde sur ses lectures, pourrait-il avoir un impact sur son destin? Qu'en dirait la quatrième carte de son tarot?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Acadie&lt;/span&gt;. Ma taroteuse est toujours là, n'ayant pas bougé d'une page, lisant à un rythme d'escargot (si tant est que lisent les escargots). Elle arrive probablement de Montréal-Nord ou de Saint-Michel. Elle se rend visiblement à Côte-des-Neiges. Le profil parfait pour chercher l'espoir d'une vie meilleure dans un paquet de cartes. Un paquet de cartes à jouer, pas de cartes d'affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Outremont&lt;/span&gt;. Le libre arbitre est par définition l'enemi de la prédestination, elle-même la base sur laquelle repose le pouvoir divinatoire du tarot. Son choix de lecture est donc une profession de foi anti-cartésienne. Et si je décidais de l'aborder? Affirmerait-elle que mon action était dès le départ écrite quelque part entre les arcanes majeures et mineures? Comment pourrait-elle nier que c'est mon propre libre abitre qui a initié mon action? Et si mon libre arbitre n'était qu'une impression, qu'un masque finement ajusté sur un squelette de déterminismes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Édouard-Montpetit&lt;/span&gt;. Incroyablement, elle n'a pas encore tourné la page. Je ne veux pas nuire à sa concentration, elle qui lit sûrement si peu. Je ne veux pas l'insulter, elle a probablement honte de son peu d'éducation. Je ne veux surtout pas enfreindre la règle qui dit qu'on n'aborde pas les étrangers dans le métro. C'est une règle non-écrite, un déterminisme social. Je me demande si Descartes aurait foutu Durkheim à la poubelle au même titre que les diseuses de bonne aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Université-de-Montréal&lt;/span&gt;. C'est somme toute vrai, il est &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;écrit &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;je la quitte ici. En pattes de mouche dans mon agenda.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Voici maintenant l'original. Santé Canada recommende d'abandonner immédiatement la lecture si vous ressentez de la douleur au niveau des articulations ou du thorax:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://valeriegagnon.blogspot.com/#116017358807073565" target="_blank"&gt;Réflexions cartésiennes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai dû beaucoup de déplacer dans la métropole. Donc beaucoup de réflexion sur le boulot et la vie.&lt;br /&gt;Une femme lisait debout posée sur une porte de métro un livre sur le tarrot. J'ai eu la soudaine envie de lui dire quelque chose d'intéressant portant sur son livre. Je me suis ensuite demandé quel serait la conséquence sur cette femme qui, sans aucun doute, portait une attention parliculière à ce livre censé l'outiller à prédire l'avenir.&lt;br /&gt;Penserait-elle que notre conversation arriverait à point et que ce serait pas un hasar, car sa destiné le dicterait? Est-ce que cela changerait tout le cours de sa vie? Se rappelera-t-elle un jour de la personne qui l'a accosté dans le métro pour lui dire quelque chose de profond alors qu'elle lisait un ouvrage sur le tarrot? Ne serait-ce pas en fait elle qui changerait sa vie en formulant cette croyace? Est-ce vraiment une croyace?&lt;br /&gt;J'en suis venue à cette question existentielle qui hante les cartésiens : comment alors départir la question qui se divise entre la possibilité que nous soyons maître de notre propre destin et l'autre qu'il existe un destin dans lequel notre avenir est déjà dicté?&lt;br /&gt;Je n'ai finalement pas accostée cette dame, plongée dans cette réflexion qui était peut-être le fruit du destin... peut-être tombera-t-elle sur ce blog. Question de la resituer dans le contexte, cette rencontre se produisit sur le ligne bleue.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-116034265924686861?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/116034265924686861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=116034265924686861' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116034265924686861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/116034265924686861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/10/remoulure.html' title='Remoulure'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115981236022743379</id><published>2006-10-02T13:40:00.001-04:00</published><updated>2006-10-02T14:06:00.246-04:00</updated><title type='text'>Flash</title><content type='html'>Lors de mon premier voyage en Turquie, il y a dix ans, j'ai eu un flash. J'ai compris la culture turque dans son essence la plus profonde et, à mon retour, j'étais capable de l'expliquer à ceux qui n'avaient pas atteint mon niveau d'expertise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un flash?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ouaip, tout comme ce bidule photographique qui fait apparaître des détails normalement cachés, qui permet de transformer le jour en nuit, qui réussit à changer les propriétés physiques d'un petit bout de l'univers. Lorsqu'on est placés devant l'objectif, cette transformation est si rapide qu'on ne perçoit pour ainsi dire pas sa durée. Seule la personne qui, caméra à la main, décide de le déclencher pourra ultimement en voir le résultat sous la forme d'une photo. Décider de changer les règles de l'univers, imposer ce changement à tous ceux qui sont présent et être la seule personne à en profiter: Déclencher un flash, c'est littéralement prendre possession d'un endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Exemple de flash, tirée de cette Grande Bible qui définit ses valeurs comme un "melting pot d'humanisme, d'écologie, de respect des peuples, d'autodérision, d'humour bon enfant, de quête d'authenticité, de nostalgie des paradis perdus et de clins d'oeil à Tintin" (&lt;a href="http://www.routard.com/planete_coulisse/page/saga.htm" target="_blank"&gt;c'est pas moi qui le dit&lt;/a&gt;), le Guide du Routard, qui nous dit de la ville turque de Konya qu'il est "Inutile d'y passer plus d'une journée", en ajoutant:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Konya étant une ville d'intégristes musulmans, nos lectrices risquent d'être suivies en permanence ou accostées avec une insistance qui ne laisse aucun doute sur les arrières-pensées de ces coquins."&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;Guide du Routard - Turquie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;, édition 2003-2004, p. 476)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et voilà le flash: On débarque pour 24 heures, on détermine les règles de la réalité et on repart, en ne laissant à ces barbares d'autochtones que le temps d'apercevoir une moue dédaigneuse sous une épaisse couche de rouge à lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il y a dix ans, je vous aurais planté un jugement sommaire sur le sujet en moins de temps qu'il ne faut pour dire "supériorité culturelle". Mais avec le temps, l'effet du flash s'est estompé, l'éclairage s'est amélioré, des dizaines de petits détails se sont ajoutés à travers les niveaux de gris qui se détachent en arrière-plan de cet inconfort qui accompagne la visite de certaines touristes à Konya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et s'il y a une chose dont la clarté est indéniable, c'est que j'ignore quelles sont "les arrières-pensées de ces coquins".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115981236022743379?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115981236022743379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115981236022743379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115981236022743379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115981236022743379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/10/flash_02.html' title='Flash'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115929938193851177</id><published>2006-09-26T15:30:00.000-04:00</published><updated>2006-09-26T15:45:58.026-04:00</updated><title type='text'>Exhaustif</title><content type='html'>Je viens de faire une découverte extraordinaire, à l'endroit où faire des découvertes extraordinaires est un plaisir quotidien, Wikipedia. Ouaip, Wikipedia qui nous offre une catégorie somme toute fort utile, "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Living_people" target="_blank"&gt;Living people&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Et comme de raison, la page de ladite catégorie nous offre un lien vers une catégorie complémentaire, "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Dead_people" target="_blank"&gt;Dead people&lt;/a&gt;" (où l'on prend le soin de préciser "please do not add people to this category", comme un cri du coeur contre le sacrifice humain, l'euthanasie et les &lt;a href="http://radio-canada.ca/nouvelles/National/2006/09/17/001-avis-epinards-sac.shtml" target="_blank"&gt;épinards en sacs&lt;/a&gt;). Et puisqu'on ne voudrait surtout pas en manquer une, on ajoute aussi une catégorie "&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Possibly_living_people" target="_blank"&gt;Possibly living people&lt;/a&gt;", qui s'applique probablement surtout à des historiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que c'est ce à quoi on fait référence par l'expression "faire le tour de la question", une autre preuve que toute forme de connaissance hors de Wikipédia est bel et bien superflue.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115929938193851177?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115929938193851177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115929938193851177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115929938193851177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115929938193851177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/09/exhaustif.html' title='Exhaustif'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115882244840895735</id><published>2006-09-21T02:59:00.000-04:00</published><updated>2006-09-21T03:08:35.083-04:00</updated><title type='text'>Ferme ta gueule, espèce de minorité visible</title><content type='html'>Cher Peuple Québécois,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je tiens, par la présente, à vous témoigner toute mon admiration pour le conscensus qui se dessine contre &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/09/20/118562.html" target="_blank"&gt;les propos inacceptables de la journaliste du Globe and Mail, Jan Wong&lt;/a&gt;. Comme tout le monde, de Monsieur Ringuette de Scherfferville au Très Honorable Stephen Harper, l'a clairement dit, la liberté d'expression est un concept qui ne s'applique qu'à ceux avec qui partagent nos idées, idéalement dans un pays barbare (lire: musulman). Il ne s'applique strictement pas à ceux qui sortent des limites de ce que nous définissons comme le bon sens (tels que Jan Wong), lesquels doivent être sommés de s'excuser et, idéalement, interdits de publication. Parce que le meilleur moyen de démontrer que la culture québécoise est ouverte, c'est évidemment de faire taire ceux qui disent que ce n'est pas vrai.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Comme disait le grand philosphe québécois François Pérusse, ben beau. Ben ben ben beau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115882244840895735?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115882244840895735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115882244840895735' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115882244840895735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115882244840895735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/09/ferme-ta-gueule-espce-de-minorit.html' title='Ferme ta gueule, espèce de minorité visible'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115878558305038077</id><published>2006-09-20T16:43:00.000-04:00</published><updated>2006-09-20T16:58:52.006-04:00</updated><title type='text'>Le goût du thé</title><content type='html'>À peine quelques heures après être revenu à Istanbul, j'ai pris une gorgée de thé et quelque chose a cliqué, un peu comme la ceinture de sécurité d'une voiture dont on n'est descendu que pour quelques instants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     La voiture, ou plutôt la Turquie, je l'ai pourtant quittée pendant presque quatre mois. Quatre mois au cours desquels je n'y ai pas pensé beaucoup. Quatre mois sans donner beaucoup de nouvelles à mes amis qui habitent ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;     Et quand je suis en Turquie, c'est l'inverse. J'ai l'impression que mon entourage resté au Québec (ou éparpillé entre les arcades impérialistes britanniques et chinoises, m'enfin, c'est une autre histoire) s'efface un peu dans le background. Non pas qu'ils comptent moins pour moi. Non, c'est la fréquence plutôt que l'intensité de mes pensées qui diminue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J'imagine que ce dont il est question ici, c'est l'influence de notre environnement direct -autant physique que social- sur notre mémoire. Poussée à l'extrême, on pourrait peut-être affirmer que quelque chose qui ne nous est pas constamment rappelé perd un peu de son existence. J'oserais même suggérer que, de ceux qui ont cessé d'aller à l'Église parce qu'ils disent ne pas croire en Dieu, certains retrouveraient la foi peu après avoir repris l'habitude de l'encens du dimanche matin. Évidemment, moi qui n'y suis jamais allé, je sens le diable, m'enfin passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Car ce n'est pas d'odeur qu'il est question ici, c'est de goût. Je sais depuis longtemps que le thé turc (qui est relativement peu exporté) ne goûte comme aucun autre. Jamais compris pourquoi, d'ailleurs, et je suis complètement incapable d'exprimer la différence avec des mots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     C'est peut-être précisément par cela que j'ai compris qu'habiter dans deux mondes, c'est les habiter alternativement bien plus qu'en parallèle: Pendant des mois, je me suis souvenu que quelque chose de spécial se cache au fond des verres à thé d'Istanbul, sans vraiment m'en préoccuper. Et puis d'un coup, à mon retour, le circuit s'est refermé comme s'il n'avait jamais été coupé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Ouaip, bienvenue à l'Ambassade du Trépanistan à Istanbul, récolte 2006-2007. Avec ou sans sucre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Note à la bande de proustiens qui lisent ceci en attendant que leurs mères viennent les border: Je sais que ce que vous pensez mais non, elle viendra pas, la madeleine. Maintenant cessez de chialer, ça me tombe sur les nerfs).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115878558305038077?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115878558305038077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115878558305038077' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115878558305038077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115878558305038077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/09/le-got-du-th.html' title='Le goût du thé'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115586666226346458</id><published>2006-08-17T21:58:00.000-04:00</published><updated>2006-08-17T22:07:16.326-04:00</updated><title type='text'>Duel: L'orignal et l'écureuil</title><content type='html'>Bienvenue dans le monde merveilleux des duels. Le principe est simple, on choisit deux personnages et un thème abstrait sans lien naturel évident et on en fait une p'tite histoire. Ça donne quelque chose comme ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnages: &lt;br /&gt;-Un orignal séropositif &lt;br /&gt;-Un écureuil épileptique &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thème: &lt;br /&gt;La position des Québécois face au Hezbollah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les lèvres de l'écureuil étaient couvertes de salive montée en mousse. Derrière, des pas immenses se firent entendre. &lt;br /&gt; L'écureuil lança un long regard de détresse vers l'orignal, qui lui adressa la parole: "Ça va?" Il ne répondit pas, encore tremblant.&lt;br /&gt; L'orignal sourit. "Repose-toi, je vais te raconter une histoire." Il s'agenouilla, plaçant son énorme museau à quelque distance du rongeur étendu sur la pelouse d'un parc que l'on connaît tous.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; "Je les ai vus, les tisseux de poils de vigogne équitable, ils manifestaient l'autre jour pour les droits des p'tits câlisses. Les p'tits tabarnacs. Ça fait longtemps que je les vois, des fois y font pitié mais la plupart du temps ils se tiennent dans le parc comme une gang de mouches à marde autour d'une crotte de chien. J'en ai frappé un l'autre jour, une crisse de tête brûlée, un "leader naturel", comme y disent. Y'é arrivé, j'te jure, comme dans les films de propagande sur le pot, comme possédé, pis là y'est allé dire à ses chums que ça serait vraiment "full hot" d'aller piquer l'orignal du mini-zoo avec une seringue qu'y'avait trouvé dans la ruelle. Y'ont ri comme des arriérés mentaux pis y se sont approchés de moi. Ciboire, y'a rien à faire avec ces p'tits crisses-là. Pis là je vois les ponchos végétaliens me dire qu'y faudrait laisser le parc ouvert toute la nuitte pour les p'tits tabarnacs-là, ciboire..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sans que l'orignal ne s'en apreçoive, l'écureuil avait réussi à dégager la cacahuète à demi-enfouie dans le sol meuble des abords du sentier. S'emparant discrètement de son trésor, il regarda une fois de plus en direction de l'orignal, maintenant perdu dans un nuage de sombres pensées, prit une grande respiration, ferma les yeux et, d'un bon, se retrouva à plusieurs mètres du cervidé. Il s'arréta pour se retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "T'es rien qu'un ostie d'écueurant. Faciste! Faciste!" Puis il s'enfuit avec toute la rapidité que lui permirent ses petites jambes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115586666226346458?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115586666226346458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115586666226346458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115586666226346458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115586666226346458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/08/duel-lorignal-et-lcureuil.html' title='Duel: L&apos;orignal et l&apos;écureuil'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115439227114117528</id><published>2006-07-31T20:15:00.000-04:00</published><updated>2006-07-31T20:31:11.170-04:00</updated><title type='text'>Les casques bleus à San Andreas</title><content type='html'>Il y a une rumeur qui court (à tout le moins dans ma tête) selon laquelle je négligerais ce blogue en faveur de jeux vidéos. Tout à fait fausse, d'ailleurs, et ce pour deux raisons. De un, elle contient un pluriel de trop. Le PlayStation II si &lt;strike&gt;perfidement&lt;/strike&gt; gentiment mis à ma disposition par un ami en migration transitoire n'est ces jours-ci dédié qu'à la redécouverte perpetuelle du génie de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Theft_Auto_San_Andreas" target="_blank"&gt;Grand Theft Auto: San Andreas&lt;/a&gt;. Un simple jeu, dites-vous? Que nenni! Un jour, l'humanité comprendra le rôle de ce chef d'oeuvre dans le profond changement de perception de la réalité annoncé par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin" target="_blank"&gt;Walter Benjamin &lt;/a&gt;il y a 70 ans (il ne faisait que regarder des photos de la Joconde, alors que vous pouvez vous immerger dans un monde parallèle où tout piéton est une victime potentielle, bande de chanceux). Et de deux, je ne fait pas que jouer, j'écoute aussi la télévision de temps à autre. Pour me reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/la-carte-gopolitique-du-qubec.html" target="_blank"&gt;chanté ailleurs&lt;/a&gt; mon amour de la radio de Radio-Canada. À la télévision, c'est encore mieux: Leur taux de cravates/minute nous assure qu'il y règne un professionalisme à tout casser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste un petit exemple, le Téléjournal qui l'autre jour nous offre un tableau de données démographiques ultra-précises sur les diverses communautés religieuses au Liban. Le fait qu'aucun recensement n'y ait été tenu depuis soixante-dix ans et qu'il ne s'agisse là que d'estimations plus ou moins solides? Par le fenêtre, les détails! Après tout, on nous indique une source digne de confiance pour ces chiffres, Wikipedia. C'est peut-être la même source qui les a poussés à illustrer, un peu plus tard dans le même bulletin, une nouvelle à propos de redéploiement de troupes en Irak à l'aide d'un drapeau libanais qui avait l'air de se demander ce qu'il faisait là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais rien à l'Afrique, rien à l'Asie et pas grand chose à l'Europe, mais je me doute que la fiabilité de l'information radio-canadienne n'arrose pas les bacs à fleurs de ces côtés-là non plus. Mais je vous vois qui prenez un air irrité, poussez un long soupir de déplaisir et me dites de laisser border, puisqu'après tout personne n'en meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances que vous soyez membres d'une des organisations les plus puissantes au monde, à savoir l'opinion publique d'un pays qui s'est investi du devoir d'envoyer son armée mettre de l'ordre un peu partout dans cet immense merdier qu'est le tiers-monde. Il est aussi probable que vos opinions soient en large partie basées sur l'information offerte par &lt;strike&gt;Wikipedia&lt;/strike&gt; Radio-Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi, j'ai une cravate (que je porte parfois même avec une chemise). Je lis Wikipedia et j'ai plusieurs diplômes universitaires, alors prenez-moi au sérieux quand je vous suggère d'aller manifester devant le consulat des États-Unis. Il existe en Californie une région où la police est corrompue à l'extrême, où n'importe qui vole n'importe quelle voiture à n'importe quelle heure de la journée, où l'argent gagné dans des courses de rues sert à acheter des fusils d'assaut qui finissent par faire exploser des hélicoptères de la police. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on envoie des casques bleus à San Andreas, ça presse.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115439227114117528?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115439227114117528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115439227114117528' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115439227114117528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115439227114117528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/08/les-casques-bleus-san-andreas.html' title='Les casques bleus à San Andreas'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115266936906858062</id><published>2006-07-11T21:49:00.000-04:00</published><updated>2006-07-11T21:56:09.080-04:00</updated><title type='text'>Trois scènes et un concours</title><content type='html'>Scène I &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(y'a pas d'acte, c'est strictement contemplatif)&lt;/span&gt;: Quand, en descendant St-Denis, on tourne à droite sur De Maisonneuve, on arrive aux immenses grilles qui gardent l'entrée d'une fête foraine grotesque. Lesdites grilles seront fort pratiques pour repousser la "racaille" des HLM environnants lorsqu'ils se mettront en tête de cuisiner, à la mode française, des bagnoles flambées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Scène deux &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(toujours pas d'acte, mais ça prend du rythme)&lt;/span&gt;: Un peu plus loin dans la même direction, concert de Goran Bregovic &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(auquel tout le monde allait JUSTEMENT assister pour les chants mystiques de religieuses albanaises contemplatives, merci Goran de nous avoir sauvé d'une soirée trop souignante)&lt;/span&gt;, une troupe de nymphettes venues pour danser, gracieux spectacle entre les toilettes et le camion de pompier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène trois &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(y'avait sûrement de l'acte mais j'y ai pas eu droit)&lt;/span&gt;: Fin de Coupe du Monde &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(que Radio-Canada s'obstine mystérieusement à appeler Moune-diale)&lt;/span&gt;, St-Laurent juste en bas de St-Zotique, un autre portail &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(comme à l'autre bout de la ville, mais qui troque les grilles utilitaires pour le marbre décoratif)&lt;/span&gt; s'offre en tonelle à un défilé d'Italiens d'adoption qui voudraient bien célébrer comme des sauvages, mais qui ont oublié exactement comment on fait. Quoi que, j'ai pas trop compris pourquoi tout le monde portait les couleurs du drapeau de la Bulgarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[Ah pis quin, p'tit concours photo instantané: Si jamais vous avez des photos qui correspondent à ce dont je viens de discuter, plaquez votre adresse (ouèbe ou courriel) dessus et courriellez-les moi à trepanistan@gmail.com. Si jamais j'en reçois plus que trois, je mettrai ici les trois meilleures. Sinon, ben, tant pis.]&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115266936906858062?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115266936906858062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115266936906858062' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115266936906858062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115266936906858062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/07/trois-scnes-et-un-concours.html' title='Trois scènes et un concours'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115223860112327485</id><published>2006-07-06T22:08:00.000-04:00</published><updated>2006-07-06T22:16:41.146-04:00</updated><title type='text'>Singeant II: La seule musique vraiment ethnique</title><content type='html'>Bon, mettons les choses au clair: Je sais que les mots n'ont pas la même signification pour tout le monde, que vous avez eu une jeunesse saucée dans les drogues dures et que pour vous le mot "flashback" désigne d'abord et avant tout à cette facheuse habitude qu'ont, de temps à autre, vos Mini Wheats d'éclater d'un rire démoniaque lorsque vous les noyez de lait. Je le sais, mais en toute honnêteté je m'en fous: si je vous parle de flashback, je veux simplement dire que je reviens sur les dernières semaines. Mangez vos céréales (avant qu'elles ne se mettent à danser) et continuez à lire ce que j'écris juste pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Écoutez: j'ai même engagé une harpiste pour faire la transition temporelle...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Or donc revenons dans les temps anciens, il y a quelques semaines, aux Francofolies. Aux Francofolies, où j'ai découvert la seule scène ethniquement pure de tout le site. Je m'étais promené d'un bout à l'autre du festival, j'avais subi du mauvais hip hop (et apprécié du meilleur, Manu Militari), entendu de la chanson française qui (devrait) se cherche(r un peu plus fort), assisté à toutes sortes de musiques plus ou moins francophones en compagnie d'une foule aux origines tout ce qu'il y a de plus hétéroclite. Tout le monde s'amusait ferme et, j'en suis convaincu, aurait dansé si ça n'avait pas été interdit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai donc déambulé en long et en large avant de découvrir ce petit groupe ethnique isolé devant cette scène cachée dans un racoin de la rue Clark, un petit groupe abandonné comme un calendrier de Loto-Pompiers 1986 dans le garage d'un vieux Grec de St-Léonard (il l'avait acheté pour les photos, mais y faut pas en parler).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Flash-forward (non non, ce ne sont pas vos Mini Wheats qui vous montrent leur petit côté givré) jusqu'à la St-Jean. Le groupe qui fait si bien danser &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/06/singeant-i-la-revanche-des-trisomiques.html"&gt;la petite trisomique de contes de fées &lt;/a&gt;a terminé sa prestation et un vieux bonhomme quelconque s'avance sur la scène pour nous annoncer que c'est le party. Sans attendre la confirmation de la part de l'assistance, il s'asseoit et se met à nous rapper un air traditionnel québécois en bois franc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je suis un être contemplatif, que n'ai-je besoin de vous le rappeler (ou quelque chose du genre). Je pense beaucoup, même quand je suis en public, et j'étais justement à ce moment-là emporté dans un flot méditatif. Or donc j'ai pensé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai pensé que cette musique traditionnelle était précisément celle qui unit, la dernière qui réussit à faire (plus ou moins volontairement) danser tout le monde. Peut-être parce qu'elle vient de loin, peut-être parce qu'on en vient aussi, peut-être même parce que les enfants sont là et qu'on veut montrer qu'on est encore jeunes. J'ai souri en moi-même, me demandant combien de temps le "trad" survivrait dans un monde qui change si vite. J'étais dans un flot méditatif, vous disais-je, je ne me suis même pas rendu compte de l'épouvantable cliché qu'est "un monde qui change si vite". Pour éviter de trébucher sur un quelconque concitoyen (je suis esclave de la drogue peut-être, mais encore capable d'&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/06/urbain-lucien-benot-et-thrse.html"&gt;urbanité&lt;/a&gt;), j'ai ouvert les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J'ai regardé autour de moi et me suis rappelé que l'audience de cette même musique traditionelle québécoise, aux Francofolies, était d'une pureté ethnique à faire peur. Pure la laine, je vous dis. Cette fois c'était pire, l'audience n'existait même plus: tout le monde considérait le rigodon qui allait bon train comme une sorte d'interlude, un bon moment pour aller se chercher une bière (ou deux, ou douze, comme disait Renaud). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors puisque je me permets si souvent de chialer contre les Québécois (zé les Québécouaaaazeeeuuu) de type "souche" (i.e. le chang de leurs anchêtres a chessé sous che ciel), permettez-moi de sauter la clôture et de mettre pour une minute mes pantalons de coton ouaté d'un vieux réactionnaire: Dites-donc, chers amis, j'ai rien contre le raï et la chansonnette malienne, mais y'a pas un genre de vague style de début de commencement de situation bizarrement débalancée quand on fait des festivals pour célébrer les cultures multicolores des grands-parents de ceux qui sont sortis de chez eux et sont devenus nous et qui, en fin de compte, ne sont pas furieusement intéressés par la culture de mes grands-parents à moi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fâchez-vous pas, je posais seulement une question. De toute façon j'entends vos Mini Wheats qui vous appellent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115223860112327485?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115223860112327485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115223860112327485' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115223860112327485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115223860112327485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/07/singeant-ii-la-seule-musique-vraiment.html' title='Singeant II: La seule musique vraiment ethnique'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115154837217615852</id><published>2006-06-28T22:14:00.000-04:00</published><updated>2006-06-28T22:32:52.190-04:00</updated><title type='text'>Singeant I: La revanche des trisomiques</title><content type='html'>Bon, d'accord, autant vous l'avouer, l'ordre exact ne me revient pas exactement. Mais j'ai quand même de nombreux souvenirs des festivités du week-end dernier. Tenez, par exemple, une scène mémorable: &lt;br /&gt; Assis dans un restaurant vietnamien, je porte mon t-shirt à l'effigie d'une équipe de football turque. Dehors, sur Prince-Arthur, des péruviens de mes deux se font aller la flûte de pan alors que passent devant eux des supporters de l'Argentine et du Brésil. La plupart des gens discutent du grand événement de la journée, les qualifications pour le Grand Prix de Formule Un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Bienvenue à la Saint-Jean 2006.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;*     *     *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quand je me suis retrouvé en Bulgarie le 3 mars dernier (une longue histoire, je vous épargne les détails qui sont, comme ça arrive souvent avec la Bulgarie, à peine racontables), je n'ai pas eu à chercher leur &lt;a href="http://www.bulgaria-france.net/traditions/3mart.html" target="_blank"&gt;Fête nationale de la Libération &lt;/a&gt;très longtemps: la ville débordait en rouge et en blanc (je sais, je sais, ils ont aussi du vert sur leur drapeau; mais j'ai vu seulement du rouge et du blanc sur la rue, j'imagine que le vert a dû rester chez lui ce jour-là, ça lui arrive souvent d'être malade). Mais Montréal, peut-être un peu mal à l'aise avec ses chiffons, a résolument pris le parti de laisser les drapeaux au Dollarama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je l'ai cherchée, donc, et ça m'a pris du temps mais je l'ai trouvée. En seulement que celle que je cherchais et celle que j'ai trouvée sont deux créatures fort différentes. Celle que je cherchais, bien sûr, était la fête nationale du Québec. Celle que j'ai trouvée, eh bien, c'en est une autre, une autre qui m'a fait regretter certaines de mes affirmations passées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Celle que j'ai trouvée était une toute jeune fille, autant vous l'avouer tout de suite. Une toute jeune fille se tenant juste devant la scène d'une fête de quartier où un groupe pas mauvais du tout jouait de la musique ethnique de Blancs (roque enrôle). Et elle souignait, comme disent les commentateurs de ce genre de choses, elle souignait en grand. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ça m'a frappé tout simplement parce que, Francofolies à l'appui, il appert qu'il est illégal de s'énarver au Québec. Ouaip, le fameux peuple qui se fait un point d'honneur de mépriser le reste de l'Amérique du Nord pour cause de manque de "sens du party" a une fâcheuse tendance à assister à un show de reggae ou de musique-traditionnelle-avec-des-tamtams en restant drette comme un piquette, un peu comme si chacun avait un standing aristocratique à préserver et un panier de bananes en équilibre sur la tête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Or donc ladite jeune fille se laissait aller complètement sur une musique que, bon, vous ne l'avez pas entendue, mais elle contenait assez de sueur rythmée et d'énergie fluide et de a-han a-han yeah yeah baby pour coller parfaitement avec les mouvements de hanches endiablés de la petite à bout de souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Endiablés, c'est bien le mot. Parce que quand on associe des thèmes sexuels à une jeune trisomique (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, c'est un punch), le Diable ne doit pas être très loin, comme le sait tout bon catholique (le bon athée, pour sa part, s'attend plutôt à voir débarquer un ministre conservateur albertain, mais c'est pas moi qui a bâti votre schéma cognitif, eh).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ben s'il faut parler du Diable, je pourrais vous dire que ce mélange à l'arrière-goût sordide (merci &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/06/mise-au-gin-le-coup-de-ma-bouteille.html"&gt;Omnikon&lt;/a&gt;, tu as changé ma vie) m'a fait penser à &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Roots_%28album%29" target="_blank"&gt;Ratamahatta de Sepultura&lt;/a&gt;, ou &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Heart_of_Darkness" target="_blank"&gt;Heart of Darkness&lt;/a&gt;: La rencontre de deux mondes qui tirent leurs légitimités respectives d'horizons radicalement opposés. &lt;br /&gt; Exemple: La pureté de l'innocence dans la déficience intellectuelle, oui. La bass raccoleuse qui vous convainc, vous et peu importe ce qui forme la deuxième moitié de votre couple, de retourner chez vous à la course avant la fin du show pour vérifier s'il ne resterait pas encore des draps à salir, oui aussi. Les deux ensemble, y'a ben juste moi pour oser ne serait-ce que les placer dans le même paragraphe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bon, avant que vous n'envoyiez mon portrait robot à tous les programmes d'intégration à l'emploi (6'2", corps d'athlète, cheveux blonds en brosse, étudiant au doctorat curieusement obsédé par l'idée de se trouver une job dans un centre de recyclage), laissez-moi vous assurer que ceci n'a rien d'une exposition de mes fantasmes. Je suis toujours aussi disponible à recevoir les courriels enfiévrés de jeunes filles dotées d'un nombre standard de chromosomes (avec photos, mineures s'abstenir). C'est ça, pressez-vous pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Non, ce que j'essaie de dire, c'est deux choses. De un, j'ai traité les membres d'un groupe de rap de seconde zone de "trisomiques" dans &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/06/mise-au-gin-le-coup-de-ma-bouteille.html"&gt;mon dernier texte&lt;/a&gt;, et je réalise que ça n'était pas une insulte comme ça aurait dû l'être (ou en tous cas pas une insulte pour les rappeurs en question). Et de deux, ben, vous savez quand vous voyez des éducateur-trices spécialisés (et souvent même "ées") qui arrivent à la télé juste au moment où vous avez vraiment envie d'écouter quelque chose d'intéressant ou au moins d'instructif mais là eux prennent la place avec leur sourire béat et commencent à vous dire pendant quinze minutes que c'est donc difficile la vie et que le gouvernement discrimine à l'os et sous-paye et que même des gardiens de zoo gagnent plus qu'eux (sauf &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_zoologique_du_Qu%C3%A9bec" target="blank"&gt;ceux de Québec&lt;/a&gt;, évidemment) mais que c'est tellement un beau métier et que ces enfants-là, pleins de bonne volonté et d'amour, ils ont tellement à nous apprendre, là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben maudite marde, y'avaient raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115154837217615852?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115154837217615852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115154837217615852' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115154837217615852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115154837217615852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/06/singeant-i-la-revanche-des-trisomiques.html' title='Singeant I: La revanche des trisomiques'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115094838733947210</id><published>2006-06-19T23:06:00.000-04:00</published><updated>2006-06-24T15:54:40.393-04:00</updated><title type='text'>Mise au gin (le coup de ma bouteille)</title><content type='html'>Je suis intrépide, moi. Ouais, &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20060614/CPARTS03/606140597&amp;SearchID=73247741520927" target="_blank"&gt;je prends des risques&lt;/a&gt; pour miner la vérité (ou quelque chose du genre). La preuve, la semaine dernière je me suis retrouvé au show d'Omnikron (Omnikrom pour les intimes), aux Francofolies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je n'ai pas mis en péril ma virginité morale, oh non mamzelle. Ma virginité morale, je l'ai perdue quelque part sur le plancher de ciment crasseux entre la toilette et votre cellule d'isolation, ma toute belle. Vous voyez, la vulgarité me fait glousser. Comme de la diarrhée sur le dos d'un canard. Respect.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Non mais quand même, au milieu des pouliches suantes et des des p'tits coups de reins plus ou moins subtils, j'ai compris qu'il y avait un problème. Un fichu de gros problème. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En seulement que c'est pas le problème que vous imaginez. Et quand je dis "vous", je m'adresse autant à la population du Québec en général (De Gaulle, bien sûr: Je vais vous confier un secret que vous ne répèterez pas, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de l'Incarcération) qu'aux grands commentateurs moraux tels le type de &lt;a href="http://radio-canada.ca/television/deskiwisetdeshommes/" target="_blank"&gt;Des Kiwis et des Hommes&lt;/a&gt; (celui qui mange pendant que l'autre anime). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oh non non non, le grand problème d'Omnikromnnmn n'est pas la fiente sur leurs membres. Il réside plutôt dans cette phrase, répétée ad nauseam par le duo de poètes: "Casquettes de géants / Sur nos têtes d'enfants / Le chiffre huit magique / Nous rend vraiment très méchants". C'est pas plus compliqué que ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bon bon bon, je sais que vous n'avez pas la fibre poétique, que vous avez horreur des plaisirs littéraires et que vous mangez des céréales sucrées en cachette, alors je vais vous préciser la problématique un peu comme nous le faisions, naguère, dans notre babil d'adolescents: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y SONT FULL POCHE!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Casquettes de géants..." pourrait fort bien représenter le Québec aux Rap Olympics si ces olympiques présentaient un volet spécial pour athlètes handicapés. Mais voilà, y'en a pas, alors on est obligés de laisser le commentaire au type qui mange Des Kiwis et des Hommes, et ce pendant que le Festival de Jazz s'entête à présenter des publicités qui passent sous silence la présence prochaine à Montréal du meilleur groupe rap au monde (...all the way live from 2-1-5...) et que ça a ben l'air que y'a juste moi qui va aller les voir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À force de voler en rase-mottes au-dessus d'une mer de merde, on finit par arriver quelque part. Quelque part devant la scène où sévit Omnikorn et où, bien sûr, la foule se compose exclusivement de jeunes hommes pourvus d'un immense testicule à la place du cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; ...euh... ou non. En fait, ça frétille de tites filles qu'une approche que l'on pourrait qualifier d'"industrielle" à la sexualité humaine n'a pas l'air de déprimer un brin (et qui n'ont rien à voir non plus avec les pouliches en laisse de la Calèche du Sexe). En fait, lesdites tites filles semblent impatientes de passer à l'acte avec les marcassins qui grognent sur scène, au moins autant qu'avec le type qui mange Des Kiwis et Des Hommes (qui, pourtant, ne se rase pas). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et voici venu le point où je frémis, bien calé dans le cuir de l'immense fauteuil qui trône à l'étage de ma demeure victorienne de Westmount (mais complètement à jeun depuis que &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/06/15/AR2006061501481.html" target="_blank"&gt;Jay-Z m'a enjoint de boycotter le champagne Cristal&lt;/a&gt;: solidarité avec les classes laborieuses!), car je vais poser une question qui va me transformer en monstre (quelque chose comme La Belle et la Bête, mais l'histoire à l'envers: vous me croyiez doux mais je suis un rustre patenté, pis un maudit écoeurant à part ça). Alors on respire profondément et on répète ensemble: Dans quelle mesure il faut blâmer le trisomique sur scène pour l'existence des hordes dégoulinantes qui le suivent? Quel est le point exact où on a droit de cesser de s'apitoyer sur des victimes qui en redemandent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ouais, ouais, j'ai pensé à quelque chose de huileux pour conclure, une idée vraiment immonde. Mais je m'abstiens, chérie, c'est pour ton bien: Mon p'tit fantasme est tellement répugnant, j'aurais peur que tu t'attaches...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115094838733947210?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115094838733947210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115094838733947210' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115094838733947210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115094838733947210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/06/mise-au-gin-le-coup-de-ma-bouteille.html' title='Mise au gin (le coup de ma bouteille)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-115042540210653182</id><published>2006-06-15T22:31:00.000-04:00</published><updated>2006-06-15T22:49:50.010-04:00</updated><title type='text'>Maîtres de l'univers</title><content type='html'>J'ai dîné à la table des maîtres de l'univers l'autre jour. Soupé plutôt, même si les mets servis étaient mille fois plus légers que les sujets abordés. Un repas on ne peut plus instructif puisque j'y ai appris que l'Homme des salons d'Habermas, celui qui aurait supposément apporté la démocratie (et par conséquent le statut de civilisation supérieure) à l'Occident, existe encore et ne crache pas sur l'occasionelle poutine chez Frite Alors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Oui, mesdames et messsieurs, la sphère publique se porte bien et son portefeuille d'actions humanitaires s'épaissit à une rythme sain et régulier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    On met les micros en place, test de son, la blonde serveuse (qui a déjà été sa meilleure amie, vous vous souvenez de l'époque) apporte des bouts de saucisses et la conférence est officiellement ouverte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   D'emblée, le Ministre des Relations Internationales se désole: nous avons perdu la Somalie. Il serait souhaitable d'envoyer des troupes sur le terrain afin de réaffirmer &lt;strike&gt;notre&lt;/strike&gt; le pouvoir de la démocratie. Que l'on mette fin à toutes les excisions sur place, ça devrait faire remonter la valeur de nos actions dans l'esprit des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Le Ministre de l'Intérieur (ou Presque) est plus jovial: les choses semblent rentrer dans l'ordre à Haïti. D'ici peu ils pourront se policer sans notre aide. Nous avons grand espoir qu'ils marchent dorénavant dans la direction que nous leur avons indiquée. Mais les initiatives trop directes de nos administrateurs d'Ottawa doivent cesser, c'est mauvais pour l'image. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Enfin, le Ministre des Armées (anciennement Ministre de la Défense de la Veuve et de l'Orphelin) nous indique qu'il faut eeeeeeencoooooooore négocier avec les administrateurs, mais on devrait finir par faire envoyer des troupes au Darfour. Dans une boucherie comme celle qui se passe là-bas, c'est à nous de prendre nos responsabilités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Oh! bien sûr, vous y auriez peut-être à peine vu deux Intellectuels de Vos Deux qui refont le monde sur fond de graisse de patates (mais dans un environnement sans fumée, plus moyen de choisir son cancer). Intellectuels, peut-être, mais sans avoir l'honneur de connaître Vos Deux permettez moi de douter du second segment de votre titulature. La conversation était informée comme l'aurait été celle d'un ministre (de certains ministres, en tous cas) et surtout -c'est là que se situe ce que les Aïnus appellent "the rub", le coeur du problème, le joyau pour lequel ce texte sublime n'est qu'un écrin- ils ont le pouvoir. Ils sont comme les barons demandant une charte au roi lorsque le roi a vraiment besoin de faire élire des députés à Montréal. Ils sont à la fois l'opinion publique et les citoyens d'un pays qui parle plus fort que bien d'autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Cibole qu'on est ben à la cour de l'Empereur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-115042540210653182?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/115042540210653182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=115042540210653182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115042540210653182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/115042540210653182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/06/matres-de-lunivers.html' title='Maîtres de l&apos;univers'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114979554724166602</id><published>2006-06-08T15:23:00.000-04:00</published><updated>2006-06-08T15:39:07.256-04:00</updated><title type='text'>Urbain, Lucien, Benoît et Thérèse</title><content type='html'>J'ai fait un rêve extraordinaire l'autre jour, un rêve qui m'a fait comprendre toutes sortes de choses importantes, un rêve qui m'a ouvert sur de nouvelles dimensions. Mais comme ça ne me tente pas de vous en parler, je vais plutôt vous raconter une histoire qui commence avec Lucien Francoeur et qui finit avec Mère Thérésa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Lucien, c'est l'ancêtre, le patriarche, l'origine de tout en cela comme en autre chose. À ma connaissance, c'est lui qui s'est le premier affiché comme "urbain" au Québec, le premier auteur de poésie urbaine. Un dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Étant un béotien, je n'ai pas très bien compris ce qu'il entendait ainsi par "urbain". Pire, j'ai bu ses paroles religieusement et je me suis dit que s'il est Urbain, je peux bien être Benoît (ce qui, selon Robert, fait de moi un être "bon et doux", tout comme un certain pape qui fut autrefois membre des jeunesses hitlériennes). Remarquez, ça aurait pu être pire, j'aurais pu choisir les mauvaises toilettes et m'appeler Benoîte, vocable qui désigne à la fois une vieille féministe et une fleur qui fait vomir (ça encore, c'est Robert qui me l'a dit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;    J'ai été envahi de la vague impression d'avoir mal compris l'ancêtre, le patriarche, l'origine de tout en cela comme en autre chose quand les urbains ont commencé à tapisser la toile québécoise. En fait, une étude a démontré que 34,5% des blogues québécois se disent urbains d'une façon ou d'une autre. Je ne veux pas nommer de nom, de toute façon vous les connaissez déjà. L'important est que j'ai dû en arriver à une conclusion déchirante: Eh bien non, Lucien ne parlait pas du pape.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    [Petit aparté littéraire: Il y a de fortes chances que ce soit la première fois que vous lisez la phrase "Eh bien non, Lucien ne parlait pas du pape.", un phrase qui se prête pourtant à des milliers d'usages. Je ne vais pas me fâcher si vous l'utilisez pour débuter votre prochain roman, je vais même être flatté (et peut-être aussi vaguement dégoûté, pour des raisons qui ne vous regardent pas).]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Alors, qu'est-ce que ça veut dire, urbain, dans ce cas-là? Je suis retourné voir mon vieil ami Robert, qui m'a offert ce que les documents officiels du Ministère du Jargon et de la Sémantique Sanitaire appelleraient des "pistes de réflexion". Urbain, ça peut vouloir dire qui fait preuve d'urbanité, bref, qui sait se tenir en société (pour ceux que leur maman a élevés en pourceaux, ça veut dire éviter de mettre ses sous-vêtements dans le congélateur pour les empêcher de puer et autres délicatesses du genre, surtout si vous êtes du genre à demander à l'élue de votre coeur de vous servir de la crème glacée). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le problème, évidemment, c'est que l'expression qu'accompagne urbain garde rarement son sens quand on lui substitue "bien élevé": il y a un type, un blogueur en vue qui prétend faire de la prose urbaine et il ne se gêne pas, lorsque c'est pertinent, pour parler de vomi. Eh ben le simple fait d'en arriver à un point où il est pertinent de parler de vomi aurait probablement l'heur de choquer les chantres de l'urbanité. Et inversement, si jamais vous êtes du genre à regarder des émissions de télé où on tresse le poil de vigogne et on masse le chakra de légumes amérindiens, vous comprendrez que "Cultivé et Urbain" tombe un peu à plat. Non, Robert, une fois de plus tu fais fausse route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  "Gnèzeu!", me dites-vous lorsque enfin interrogés, "urbain, ça veut jusse dire en ville!" Bon, d'accord, mais en ce cas, que veut-on vraiment véhiculer par ce vocable? L'inverse de la campagne, bien sûr. Et comment comprendre l'inverse de la campagne si ce n'est en tentant de décrire la campagne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    La campagne, tout le monde le sait, est une demoiselle en détresse qui est de plus en soumise à l'agriculture industrielle. Maïs transgénique mi-végétal mi-animal, méga-porcheries, veaux aux hormones hydroponique, ouais! La campagne, ça change tout le temps, ça se mondialise à un rythme effréné. Urbain, ça doit donc vouloir dire quelque chose de stable, de solide, quelque chose que le temps n'ébranle pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    J'ai grandi à la campagne, moi, je sais de quoi je parle. Vous n'avez pas connu ça, vous, d'aller tirer des siffleux au .12. Si ça se trouve, vous ne savez même pas de quoi je parle. Eh bien laissez-moi vous dire que c'est une activité familiale vachement instructive, qui permet aux enfants de collaborer avec leur père (vous m'avez bien lu, ma gang de féminisses, leur &lt;em&gt;père&lt;/em&gt;) dans la préparation de confiture de vermine. C'est aussi une activité vraiment violente. Tout au contraire urbain doit donc avoir quelque chose qui tient à la fois du pacifisme et du refus d'être parent. On avance, on avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dernier élément, la campagne est réputée pour la beauté de ses paysages. Vous n'avez pas vu le film? Vous savez, le film, là, où c'est que ça finit que le gars pis la fille regardent le soleil se coucher sur le champ de luzerne pendant que le chien s'énerve dans la boîte du pickup? Ça ne vous dit vraiment rien? Dommage, c'était vachement esthétique (mais TVA va sûrement le repasser un de ces après-midis). Anyways, la campagne, c'est beau, donc urbain doit être laid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Alors, récapitulons: Qu'est-ce qui est conservateur, pacifiste, chaste et pas très agréable à regarder? Je vous le donne en mille, Mère Thérésa, dont la mort ne fait rien pour améliorer les choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Et maintenant, je me rends compte que Mère Thérésa a inspiré non seulement Lucien Francoeur (l'ancêtre, le patriarche, etc.), mais aussi 34,5% des blogues québécois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Si j'étais un lépreux, je serais vraiment fier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114979554724166602?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114979554724166602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114979554724166602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114979554724166602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114979554724166602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/06/urbain-lucien-benot-et-thrse.html' title='Urbain, Lucien, Benoît et Thérèse'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114944525622740888</id><published>2006-06-04T14:12:00.000-04:00</published><updated>2006-06-04T14:20:56.240-04:00</updated><title type='text'>Les P'tits Commandements</title><content type='html'>Il y a des dizaines de personnes qui arrivent sur ce blogue en cherchant Mahée Paiement, le magazine La Semaine ou quelque chose sur la géopolitique québécoise. Ils arrivent désorientés, à bout de souffle, l'oeil hagard, un peu comme quelqu'un qui terminerait un séjour imprévu d'une semaine dans le désert par une entrée fracassante dans une réception ambassadoriale qui célèbre le concept du petit doigt levé. Pas lavés depuis huit jour, on se doute un peu qu'ils se sentent perdus dans ce paradis de l'étiquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je vais vous en faire, moi, de l'étiquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Oui, voici un cours-collision (crash course, pour les suppôts de la culture unique) en étiquette trépanistanaise. Vous, vous n'avez rien à faire, rien qu'à rester assis peu importe où vous êtes et continuer à lire. Vous n'avez même pas à changer votre comportement, ces règles spartiates ne s'appliquent qu'à ma petite personne. Vous voyez, je suis un homme dur, mais seulement envers moi-même. Que les tites-filles se le tiennent pour dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-ne-vous-drangera-pas-pour.html"&gt;1) Je taierai les détails triviaux de mon existence (genre, j'ai mangé du jambon jeudi)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-ne-vous-dira-pas-son-nom.html"&gt;2) Je me noie dans l'anonymat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-ne-se-fera-pas-le-porte.html"&gt;3) Je refuse de répéter et de redonder&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-se-perd-en-longueurs-lpc.html"&gt;4) J'écris long long long long long&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/03/lambassadeur-fait-attention-sa-langue.html"&gt;5) J'écris juste et sans insultes (ou si peu)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/lambassadeur-ne-va-pas-vous-les-casser.html"&gt;6) Je ne m'emmerde pas, et vous?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Et voilà, vous avez mes règles (voyez comme je partage tout). Avec ça on devrait s'amuser de façon éducative et hygiénique pendant un bout de temps, non?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114944525622740888?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114944525622740888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114944525622740888' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114944525622740888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114944525622740888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/06/les-ptits-commandements.html' title='Les P&apos;tits Commandements'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114896035545860157</id><published>2006-05-29T23:36:00.000-04:00</published><updated>2006-05-29T23:39:15.483-04:00</updated><title type='text'>Altermondialiste</title><content type='html'>Mon cher petit Pedro,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu es d'un autre pays que le mien, d'un autre continent, d'une autre planète. D'un autre monde, tiens. Ça tombe bien, je suis altermondialiste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;   Oui, tu habites un autre monde et un autre monde t'habite. C'est ton essence, c'est ce qui te rend pareil à tes frères du Swaziland. Tut tut tut, ne me dis pas que tu ne connais rien du Swaziland, ils sont pauvres eux aussi, ils n'ont pas de démocratie, l'essentiel vous l'avez en commun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ne crois pas que ce jugement soit méprisant, rien n'est de ta faute. Mes ancêtres ont fait la révolution, se sont battus pour la démocratie. Les tiens étaient soumis au Forces du Mal, aux pulsions prédatrices du gouvernement américain, aux multinationales rapaces, au Fonds Monétaire International. Tes ancêtres n'ont joué aucun rôle dans l'histoire du monde, il est normal que tu te retrouves perdant. Il est aussi normal que déplorable que ta situation empire année après année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Pour t'en sortir, il faut que tu écoutes mes enseignements, je sais ce qui est bon pour toi. Mais toi aussi tu peux m'enseigner des choses, ta musique traditionnelle par exemple. Quand je te vois jouer de la flute de pan dans ton petit poncho élimé, t'es tellement cute, oh! ça se dit pas. Tu es, tu resteras toujours comme un fils pour moi, même si tu as cinquante ans et moi dix-sept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Ne crois pas que ce jugement soit méprisant, comme je le disais. Je sais que tu as des opinions politiques, c'est ta liberté et je l'encourage. Bien sûr que tu as aussi le droit d'être pétri d'idées conservatrices, d'être enfermé dans ta vision du monde patriarcale. Avec un peu de travail, on réussira à te faire prendre conscience de ce qui est bon pour toi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu vois, ce dont nous avons tous besoin, c'est de la bonne volonté. C'est ainsi qu'on change le monde, l'histoire le prouve abondamment: [ajouter des exemples!]. Ta situation s'améliore année après année grâce à des gens comme moi. Un jour, toi et tes frères du Sud aurez votre revanche sur nous, une revanche bien méritée. Un jour, nous du Nord paierons le prix de tous ce que nous t'avons fait subir. J'en suis tellement excité que mes doigts tremblent sur le clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114896035545860157?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114896035545860157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114896035545860157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114896035545860157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114896035545860157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/altermondialiste.html' title='Altermondialiste'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114829117243258857</id><published>2006-05-22T05:40:00.000-04:00</published><updated>2006-05-22T05:46:12.453-04:00</updated><title type='text'>Quitter Kadikoy</title><content type='html'>Demain je quitte Kadikoy, le quartier le plus agréable de toute la Turquie, le centre névralgique de la vente de livres usagés, de cafés cools, de bars qui réussissent à n'être ni crados ni ridiculement chers. Je prends l'avion et je vais m'installer, pour l'été, dans la seule ville qui peut rivaliser: Montréal. Je m'en vais rejoindre la famille, des amis, un p'tit joint et une grosse poutine avec du bacon. Vachement intellectuel, comme vous voyez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Il n'y a pas beaucoup d'étrangers qui visitent le quartier ou qui y habitent. Kadikoy est sur la rive asiatique et, pour la majorité, ça en fait l'équivalent d'une région éloignée. Ignares! Faut avouer, être un étranger à Istanbul veut le plus souvent dire être soit touriste, soit snob. La plupart des Nord-Américains et Européens habitent des quartiers qui leurs sont désignés, qui leur offrent tous les ingrédients pour se faire la bonne bouffe de par cheu zeux et les dispense du besoin d'articuler ne serait-ce qu'un seul mot de la langue locale, des quartiers où il n'est pas rare que tous les voisins admettent volontiers qu'ils n'aiment pas les Turcs. Ceux qui sont à Kadikoy sont assez nombreux pour ne pas être des curiosités, ce qui fait du quartier un des rares endroits du pays -peut-être le seul- où les marchands sont habitués à entendre leur langue enrobée d'un accent anglais. Ou français. Parfois même polonais, mais c'est seulement quand ma collègue Carolina vient donner ses cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tenez, au moment d'écrire ces lignes, y'a un groupe de jeunes drogués habillés à la hippie qui se tient de l'autre côté de la rue et qui fait jouer du Manu Chao; un peu plus et ils allaient jouer du tam-tam dans un parc sur le bord de la montagne (on en a quelques-unes, mais aucune qui accote le Mont-Royal). Vous voyez bien pourquoi je me sens un peu chez moi, ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oh, mais une minute, c'est le monde musulman ici, non? Les barbus à grandes dents qui se cachent derrière les mosquées, l'appel à la prière qui vous a fait si peur au début de L'Exorciste, votre tante qui a annulé son voyage en Turquie, parce que, eh, franchement, c'est quand même un peu dangereux ce monde là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il y a quelques mois, au moment du brouhaha autour des caricatures danoises, j'ai entendu un extrait d'entrevue avec un pauvre hère pakistanais ou afghan ou je sais pas trop quoi (c'est fou, aujourd'hui, il y a des pauvres hères un peu partout). Le type en question, enragé, affirmait que Danemark était la pire ville américaine, celle qui devrait être la prochaine sur la liste "À Bombarder" d'Al-Qa'ida. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mêlé mêlé, en effet, but aren't we all. La semaine dernière, je marchais sur la rue principale de Beyoglu (le quartier Ste-Catherineouestesque où j'aurai le malheur d'habiter l'an prochain), quand je me suis retrouvé au milieu d'une foule qui s'est mise à scander, juste au moment où je passais (j'ose espérer que c'est un adon), "Katil ABD, Ortadogudan Defol": "USA, Assassin, Fous le Camp du Moyen-Orient". Eh bien vous prendriez les manifestants un par un et vous leur demandriez si leur slogan est synonyme de "USA, Assassin, Fous le Camp d'Ici", et je vous garantis qu'au moins la moitié vous corrigerait en remplaçant "ici" par "là-bas". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oh ouais, vous voulez que ce soit tout pareil, qu'on mette tous les Musulmans dans la même boite, parce que c'est plus pratique pour les éduquer comme ça. À Kadikoy, vous en trouveriez pour vous dire "Qu'est-ce que j'en ai à foutre, moi, des Musulmans", un peu comme, ben, qu'est-ce que vous en avez à foutre, vous, des Catholiques?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout ça pour dire que l'Ambassade, faisant suite à sa perfide habitude de transgresser toutes les règles du bon sens diplomatique, déménage. On ne ferme pas, on repeint seulement les murs en vert. Je reste au poste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114829117243258857?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114829117243258857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114829117243258857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114829117243258857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114829117243258857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/quitter-kadikoy.html' title='Quitter Kadikoy'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114770528452181083</id><published>2006-05-15T10:51:00.000-04:00</published><updated>2006-05-15T11:01:24.540-04:00</updated><title type='text'>Les joies de la traduction</title><content type='html'>Depuis quelques jours, je redécouvre les joies d'être historien. Puisque je suis un être torturé, pessimiste et masochiste, je les redécouvre en faisant autre chose qui est, en fin de compte, bien pire que mon propre métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cet autre chose, c'est la traduction d'un quelconque truc pour un conglomérat turc. Je sais, je sais, les théories de la traduction et tout le bataclan, de connaître la langue turque ne fait pas de moi un traducteur compétent. Eh bien justement, si mon incompétence peut foutre la merde dans les plans de ces chevaliers d'industrie de mes deux (mais quand même millionaires) sans trop qu'ils ne s'en rendent compte, considérez ça comme ma petit contribution contre le capitalisme. Et je ne crache pas sur le salaire non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Anyways, toujours est-il que ça fait des jours que je nage dans le dynamisme et la qualité totale, et ça commence à me monter à la tête. Tellement que je viens de tomber sur ce document impérial Ottoman datant de 1456, soit trois ans après la conquête de Constantinople, et envoyé à des seigneurs locaux sur le point d'être conquis. Je vous en traduis des extraits aussi directement que possible:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;L'Empire Ottoman est un leader en matière de recherche et développement. Il est à l'origine de l'infanterie professionnelle, en voie de devenir la norme européenne, et son expertise reconnue en matière d'artillerie lui assure un taux de succès élevé en matière de sièges. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa longue expérience dans l'administration d'une population à la fois Chrétienne et Musulmane donne à l'Empire Ottoman une expertise sans égal en matière de décentratisation. Une série de kanunnâmes (codes de lois) adaptés aux traditions régionales permet de répondre aux besoins spécifiques de chaque marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Empire Ottoman a également mis en place de projets communs avec des partenaires dynamiques. Une série d'accords commerciaux avec des figures de proue en matière d'échanges internationaux, tels Venise et Gênes, assure une rentabilité maximum à l'organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les succès de l'Empire sont reconnus sur la scène nationale et internationale; notons entre autres le titre de "Souverain des deux mers et des deux continents" décerné pour une troisième année consécutive au sultan de l'Empire, Mehmet II, par l'Association des Courtisans de Mehmet II. Cette reconnaissance s'ajoute à une longue liste de titres et d'honneurs qui ne manquera pas de s'allonger dans les années à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soucieux d'offrir à ses sujets une administration hors pair, l'Empire Ottoman a développé un système innovateur pour le recrutement de personnel, le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Devshirme" target="_blank"&gt;devshirme&lt;/a&gt;. Des levées ultra-sélectives effectuées à intervalles réguliers dans les provinces des Balkans assurent à l'empire un avantage marqué en matière de ressources humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expansion géographique phénoménale de l'Empire Ottoman au cours des 150 dernières années s'est traduite par une intégration verticale qui en fait aujourd'hui un empire-monde. Ce statut exceptionnel lui permet de subvenir  sans intermédiaire à tous les besoins de ses sujets. Il permet également une flexibilité sans égal dans l'attribution de gouvernements provinciaux; les seigneurs locaux qui se soumettent volontairement au sultan peuvent ainsi maintenir un statut social élevé tout en s'intégrant harmonieusement aux traditions administratives de l'Empire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se soumettre à l'Empire Ottoman, c'est faire partie d'une équipe gagnante!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114770528452181083?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114770528452181083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114770528452181083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114770528452181083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114770528452181083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/les-joies-de-la-traduction.html' title='Les joies de la traduction'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114717059571800720</id><published>2006-05-09T06:12:00.000-04:00</published><updated>2006-05-09T06:29:55.736-04:00</updated><title type='text'>Histoire: Secondaire (2/2)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Résumé le &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/05/histoire-secondaire-12_05.html"&gt;l'épisode précédent&lt;/a&gt;: Pris par la queue de la tempête de mots qui souffle sur la page Idées du Devoir après qu'un certain rapport ait suggéré d'accoler à l'histoire le mot "pluriel" accordé au féminin singuler, votre dévoué ambassadeur se met à divaguer et imagine que le concept de courage (et l'idée d'avoir un coeur d'airain, Dieu sait où il est allé pêcher ça) s'applique à un type qui vous parle de sa job d'historien en singeant un animateur de ligne ouverte à TQS. Au dernières nouvelles, il avait laissé monsieur Ringuette, de Schefferville, patienter au téléphone pendant quelques jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[petite musique de harpe]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Ringuette, le Québec vous écoute.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; "L'histoire est remplie d'exemples pour l'édification des jeunes âmes, n'est-ce pas. Qui ne sait pas d'où il vient ignore où il va, n'est-ce pas. Moi-même, en ma jeunesse, j'ai été terriblement inspiré par l'exemple de l'esprit d'aventure d'Étienne Brûlé..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Monsieur Ringuette, je suis certain que la municipalité de Schefferville crève de fierté d'héberger un homme du moyen âge. N'y voyez aucune insulte, je veux simplement dire qu'il n'aurait eu aucun historien il y a mille ans si personne n'avait pensé comme vous à l'époque. Cela étant dit, vos homologues sont aussi nombreux aujourd'hui, et pas des moindres: &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2002/12/02/15589.html" target="_blank"&gt;Gérard Bouchard nous tint à peu près ce langage à propos des Patriotes&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le problème (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je vois des problèmes partout), le problème est que -n'en déplaise à l'excellent historien qu'est le Professeur Bouchard- ce n'est pas de l'histoire. Ou alors c'est de l'histoire mal faite, dans la mesure où cette approche impose une vision résolument contemporaine (est-ce que j'ai vraiment utilisé l'expression "résolument contemporaine"? Oh misère...) sur des événements et des manières de penser qui n'ont rien de contemporain. On doit, au mieux, reléguer au notes de bas de pages le fait que les Patriotes n'avaient aucune intention de voir leur beau projet démocratique s'appliquer à la moitié féminine de la population, et on doit présenter les autorités militaires britanniques comme motivées d'abord et avant tout par le doux plaisir d'être le méchant qui flatte un chat persan au sourire méprisant en rêvant d'être maîtres du monde (mwah ha ah!). Le mieux qu'on puisse espérer, en fait, est de mettre le tout sur le compte d'un "oui mais c'était une autre époque" qui est une garantie-ou-argent-remis de ne pas comprendre les gens dont on parle. Oh, et Étienne Brûlé ne comptait pas sur un plan d'appels interurbains à bas prix quand il partait dans le bois. Désolé, Ringuette, tu ne passes pas le test toi non plus. On a le temps pour un dernier appel, monsieur Voyer de Gatineau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Il faut former des citoyens! Des citoyens! L'Histouare, c'est pour former des citoyens!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ouaip, vous brûlez. Comme le dit la charte du Parti Libéral, la vérité sort de la bouche des Gatinois. Une certaine connaissance de l'histoire peut effectivement aider à (ou plus exactement, est absolument nécessaire pour) comprendre l'actualité. Mais à moins d'être un maniaque unidimensionnel qui pense que Louis-Joseph Papineau est un des sbires de Raymond Villeneuve (ça existe, c'est même assez commun), on doit avouer que la pertinence de ces racines a une forte tendance à se faire rare quand on retourne vers un passé plus lointain. Bien sûr, l'Acte de Québec nous a donné le Code civil en 1774, mais c'est la conséquence plutôt que l'épisode lui-même (et les circonstances qui l'entourent) qui demeure pertinente aujourd'hui. De mettre l'emphase sur les liens (tout ce qu'il y de plus réels) de cette origine avec la Révolution américaine serait à peu près l'équivalent de décrire, dans une biographie politique de Pierre Elliott Trudeau, une scène de sexe modérément torride de l'hiver 1919 au cours de laquelle Le Québécois a été conçu. Ça vous excite peut-être (je ne suis pas du genre à juger), mais j'oserais affirmer ce n'est pas hyper pertinent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Tout ça pour dire qu'un cours de citoyenneté est une option valable, voire même souhaitable, mais ce n'est pas un cours d'histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et voilà, le chat (persan, avec un sourire méprisant, en train de se faire flatter par un impérialiste britannique qui trempe son scone dans une tasse de thé Darjeeling) est sorti du sac. Je suis un historien qui dit que les cours d'histoire au secondaire ne devraient pas être une priorité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ben coudonc, je me sens un petit peu comme un rabbin antisémite, moi, tout d'un coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114717059571800720?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114717059571800720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114717059571800720' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114717059571800720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114717059571800720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/histoire-secondaire-22.html' title='Histoire: Secondaire (2/2)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114690768167756795</id><published>2006-05-06T05:19:00.000-04:00</published><updated>2006-05-06T05:46:39.080-04:00</updated><title type='text'>Bon peuple</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/05/05/108445.html" target="_blank"&gt;Joyeuse nouvelle&lt;/a&gt;, ce matin, les deux tiers de la population québécoise veut que Jean Charest prenne des vacances. Permanentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Deux des trois principaux reproches qu'on lui fait sont le manque de leadership et le fait qu'il ne tienne pas compte de l'opinion publique. Un sondage réalisé auprès de monsieur Charest indique que 100% du premier ministre considère que le terme "cohérente" s'applique "peu" ou "pas du tout" à l'opinion publique québécoise. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le chef du Parti Québécois André Boisclair a pour sa part dénoncé le caractère décousu de l'incompétence du premier ministre, affirmant que le Québec a besoin d'un leader à l'écoute de la population avec des idées fortes, qui pourrait amener un vent de jeunesse dans l'esprit de René Lévesque.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114690768167756795?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114690768167756795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114690768167756795' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114690768167756795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114690768167756795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/bon-peuple.html' title='Bon peuple'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114683091703444195</id><published>2006-05-05T07:15:00.001-04:00</published><updated>2006-06-03T23:04:20.860-04:00</updated><title type='text'>Histoire: secondaire (1/2)</title><content type='html'>L'élément le plus fondamental d'une formation en histoire est la capacité de mentir sur l'importance de ce que l'on fait. Vous croyez que j'exagère? La dernière demande de bourse dans laquelle j'ai admis que mon travail était socialement insignifiant m'a valu une réponse selon laquelle ma candidature était excellente, mais qu'on ne m'avait pas sélectionné parce que la compétition était particulièrement forte cette année-là. J'aurais envoyé un poème sur les Calinours et une &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/le-casque-minou.html"&gt;photo d'un chat avec une écorce de pomelo sur la tête&lt;/a&gt; qu'il m'auraient répondu que ma candidature était excellente, mais que la compétition était particulièrement forte cette année-là. Si vous pensez vraiment que ça veut dire que ma candidature était excellente mais que la compétition était particulièrement forte cette année-là, vous êtes probablement du genre à donner des ordres à ceux qui répondent à vos éternuements par "à vos souhaits".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Anyways, après qu'un cercle de p'tits cerveaux du ministère de l'éducation du Québec ait suggéré (ou alors menacé) de &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/04/27/107695.html" target="_blank"&gt;rendre l'enseignement de l'histoire au secondaire moins conflictuel&lt;/a&gt;, un peu &lt;a href="http://www.locolocass.net/locoforum/viewtopic.php?t=8098" target="blank"&gt;tout le&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/05/01/108016.html?282" target="_blank"&gt;monde&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/04/29/107903.html" target="_blank"&gt;s'est&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/05/05/108389.html" target="_blank"&gt;mis à&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.latribuduverbe.com/archives/2006/04/histoire_quebecoise_revisee_un.html" target="_blank"&gt;s'engueuler&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/04/20060428-123400.html" target="_blank"&gt;par &lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.ledevoir.com/dossiers/282/107882.html?282" target="_blank"&gt;lettres&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2006/05/04/108281.html?282" target="_blank"&gt;d'opinion&lt;/a&gt; &lt;a href="http://pat.blogue.canoe.com/pat/2006/04/27/une_histoire_positive_de_la_societe_ou_n" target="_blank"&gt;interposées&lt;/a&gt;. On parle du comment, mais (peut-être parce que je suis loin et un peu dur d'oreilles) je n'en entends pas beaucoup qui cherchent à determiner pourquoi, voire même "si" on doit vraiment enseigner l'histoire au secondaire. Regardez mon courage, mon coeur d'airain, j'ose poser les vraies questions. D'ici pas longtemps on va me donner l'animation d'une émission d'affaires publiques à TQS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; On prend un premier appel, monsieur De Champlain, de Boucherville:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Oui, alors euh, moi, euh,je pense que oui euh. Il faut donner une certaine culture générale à nos jeunes..."&lt;br /&gt; Monsieur De Champlain: De un, l'expression "nos jeunes", c'est l'étape qui précède immédiatement "dans mon temps"; vous êtes en passe de tomber dans les radotages de moins en moins compréhensibles et de plus en plus noyés de bave dégoulinante en attendant que la gentille infirmière vienne vous donner votre bain hebdomadaire. Surveillez votre langage, ça pourrait vous sauver la vie.&lt;br /&gt; De deux, un peu de culture générale, peut-être, mais aussi un peu de cynisme, que diable! L'école québécoise fait lire des romans jeunesse à des élèves de cinquième secondaire; c'est un lieu où la culture générale y consiste à pouvoir identifier la religion dominante en Israël ou le nom du compositeur du Boléro de Ravel. Non, ne vous faites pas trop d'illusions, les élèves du secondaire qui veulent de la culture générale s'en trouveront eux-mêmes (comme ils le font depuis des générations) tandis que les autres vont plutôt regarder la fin de Loft Story. Prochain appel, celui de madame Le Duc de Côte des Neiges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "Perspective historique, monsieur, il faut leur donner une perspective historique. Qu'ils s'aperçoivent qu'ils ne vivent pas au début et à la fin du monde."&lt;br /&gt; Madame Le Duc, ô madame Le Duc, je suis tellement d'accord avec vous que mon bouton de pantalon vient de sauter. Oh oui, il faudrait donc... Il faudrait aussi que les hommes vivent d'amour et qu'il n'y ait plus de misèèèèèère.&lt;br /&gt; Laissez-moi prendre un petit ton (encore plus) docte (que d'habitude) et vous indiquer qu'après sept ou huit ans à étudier l'histoire à temps plein, je commence seulement à avoir l'impression d'une certaine perspective historique. De la demi-douzaine d'individus qui m'ont enseigné l'histoire avant d'entrer à l'université, aucun ne possédait ce que je considère comme une perspective historique d'un niveau acceptable pour un historien (ou pour une historienne, d'ailleurs). {Sérieuses carences dans les qualifiations} PLUS {nombre d'heures d'enseignement hebdomadaire ridiculement bas} PLUS {"eille, ça me tente pas, là, j'en ai fait cinq minutes, là, j'm'en va fumer, ostie"} ÉGALE rêvez toujours, je rêve avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'en va à la pause publicitaire, et dans quelques jours on revient avec notre prochain appel, celui de monsieur Ringuette de Schefferville...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/05/histoire-secondaire-22.html" target="_blank"&gt;à suivre&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114683091703444195?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114683091703444195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114683091703444195' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114683091703444195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114683091703444195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/histoire-secondaire-12_05.html' title='Histoire: secondaire (1/2)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114650709407344689</id><published>2006-05-01T13:40:00.000-04:00</published><updated>2006-05-02T05:36:55.323-04:00</updated><title type='text'>La force des idéologies (spécial 1er mai)</title><content type='html'>Le dialogue le plus stupide que j'ai entendu aujourd'hui:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A: Je vais aller me chercher un souper chez McDonald's ce soir.&lt;br /&gt;B: T'es malade! &lt;a href="http://istanbul.blog.lemonde.fr/istanbul/2006/05/rouge.html" target="_blank"&gt;C'est le 1er mai&lt;/a&gt;, tu sais que les plus grosses manifestations d'extrême-gauche à Istanbul se passent dans ton quartier. Faut vraiment que tu sois sourd et aveugle pour ne pas avoir remarqué les centaines de policiers près des quais ni entendu "L'Internationale" à cent décibels ce matin! Tu le sais, à chaque année y'a des débordements de violence des deux côtés. Tu veux vraiment te promener sur la rue avec un petit sac marqué McDonald's dans une atmosphère comme celle-là?&lt;br /&gt;A: Je sais, je sais, c'est pas prudent. Mais j'y vais même pas une fois par mois!&lt;br /&gt;B: Et le symbole? Si tu n'y vas presque jamais, ça devrait être plus facile de respecter les travailleurs un jour comme aujourd'hui, non?&lt;br /&gt;A: Ouin, peut-être mais... j'ai VRAIMENT le goût de manger du McDo...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lieu où j'ai entendu ledit dialogue: Dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma situation actuelle: En train de mettre de la graisse de frites partout sur mon clavier, avec d'horribles brûlements d'estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114650709407344689?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114650709407344689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114650709407344689' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114650709407344689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114650709407344689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/05/la-force-des-idologies-spcial-1er-mai.html' title='La force des idéologies (spécial 1er mai)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114621202323597628</id><published>2006-04-28T03:56:00.000-04:00</published><updated>2006-04-28T04:18:32.566-04:00</updated><title type='text'>La Semaine (Mahée Paiement, panoptique et identité québécoise)</title><content type='html'>Environ tous les deux mois, mes parents me font parvenir un colis. Le paquet en question contient habituellement une carte postale représentant mon village ("reviens, reviens mon petit! on va te faire le pâté au poulet que tu aimes tant!"), la revue &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.nuitblanche.com/" target="_blank"&gt;Nuit Blanche&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (regardez mes ongles parfaitement manucurés, mes cravates de soie, tous les signes de mon immense raffinement; je ne fume pas encore la pipe mais j'apprécie qu'on s'y adonne en ma présence) et deux ou trois numéros du magazine La Semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; "&lt;i&gt;Ouin, &lt;a href="http://ambassade.blogspot.com/2006/04/moi-je-vote-pour-jeannot.html" target="_blank"&gt;tu traites le monde d'épais&lt;/a&gt; pis t'es un pas pire épais toé mingue&lt;/i&gt;", que vous me dites. Oh que nenni! N'oubliez pas mes ongles parfaitement manucurés! Du reste, il ne s'agit certainement pas de garder un oeil amusé sur le petit peuple, oh que non, c'est plutôt une question d'identité ("&lt;i&gt;ouin, une identité d'ép...&lt;/i&gt;" Ta gueule!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Vous voyez, quand on veut définir ce qu'est une Québécoise, quand on veut épingler un Québécois, on parle de la langue, on parle de la culture ou du sentiment d'appartenance, on parle de territorialité, on parle même parfois (mais pas trop fort) de douze générations de fermiers qui jasaient en joual avec leurs patates (quand on veut épingler un Québécois, on peut aussi humer les effluves de cannabis qui sortent de sa fenêtre, mais c'est hors-sujet). Pourtant il reste toujours des cas-frontière, des gens avec le bon background qui semblent étrangers, des gens qui sont devenus autre chose et des gens qui ont tellement d'identités qu'on n'est pas sûr de vouloir leur accorder la nôtre en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Non, le vrai test de l'identité québécoise, il se passe quelque part coin Crescent et Ste-Catherine. Vous êtes sur le coin de la rue et grâce à la magie du panoptique (l'espace d'un instant, vous voyez Michel Foucault au volant de sa Ferrari qui vous invite d'un clin d'oeil à venir faire un tour de machine, mais écoutez-moi quand je vous parle, je n'ai pas fini mon histoire), grâce à la magie du panoptique, donc, vous voyez Mahée Paiement arriver d'un côté et Patrick Huart de l'autre, sur le point de se croiser. Dites-moi, que pensez-vous qu'il va arriver?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Si vous ignorez qui sont Patrick Huart et Mahée Paiement, félicitations, vous n'avez rien de québécois (ou alors vous êtes un snob pleine peau, ce qui revient à peu près au même). Si le nom de Mahée Paiement vous rapelle &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0090684/" target="_blank"&gt;un film de moufettes&lt;/a&gt;, c'est déjà vachement mieux. Si vous avez réalisé que c'est à elle que s'adressent certaines phrases désormais consacrées ("Mahée, t'es donc ben belle", "Mahée, ça doit être difficile d'être aussi belle", "Mahée, quels produits t'utilises pour être belle de même?" et "Mahée, t'es tellement belle qu'on va te donner &lt;a href="http://ckoi.com/show.php?id=decompteanglo" target="_blank"&gt;une job à la radio&lt;/a&gt;"), je mettrai mon poing sur le nez de quiconque nie votre identité québécoise. Si connaissez par coeur la liste des vedettes avec qui Mahée et Patrick ont couché, je suggère fortement que vous organisiez ces informations sur un site web parce que j'ai des détails à rattrapper. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tout ça pour dire que j'habite à 7,000 kilomètres de chez moi, que j'ai peur de devenir un étranger et que ça explique -ça excuse- mes lectures. Mais il y quelque chose qui me chicotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Le magazine La Semaine n'a pas encore de site web, seulement &lt;a href="http://www.lasemaine.ca" target="_blank"&gt;une adresse&lt;/a&gt;. Pendant des mois, j'ai bavé devant une page ne contenant que le logo du magazine et de vagues promesses de bientôt-bientôt. Or, nouveauté, l'espace en question est maintenant habité par les règlements d'un quelconque concours ("Règlements du Concours Trouvez un chèque de 10 000$"). Extraits de ces règlements:&lt;br /&gt;"Aucun achat, dépense ou investissement n'est nécessaire pour participer à ce concours."&lt;br /&gt;"POUR PARTICIPER: Procurez-vous le magazine La Semaine; si, en feuilletant les pages, vous découvrez un chèque de 10 000$, vous le gagnez instantanément."&lt;br /&gt;"Aucune reproduction ou fac-similé ne seront acceptés."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    D'une part, rien à acheter pour participer. D'autre part, il faut avoir le magazine pour participer. De deux choses, l'une: ou bien l'expression "aucun achat, dépense ou investissement n'est nécessaire..." est une formulation légale qui signifie "si vous le faites acheter par votre maman, vous pouvez garder l'argent quand même", ou bien les règlements du concours vous autorisent tacitement à voler le magazine en question dans votre dépanneur préféré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Moi, j'ai le sens de la famille, donc je préfère la deuxième option. Y'a pas quelqu'un qui voudrait aller m'en voler une copie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114621202323597628?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114621202323597628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114621202323597628' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114621202323597628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114621202323597628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/04/la-semaine-mahe-paiement-panoptique-et.html' title='La Semaine (Mahée Paiement, panoptique et identité québécoise)'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114595811166315960</id><published>2006-04-25T05:26:00.000-04:00</published><updated>2006-04-26T05:24:16.440-04:00</updated><title type='text'>Moi, je vote pour Jeannot</title><content type='html'>Chaque matin depuis des années, alors que votre machine à espresso transforme le priviliège en habitude, vous sortez ramasser la copie du Devoir qui traîne sur votre perron. Chaque matin depuis des années, vous remarquez l'oeil désapprobateur que jette le voisin d'en face sur votre démarche médiatique. Vous avez lu les livres de &lt;a href="http://www.guycorneau.com/" target="_blank"&gt;Guy Corneau&lt;/a&gt;, vous savez que la violence passive est la mère (ou plus probablement le père, je crois que &lt;a href="http://www.quebecsolidaire.net/" target="_blank"&gt;Québec Solidaire&lt;/a&gt; a déposé une requête à l'&lt;a href="http://www.oqlf.gouv.qc.ca/" target="_blank"&gt;Office de la Langue Française&lt;/a&gt; pour que le mot "violence" devienne masculin) de la violence active, alors un jour vous avez sonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Oui oui, vous êtes allé chez lui, vous avez sonné la sonette pour lui demander ce qui se passe.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;  Il ne vous a rien dit, mais votre intelligence est digne de celle du renard anthropomorphe de quelque bande dessinée (rusé, vif d'esprit, attire la sympathie des enfants, vous voyez le portrait). Vous avez remarqué la section des sports de La Presse ouverte sur le divan ("&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20060424/CPSPORTS01/604240798/5157/CPSPORTS" target="_blank"&gt;Un nouveau Radek Bonk?&lt;/a&gt;"), vous avez arperçu ses bottes souillées de calcium reposant sur la section "Livres" jamais ouverte. Les faits parlent d'eux-mêmes, votre voisin est un épais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oh, mais quel triste sort que celui de l'épais! On ne peut informer l'épais de sa condition qu'en lui brisant le coeur. Vous avez lu Guy Corneau, je répète, vous n'aimez pas briser les coeurs. Vous avez donc battu en retraite en marmonnant quelque chose à l'effet qu'on est donc contents que l'hiver soit fini, les osties de remorqueuses-à-vos-frais ont fini de nous réveiller à quatres heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au fond de votre coeur, pourtant... Ah, au fond de votre coeur, vous aimeriez bien enfin avoir l'argument qui explique en quoi &lt;a href="http://www.ledevoir.com" target="_blank"&gt;Le Devoir&lt;/a&gt; est supérieur à &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/section?Category=CPPRESSE" target="_blank"&gt;La Presse&lt;/a&gt;, quelque chose de rationnel qui rentre dans le ventre et qui vous donne un accent outremontais en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Brébeuf". Remerciez-moi tout de suite, je travaille pour vous, je ne chôme jamais (ou presque). J'ai trouvé la preuve ultime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La preuve ultime, elle réside dans deux textes d'opinion publiés ce lundi dans lesdits quotidiens, tous deux à propos d'André Arthur et de ses problèmes légaux. Je ne suis nullement responsable des opinions exprimées dans tatati tatata, mais quand même: Dans le coin bleu, présenté par Le Devoir, &lt;a href="http://www.ledevoir.com/dossiers/255/107401.html?255" target="_blank"&gt;Jeannot Vachon&lt;/a&gt; nous offre un texte articulé qui relève de subtiles incohérences dans le discours d'Arthur et critique une approche légaliste face aux discours haineux. Dans le coin rouge, &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20060424/CPOPINIONS/60424039/5290/CPOPINIONS" target="_blank"&gt;Jean-Denis Lemieux&lt;/a&gt;, présenté par La Presse, squize (pardonnez l'orthographe) 150 mots en deux phrases pour affirmer que, de un, quand on s'excuse des insultes racistes qu'on a proférées, c'est comme si on n'avait rien dit et que, de deux, le concept d'immunité parlementaire est vachement plus étendu dans la tête de monsieur Lemieux que dans le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Alors demain matin, après avoir ramassé Le Devoir d'un geste gracieux, vous planterez votre regard olympien dans les yeux porcins du voisin et vous dirigerez directement vers lui. Sentant une confiance renouvelée apaiser vos muscles, vous frapperez à sa porte avec vigueur et dès qu'il ouvrira vous ferez résonner votre baryton en une déclaration n'admettant pas de réplique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Moi, je vote pour Jeannot!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Post-scriptum: Évidemment, juste après que je vous ait si brillamment exposé les liens entre votre routine matinale et la hiérarchie des médias écrits québécois, Jeannot Vachon s'avise de publier le même texte dans &lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20060425/CPSOLEIL/60425114/5826/CPSOLEIL" target="_blank"&gt;Le Soleil&lt;/a&gt; (vous savez la petite soeur de La Presse, celle qui n'écoutait pas pendant ses cours d'anglais et qui a voté pour André Arthur), déboulonnant ainsi toute mon argumentation. C'est ça, constatez: ce que je vous ai dit n'a plus aucune valeur, ma vie est un échec et votre voisin vote pour Jeannot lui aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miiiiiiiiiiisère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7003225-114595811166315960?l=ambassade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ambassade.blogspot.com/feeds/114595811166315960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7003225&amp;postID=114595811166315960' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114595811166315960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7003225/posts/default/114595811166315960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ambassade.blogspot.com/2006/04/moi-je-vote-pour-jeannot.html' title='Moi, je vote pour Jeannot'/><author><name>Votre Dévoué Ambassadeur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03812740342055316669</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://lh5.google.com/_lm-Qcc0c6rk/RcoxvQC9J0I/AAAAAAAAABA/QMX6T0VW0E8/s1600/L%27Ambassadeur.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7003225.post-114546951347234540</id><published>2006-04-19T13:44:00.000-04:00</published><updated>2006-04-19T13:58:33.550-04:00</updated><title type='text'>La carte géopolitique du Québec</title><content type='html'>Moi j'aime ça, Radio-Canada. Évidemment, ils parlent du Canada, mais bon, c'est parce qu'ils ont pas le choix. Mais ils parlent aussi des autres pays étrangers où c'est qu
